vendredi 20 mars 2009
Tous les mêmes !
Mais je m'égare.
La plupart du temps, disai-je, le fait d'être à la tête d'une meute de mâles ne me gène pas le moins du monde (et ce en partie parce que j'ai bien la conscience et l'avantage d'être à la tête de la meute, justement). Même le fait que mes mouflets soient des copies conformes de chez photocopies de leur père ne me dérange pas. "Aveuglée d'amour, classique" vous me direz et vous aurez ptêt raison, mais avoir Chouchou à 9 mois, Chouchou à "deuzan-enmi", Chouchou à "en tous cas plus que 4 ans" et Chouchou à "on ne rélève pas l'âge d'un gentleman", moi, ça me va. En langage de fille c'est comme avoir plein de Barbies qui ont la même tronche exactement mais une c'est la Barbie astronaute, une c'est la Barbie sports extrêmes, une c'est la Barbie baratineuse et une c'est la Barbie qu'aime les ptits chiens tout doux... Physiquement, sont tous pareils, donc je peux choisir en fonction de mon humeur de m'adresser au choix à la version de Chouchou qui convient au moment.
Mais en plus de leur bonne tête de Robifs à monosourcil, mes mectons de la maison ont un autre point commun: ils sont tous des fans fous furieux de voitures. Et je dis pas ça seulement paske j'en PEUX PU d'avoir "Flash-Mc-Queen-Cars" qui tourne en boucle sur mon lecteur DVD.
Chouchou c'est le genre de gars qu'à l'intégrale de AutoMoto, AutoPlus et WhatCar planqué là où tout homme normalement constitué cacherait sa collec de Playboy (sous son lit. ah zut, c'est plus un secret alors) Chouchou c'est le mec qui connaît tellement bien par coeur tous les essais de toutes les bagnoles mises sur le marché ses 25 dernières années que tous les gens que je connais l'appellent avant de changer de caisse. Plus efficace et plus ergonomique que le site Argus.fr pour savoir si c'est le moment de troquer sa C4 contre la nouvelle Clio, le gars. D'ailleurs Chouchou le seul moment où t'as une chance d'entendre sa voix (et pendant loooongtemps) à un dîner, c'est si tu t'embarque sur le sujet véhicule. Pask'une voiture c'est telllllement plu qu'un moyen d'aller de A à B sans se fatiguer!
Je me souviens d'ailleurs d'une partie mémorable de Trivial Poursuit (où Chouchou ne gagne JA-MAIS) remportée par le Rosbif dans toute sa splendeur sur un camembert qui s'est passé à peu près comme ça:
- Quel constructeur automob...
- Renault, mise en service de l'Espace, avril 1987, 186234 exemplaires vendus la première année
(la date et les chiffres sont sûrement faux, les puristes m'excuseront, mais pour le coup, moi, les voitures, c'est juste des bétaillères à mouflets pour les droper à l'école sans me mouiller le brushing l'hiver ou gagner 3 minutes de sommeil l'été, dont acte). Ouais, je sais, ça fait peur.
Ben le Kiwi, même tout en rose, le même. Mon Kiwi à même pas 2 ans il disait même pas encore Mummy (ni Daddy d'ailleurs, ya quand même une justice dans ce bas monde) et il savait déjà reconnaître les marques de toutes les voitures qu'on voyait passer devant chez nous à Roma (et le Pape sait que les Italiens ont un paquet de voitures toutes plus improbables les unes que les autres) rien qu'à la forme des feux arrières dans le lointain.
Et il savait si c'était son père qui arrivait juste au bruit du moteur de sa voiture de loc (qu'il changeait toutes les semaines, histoire de vérifier si les "spécial essais" d'Automoto étaient pas du pipeau). Diiiingue.
Son ptit frère, Minky, m'a sorti l'autre jour avec un sourire grand comme un pare-choc de Cadillac "la mêmm voitu que Daddy avant" en désignant le badge d'une bagnole garée devant son école. Et of course il avait raison. Et pourtant le Daddy a changé de caisse ya poil pile un an, donc le mouflet avait même pas 18 mois la dernière fois qu'il l'a vue... Perso, je croyais même pas que c'était possible de se rappeler un an après les trucs qu'on a vus alors qu'on était à peine démoulés... Diiiingue, toujours plus.
Et pour couronner le tout vlà-t'y pas que le Blini s'y met aussi. Pourtant je l'ai materné, porté en écharpe, collé aux seins all day, il dort encore avec moi, purée de pois cassés, celui-là je me disais que j'avais des chances de le sauver. Sauf que pas. Ouais, tel que vous ne le voyez pas, ma plus petite version de Chouchou qui tient pas encore debout, ne parle pas 'u-tout et a à peu près aussi peu de poils sur le caillou que son Daddy, est assis dans sa chaise haute tout boudiné dans son babygro trop petit et se poile tout seul pask'il a réussi à choper la Porshe Cayenne au 1:25 de son frère et qu'il la fait rouler en slalom sur sa tablette... et là, le comble, il vient de dire très clairement "broum-brooooooum"!
Je parie qu'intérieurement il est en train de se réjouir paske sa tablette de chaise haute est tellement maculée de cracotte collée à la bave de nain qu'il doit se dire "mmh, ouf que j'ai un 4x4 pour aborder ce terrain accidenté". D'ailleurs, là, il vient de la mettre dans sa bouche pour lui refaire le polish à grand coups de langue après sa course effrenée dans le Serenguetti...
La vache, qu'est-ce que je vais devenir, moi? Quelqu'un connaît un régim einfaillible pour faire une fille? Nan paske ya des moments où je suis presque prête à arrêter le chocolat pendant quelques mois!
"Presque", j'ai dit, allez pas acheter de la layette rose tout de suite.
D'ailleurs achetez pas de layette du tout, pas la peine de vous emballer.
mercredi 18 mars 2009
La guerre des mondes*
Z'avez remarqué comme plusieurs mondes/dimensions/réalités parallèles se superposent ? Ya le monde des enfants et celui des adultes. Le monde des objets et celui des humains. Et tous ces mondes sont en guerre perpétuelle et sans merci pour savoir qui est le big boss de tout ce bazar.
Si. Arrêtez de faire genre cohabitation pacifique, on est tous égaux, j'aime mes enfants et je respecte mes objets. Naaaan. Arrêtez de vous voiler la face ou d'essayer de me faire gober ces âneries, on est en campagne pour la domination des autres mondes, tous, et on a pas envie de perdre, personne.
Comme on est des adultes, qu'on est censés êtres plus grands que les enfants, et plus raisonnés que les objets, on a une fâcheuse tendance à penser qu'on est les rois de tous ces mondes.On pense qu'on a le power sur les choses et que les enfants nous obéissent. On pense que notre monde est loin loin au-dessus des deux autres. Ben on a tort. Grave.
On pense que c'est nous qu'on fabrique et qu'on jette les choses, que c'est nous qu'on décide de comment les objets fonctionnent. Sauf que pas. En vrai les choses ont leur monde à elles, où elles font leur petit business à elles, se la coulent douce et meurent, accessoirement.
Par exemple en ce moment, dans le petit écosystème de choses qui habitent sous mon toit (et qui donc me devrait obéissance ou tout du moins respect et déférence) c'est l'écatombe. Je patauge dans les cadavres d'objets. Une épidémie de choléra de cuisine a emporté dans une seule journée mon mixeur-plongeur, mon robot ménager et ma balance de cuisine. Mon sèche-cheveux a tout d'un coup décidé que sa vie ne valait pas le coup d'être vécue. Et maintenant la machine à laver a un cancer du tambour qui métastase en taches de rouilles sur notre linge... En un mot, ça tombe comme à Gravelotte.
Et malgré tous mes efforts pour me persuader que non-non-non les objets ne prendront pas le pouvoir, que le Royaume des Choses n'ont pas envahi et sclérosé la République des Humain Adultes, je ne peux que me rendre à l'évidence: je suis à deux doigts de la pneumonie à force d'amener les mouflets à l'école les cheveux mouillés, au bord de la famine à force de pas pouvoir faire à manger et surtout mon estime de moi est en berne à force de traîner dans les rues du bled en guenilles mouchetées marron couleur pus.
La bataille qui leur fait gagner la guerre : j'ai dû dépenser les sous de mon anniversaire (privée de gâteau, le cheveu gras et toujours à pois rouillés) pour financer la succession ou les frais médicaux et la maison de convalescence de tous ces objets malades, suicidaires ou décédés.
Il est donc clairement établi que le monde des objets l'emporte sur celui des humains adultes.
Reste le monde des enfants, où on croyait sûr-de-sûr que ouais, on est les plus forts.C'est du moins ce qu'on croit jusqu'à ce qu'on fasse cohabiter sous le même toit des représentants des deux mondes. On croit, « avant d'en avoir », que le monde des enfants est soumis au monde des adultes qui y font régner la loi et y imposent leurs règles. Mais, et c'est là qu'on se gourre depuis le départ, ce qu'on comprend pas, c'est que dans le monde des enfants ya PAS de règle. Pas de loi. Le concept même d'anarchie a été inventée par des mouflets.
Dans le monde des enfants, même les lois élémentaires cosmiques de l'Univers n'existent pas. Autant dire qu'on a aucune chance.
Par exemple dans le monde des enfants la gravité ne s'applique pas. Dans le monde des mouflets, si on lâche le vase en cristal de Tante Iphigénie il va pas se later sur le parquet en milliards de morceaux que Mummy mettra des années à retrouver tout ça pask'on a hurlé avant même qu'il touche le sol « jépaféexpré » ou « cépamoicémonfrère ».
Dans le monde des nains, si on saute la tête la première de la marche du haut de l'escalier on va pas s'éclater la face sur la marche du bas en s'explosant les dents de devant, tout ça juste pask'on a tendu les bras comme Superman.
Le monde des enfants est parallèle au nôtre, à savoir (permettez-moi de vous replonger dans vos cours de géométrie de 5e) que les deux vivent à distance respectable et constante l'un de l'autre et que leurs habitants peuvent s'observer dans l'incompréhension réciproque totale sans jamais vraiment se rencontrer.
OK, dit comme ça ça peut paraît triste, mais en vrai c'est plutôt mignon comme une carte de St Valentin super kitsh de « regarder et voyager ainsi dans la même direction » tout en ayant chacun son monde, chacun sa vie.
D'autant que garder à l'esprit le fait que nos mouflets vivent dans un monde parallèle au nôtre qu'on pourra jamais comprendre, croyez-moi, ça aide bien à se détendre voire à se résigner un poil rapport à nos efforts désespérés/rants de bonne éducation.
Et, pendant ce temps, l'air de rien, les mouflets l'emportent sur les trucs, les machins, les bricoles et tous les bidules du monde des choses.
Dans le monde des enfants on sait bien que la formule magique qui enlève tout pouvoir au monde des choses sur le sien c'est « ohnontoukassédaddyréparécesoir » ou la variante qui finit d'enfoncer le clou « ohnontoukassémummyachèteunnouveau ».
Et le pire c'est que ça marche.
Totale: maintenant que j'ai l'entraînement cérébral sur DS au bout des doigts, je peux vous dire que, en fait, on est tout en bas de l'échelle, les grands perdants de la guerre des mondes, nous, les adultes. Pask'on perd la bataille contre les objets et comme les mouflets gagnent la guerre sur les choses... je vous laisse finir le raisonnement.
Nous, les adultes, on a vraiment un monde pourri et on a vraiment rien compris à la vie.
dimanche 15 mars 2009
Orange knickers
*Culotte orange. On sait jamais, ça peut vous servir comme vocabulaire, lors d'un prochain voyage à London... ouais paske après tout ça me regarde moyen moins ce que vous faites pendant vos voyages. Donc bon.
Toujours est-il que: parents de moi, je suis pas 100% sûre que j'ai si envie que ça de votre intrusion dans ma vie privée rapport à la couleur de mes slips et tout et tout... quoique après tout vous êtes quand même bien les premiers à m'avoir vue toute nue, donc comme qui dirait on est plus non plus exactement à ça près.
'Fin bref.
Culotte orange, donc, là, paske nan franchement je suis dead de chez lessivée de chez « enpeupu ».
« Euh, quel rapport? » me diront les gens, et les gens n'auront pas tort de poser cette question, d'ailleurs.
Ben paske ma culotte orange que même avec ses 95% coton et 5% élastane elle pendouille de chez ça baille aux corneilles, que ya un bout d'élastique-là qu'est plus du tout solidaire du reste de la culotte et que ya un maudit de chez ARGRRRR fil nylon qui se détricotte du picot du bord que ça M'ÉNEEERVE paske ça s'enmêle toujours tout le reste du linge dans le tambour de la machine dedans, voyez le genre...
Ben paske ma culotte orange pous moi c'est un peu l'équivalent du jogging en synthétique aspect velour brodé « Juicy » sur le QQ de certaines gens, ou les claquettes en velours côtelé marron fourrées moumoute acrylique mit chaussettes de tennis de certains gens...
Autant dire ma culotte orange c'est le summum du taquet du casual que plus détendu tu meurs.
La culotte orange c'est l'arme ultime de la nana (moi, merci, yen a qui suivent) qui a laissé tomber l'idée de faire le moindre effort, qu'il soit vestimentaire, social, communicatif ou quoi que ce soit d'autre.
La culotte orange (que personne ne voit, je te rassure dessuite, Maman) dit jusqu'au bout des ongles et du derrière que la nana (toujours moi, merci) est en grève, au repos, au calme, a fermé boutique pour la journée, voire la semaine, voire le mois, voire l'année, qu'il faut pas la chercher paske la crise de nerfs dûe à l'extrême fatigue est pas loin du tout du tout, et que donc faudrait voir à lui foutre une paix royale pendant au moins une bonne heure si ce n'est le restant de ses jours paske la nana (eh oui, encore moi) elle juste « enpeupu ».
Dead. EEG plat. Closed for reconstitution du capital santé. Ciao bella. Hasta la vista baby. Adios amigos. Aufviederzeen (ou toute autre orthographe que les germanophone/philes auront corrigée d'eux-mêmes en me pardonnant).
Donc sur ce ma culotte orange et moi-même allons allez kusser notre race on the canaprout et ya moyen intérêt à ce qu'on vienne nous y déranger.
(ouais, « kusser ». Vous connaissez pas la vocable ? Moi non plus, pas trop, à vrai dire, mais j'aime bien le concept... Inutile de plonger sur votre Robert et Collins, c'est pô du Rosbif 'utout. Oui madame, du bon Français d'aujourd'hui! Demandez à un jeune de vous expliquer l'idée, il aura sans doute une vision plus globale de la sémantique du mot que moi et ma demi-carte vermeil).
Allez, on ferme!
'O-nuit!
jeudi 5 mars 2009
Le cadodanniversairothon
Et elle prend sur elle vous pouvez me croire paske depuis le temps que Chouchou la tanne pour qu'elle en ponde une en bonne et due forme et qu'elle s'accrochait à ses rêves de cadeau parfait mais surprise...
Nan, en vrai même pas mal, cette année je sais pas ce qui me prend j'ai des idées, des envies, je sais ce que je veux comme cadeau et mee mieux: je les ai déjà achetés! Enfin pas tous mais presque tous. DOnc voilà la liste et les photos comme ça ceux qui savent pas quoi m'offrir peuvent me sponsoriser un cadeau (pour le 11 mars, je vous rappelle, 31 ans, ouais, je sais, seulement/déjà, c'est selon).
Donc en premier des chaises en résine pour ma cuisine (du plus bel effet autour de la table et avec le mur bleu paon derrière...)
j'en ai pris deux roses (of course!), deux oranges et deux vertes comme ça:
Elles sont pas juste trop canonnes, mes chaises?
MERCI mon Papa et ma Maman !
J'
ai aussi déjà acheté un cadeau moyenne gamme pour ceux qui sont plus généreux que leurs moyens, histoire de limiter les dégâts, à savoir un nouveau jeu pour ma DS de Noël (histoire que je puisse varier les plaisirs de mon cerveau paske là le calcul mental ça commence à rouler donc autant se résoudre les 130 énigmes et casse-têtes de celui-là) :36,90 euros sur Amazon, livraison prévue just in time.
Et aussi pour ceux qui sont vraiment sur la paille (mais je vous en voudrais même pas, hein, c'est pas le prix qui compte tfassons, c'est l'intention, et l'intentione st forte piske ils m'intéressent vrément-vrément ces bouquins):

Rigolez pas, je suis au taquet witch, élevage de mouflets et tout. Promis RDV dans 10 piges et je vous ferait subventionner l'achat d'un abonnement à Les Echos et un pavé intitulé "Comment faire fortune en créant sa boîte à 40 ans". Mais là dessuite, autant avoir des lectures qui me parlent, donc bon.
Et pour ceux qui auraient vraiment envie de faire péter le cadeau qui déchire sa race (celui-là j'ai pas encore acheté paske bon déjà faut voir si ya des motivés, et pis faudrait la voir en vrai, et pis je sais pas ce qu'ils ont à m'énerver exprès sur le site de Hic et Ha mais ils mettent tout le temps "article non disponible au magasin de Toulouse", alors faut que je tire au clair cette affaire de pourquoi ils ont décidé que pask'on habite dans le sud-ouest on sait pas apprécier le design suédois...) Fin voilà la bête, donc:
PENDEL elle s'appelle, 159 boules (ah ouais, quand même, je vous le fait pas dire...)
LACKO, 20 euros pièces (ouais, seulement), chez Hic et Ha toujours (avec un nom pareil...)
Donc voilà, à vous de voir et de me dire ce que vous voulez m'offrir (sauf si bienspur vous avez déjà fait vos courses et/ou que vous êtes pas fan des articles sus-cités, dans ce cas of course libre à vous de vous lâcher sur autre chose... ya toujours le trampoline que j'ai pas eu l'an dernier... nan, oubliez, avec le green ça va pas le faire, Chouchou va mettre son véto rapport à la non-spoliation de son green.)
Bon ben HAPPY BIRTHDAY TO ME, comme qui dirait!
Giraphon dans le syphon
Suite des chroniques médicales de mon oreille (les non-fans de Grey's Anatomy, Urgences et Dr House ont le droit de changer d'horizon direct. C'est pourri, mais c'est permis.).
Semblerait que le Blini ait incidieusement introduit sa girafe Sophie dans mon oreille. Alors quand et comment est la question que tout le monde se pose paske je pense pas avoir fermé l'oeil assez longtemps et assez fort pour qu'il me roule-boule par-dessus pour commettre son forfait sans que je m'en rende compte. Mais bon toujours est-il qu'en plus de l'acouphène incessant ambiance fontaine kitsh dans mon oreille (super pratique, d'ailleurs, comme ça donne envie de faire pipi EN PERMANENCE même la nuit...) j'ai aussi un très distinct "SPOOÏÏÏK SPOOÏÏÏK" qui retentit à chaque fois que je me mouche. Ultra glamour.
Ouais, bon, ça va, pas la peine de me dégainer votre atlas anatomique, je le sais que les trompes d'Eustache et tout, que le nez est relié aux oreilles et que donc ben ouais quand je mets la pression sur mes naseaux ça surgit par mes oreilles et que comme tympan percé sifflet obligé.
Mais quand même entre le savoir et l'expérimenter, ya une différence. Et puis quand même l'idée que mes cacas de nez me sortent par les oreilles, euh, nan, je préfère la girafe Sophie, merci.
Rhô ben ouf que Chouchou a taillé la route pour rejouer les Bronzés font du ski ce matin paske sinon il se serait sûrement étouffé de rire... et j'aime pas quand on se moque de mes maladies graaaves.
mercredi 4 mars 2009
Mouche-toi donc l'oreille, ma fille!
Bonté divine !
Déjà Dieu (qui est un homme, c'est définitivement prouvé, une nana oserait pas faire un coup pareil) trouve ça total délire méga groove d'envoyer Chouchou se dorer sa face de Rosbif «ce week-end» entre potes (ce qui déjà est une sombre arnaque puisqu'on essaye de me faire gober que c'est un week-end prolongé alors que désolée mais jeudi-vendredi-samedi-dimanche-lundi-mardi ça fait 6 jours, soit une semaine, arrêtez de me prendre pour une truffe les mecs, j'ai eu l'entraînement cérébral sur DS à Noël et depuis je sais compter, merci).
En plus il pousse la solidarité masculine jusqu'à envoyer Chouchou and friends pas dans une station pourrave et familiale, que non, en Andorre, ils vont, là où tout le onde roule en gros 4x4 germanique flambant neuf en laissant négligemment dépasser sa TagHeuer sur son bras poilu à la vitre baissée histoire qu'on voit aussi les RayBan et les cheveux mouillés coupés Tony&Guy because sortie de spa à la ramasse pour aller frimer à l'ouverture sur les pistes en skis customs Dior. Autant dire que j'oblige Chouchou à y aller à 5 gars empilés dans le break Renault, histoire de tuer dans l'oeuf leurs espoirs de ramasser une grappe de Barbies qui se seraient paumées dans le secteur. Ils y vont pour le ski, hein, alors ils sont pas obligés de se faire des copin(e)s.
Donc Mister God est déjà mort de rire de me laisser all by myself avec un paquet de mouflets à occuper pendant une semaine, mais comme il lui en faut plus que ça pask'il en a vu d'autres, vlà-t'y pas qu'il m'envoie direct par enfer-express un ptit cadeau bonus de la part de son vieux pote Lucifer: une agonie totale de mon oreille droite.
Dieu sait (ouais, justement) qu'a priori une surdité partielle aurait pu être intéressante pour m'aider à survivre à une semaine de beuglements de mouflets à gérer moi tousseule. Sauf que là mon oreille est pas encore complètemet décédée. Nan, elle meurt, lentement et dans d'atroces souffrances (de moi). Et donc j'ai qu'une oreille pour faire le tri entre les bruits et hurlements dits «normaux» qui n'impliquent le bris que de meubles ou murs et qu'il est donc possible d'ignorer (et même conseillé si on veut avoir uen mince chance de passer quelques secondees sur son séant) et les bruits «suspects» ou «dangereux» qui impliquent du bris d'os ou de chairs, signes de suicide ou fratricide imminents et qui nécessitent une intervention immédiate sous peine de se retrouver à tenter d'expliquer aux gendarmes du bled comment ça se fait qu'ils ont réussit à s'embrocher les uns les autres avec les fourchette en plastoc de la dînette...
Je vous laisse visualiser le mal de crâne qui résulte de l'exercice de détection sonor, et si on rajoute là-dessus la douleur insupportable de l'effet très bien imité de marteau piquage de mon cerveau via l'autre oreille, ça met la touche finale au tableau.
Donc on attaque en beauté avec la répéition générale du week-end aujourd'hui: mercredi-jour-pourri avec les 3 mouflets on fire qui ont décidé de faire grève de sieste alors que j'ai pas fermé l'oeil, trop occupée que j'étais à me retenir de brailler de douleur all night et à récupérer dans du coton le liquide céphalo-rachidien qui me coule de l'oreille, affaire que le Dr Sheppard et ses lunettes de micro-neuro-chirurgie puissent me le réinjecter pour éviter la dénjhshydratation de mon cerveau si bien entraîné à la DS...
D'ailleurs dans deux heures de tente l'épopée d'affronter la salle d'attente du doc mit trois mouflets à dompter tout en tentant de pas mourir avant d'être entrée dans le cabinet, ce qui promet d'être le meilleur épisode de la divine série « Panique à la ferme à mouflets ».
J'espère au moins qu'ils rigolent bien là-haut paske franchement je me donne du mal pour assurer le divertissement... La vache, qu'est-ce que je vais mettre pour la remise des Oscars célestes?
mardi 3 mars 2009
Pollypocket*
On a trois versions de Pollypocket à la maison ces jours-ci.
La version soft, à savoir tout doux tout chou en la personne de Blini. Le Blini il est tout pelucheux tellement il se fait câliner par tout le monde tout le temps (surtout le nuit pour moi et surtout à ses périls avec le Minky). Et le Blini est tellement chou que of course que je suis dans sa pocket.
Illustration: ce matin, après le marathon de levage, changeage, habillage, mangeage, enmitouflage et sanglage en voiture des deux grands, je suis allée comme d'hab querrir mon Blini dans son (mon!) lit pour tenter de translater le nain encore endormi in the car histoire qu'on tente de renouveler l'exploit d'être encore à l'heure à l'école. Sauf que le Blini qui ne s'égosillait même pas était en fait bien réveillé.
D'habitude dès qu'il ouvre une narine puis un oeil le Blini beugle sa race. Mais là non. Et pour cause, le Blini avait trouvé à s'occuper: il nageait dans une mer de Kleenex patiemment et avec application sortis tous-tous de la boîte qui gisait sur mon lit pour cause de rhube. Le tout avec un tel sourire aux lèvres que comment je pouvais lui dire quoi que ce soit? Trop mimi top poli, Mummy int he pocket. Et de un.
La version tradi, à savoir classique de chez "on va pas nous la faire", sauf que quand même ça marche aussi en la personne de Kiwi. Le Kiwi est tellement baratineur qu'il te met dans sa pocket easy peasy lemon sqweezy.
Illustration: le Kiwi est dans une période difficile où il a beaucoup de colère à l'intérieur de lui. Et quand "la colère veut sortir" t'as intérêt à avoir des boules Quiès et un punching ball à proximité paske sinon tu survis pas et lui non plus.
Sauf que le Kiwi a en même temps bien calé comment se tirer du colimateur pour se remettre dans le ptits papiers de sa reum entre deux crises de larmes.
Le Kiwi a appris à maîtriser à très très bon escient le "Oh, Mummy, je t'aime TROP", en se jetant dans tes bras avec un regard de cocker à la SPA. Comment tu veux résister à ça? Trop choupi top poli, Mummy in the pocket, re.
Et enfin et pas des moindres, la version maxi, à savoir que t'en reviens pas comme t'es au fin fond de la pocket que tu peux pas t'en sortir mais que à la fois tu t'en fous t'es bien, syndrôme de Stockholm, limite, en la personne de Minky.
Minky c'est le gamin qu'est pas fin pour deux sous. Enfin, physiquement, il est plus fin il est racho, mais pour ce qui est de la personnalité et de la façon d'être, Minky appartient plutôt à la catégorie brute épaisse que jeune mouflet raffiné. Minky c'est plus "je frappe, je réfléchis après", c'est "je frappe" tout court. Facile, direct, clair, pas sournois d'un poil, même incapable de toute manipulation tellement il est franc du collier, on pourrait croire. D'où d'autant plus de suprise quand le Minky a commencé à développer une tendance certaine et une maîtrise indéniable de la maxi "in the pocket" technique.
Illustration: en ce moment le Minky est tellement poli qu'on dirait un manuel de bonne éducation époque victorienne... En ce moment le Minky tu lui fais un bisou-bonne-nuit que c'est bien le minimum syndical de la mère qui le vaut bien, il te dit "merci". Tu lui dis "tu reveux des pâtes?" il dit "oui please". Tu lui dis "tu prend sun yahourt après?" il répond "non merci". Tu lui dis "arrête de taper ton frère!" il dit "non merci". Tu lui dis "si tu continue tu vas être puni sur l'escalier" il dit "non merci". Tu lui dis "arrête de jouer à ce petit jeu avec moi, ça marche pas. Tu veux que je me fâche fort-fort?" il dit "non merci".
Trop, beaucoup trop poli pour être honnête. Sauf que quand même ça marche. Sauf que je suis toute attendrie (et un peu dubitative: d'où ça vient tout ça? Pas de chez moi, ça c'est sûr!) et que là pour le coup, super top méga poli, Mummy in the pocket jusqu'au cou et pas du tout envie d'en sortir!
samedi 28 février 2009
Et vlan... dans les dents
Depuis que le Kiwi a arrêté de ne dessiner que des "à l'envers" et des haricots verts anorexiques (voire ICI), il maîtrise donc les formes. Il sait que pour faire une maison on fait "un rectangue pour les murs et un triangue au-dessus pour le toit". On l'a soutenu, encouragé, accompagné, motivé dans cet apprentissage, on s'est extasiés devant les ratés, les progrès, les premiers carrés réussis. On a affiché la première maison dans la cuisine, bien en vue sur le frigo, pour que tous les gens de passage puissent s'émerveiller aussi. Objectif atteint, donc, puisque tout ça a aidé le Kiwi a prendre suffisament confiance en lui pour y arriver.
La meilleure preuve qu'il est bien à l'aise dans ses baskets: le matin il prend un pain grillé carré et deux bouts de chocolat noir "un en rectangue et un en triangue pour faire une maison". OK...
Pourquoi je regrette la période des haricots verts anorexiques en me demandant pourquoi j'avais si hâte qu'il sache dessiner cette foutue maison: ce matin le Kiwi pas peu fier de lui me balance cash en me regardant droit dans les yeux "ah ben voilà, tu l'as bien réussie aujourd'hui la maison, paske d'habitude elle ressemble pas trop à une maison. C'est quand-même pas difficile de faire un bout en rectangue et un en triangue quand-même!".
Euh... ouais, autant pour moi.
Le Minky aussi a appris des trucs dont on peut remettre en question l'utilité et la pertinence...
Le Minky est le genre de mouflet qui a toujours la goutte au nez, pour ne pas dire des congères de caca de nez qui s'entassent au bord de la narine. Depuis toujours, mon travail à moi puisque son père refuse de s'y coller, c'était de lui choper les crottes de nez au prix d'un combat de catch heureusement inégal, histoire qu'il ait pas l'air d'un gamin des favellas pour aller chez nounou. Comme le combat de catch devenait de moins en moins inégal avec le temps (c'est que ça prend vite des forces, ces mouflets, si rachytiques soient-ils), on lui a appris à se sortir tout seul les croûtes des naseaux. Autonomie, indépendance et surtout plus besoin ni de catcher ni de se retenir de vomir quand le mouchoir cédait sous l'effort et que les cacas collaient à mes doigts, beurk. ET les efforts ont payé, paske autant faire caca-pot ou s'habiller tout seul il est moyen-pas motivé, autant se fourrer les doigts dans le pif pour choper en autonomie ses cacas de nez, il adore et il mâitrise.
La meilleure preuve qu'il est bien à l'aise dans ses narines: il remarque (et fait remarquer) que son nez est sale et demande à "flouffer dans chouchoir" quand il a la goutte au pif.
Pourquoi je suis plus tout à fait sûre que tout cette indépendance était uen bonne idée? L'autre jour alors qu'il avait dégoté une météorite de la taille de Jupiter dans ses naseaux et qu'il s'apprêtait à la jeter sans ambage sur le sol juste avant l'arrivée des invités, j'ai dit "ah non, pas par-terre, tu la mets dans ta poche pour plus tard" (sous-entendu dans ton mouchoir pour le jeter à la poubelle, mais j'ai pas dû sous-entendre assez fort pour qu'il entende cette partie). Totale maintenant quand le Minky s'énerve pasrce qu'il a du mal à expulser tout seul ses productiosn nasales et que je lui donne un coup de main, au moment où je me dirige vers la poubelle pour me débarrasser des gravats, il hurle (de préférence en public): "Nan jetteuh paaa, je le mangeuh toussuiteuh!"
Euh... ouais, autant pour moi.
vendredi 27 février 2009
Mes mouflets sont des artistes
D'abord, juste pour que vous soyez sûrs que mon identité n'aurait pas été usurpée par une nana irréaliste et béate d'admiration, crachons un peu dans le dos de Chouchou, puisqu'il n'est pas là (voyez, cette cruauté, cette lucidité, voyez bien que c'est bien moi!): autant dire clairement que c'était pas gagné. Paske du côté Rosbif mes pauvres mouflets c'est pas un bagage c'est un boulet génétique qu'ils se traînent en guise d'oreille musicale. Chouchou, même Frère Jacques (qui, rappelons-le pour les boulets de son espèce, se joue sur 3 notes et donc est à peu près la seule mélodie masteurisable par tout le monde à partir de 2 ans et même sur un xylophone en plastoc made in China) déjà il retient pas la musique, les paroles c'est in your dreams aussi et si jamais il tente de le freudonner tu confonds facilement avec God Save the Queen, voire avec Dancing Queen (by Abba, son groupe préféré)... Chouchou c'est leu seul adulte (a priori en pleine possession de ses moyens intellectuels, même si sur ce coup-là j'avoue qu'ya de quoi avoir des doutes) qui a ACHETÉ l'album de Alizée quand il est sorti (mais si, souvenez-vous, "Lolita"?)... Je dois dire que heureusement pour lui qu'on avait déjà envoyé les invits du mariage quand j'ai découvert le CD en question, paske si je l'avais trouvé au premier rencart je peux pas garantir qu'il y en aurait eu un deuxième...
Donc, côté musique, les mouflets reviennent de loin. D'ailleurs soyons francs, les deux aînés en sont pas franchement revenus, paske ça reste Question pour un Champignon pour deviner ce qu'on écoute quand le Kiwi rentre de l'école en ayant appris une nouvelle chanson. Quant à la perforlance de Minky dans Petit Papa Noël, je pense qu'elle a plus de chances de gagner Vidéogag que la Nouvelle Star... Par contre le ptit dernier a récupéré tout le potentiel laissé à dispo par ses frangins. Hier soir a d'ailleurs été un des rares, très rares, moments de ma vie où j'ai regretté de pas posséder une caméra vidéo comme toute famille de ploucs pondeurs qui se respecte: le Blini a chopé sont crocrodrill en plastique avec piano-xylo greffé sur le dos, s'est campé sur son ptit derrière sur son tapis de sol, placé l'instrument bien en face de lui, levé ses mimines, vérifié que tout le monde le regardait bien, et plaqué une série d'accords parfaits d'un air assuré, la bouche en cul de poule pointée vers ses muses célestes, c'était juste magnifique. Beethoven, Bach, Mozart et Haydn peuvent faire la planche dans leur tombe tranquilou: la relève est assurée. A 8 mois 3/4, moi je dis: "bel effort, le nain". Déjà on avait remarqué un sens inné et surdevéloppé du rythme très développé, depuis la sucion de tétine en tempo syncrône avec la musique (ouais, même celle de Alizée, c'est dire si il est pas snob, en plus!) jusqu'au battement métronomique de cuiller sur la tablette de chaise haute garnie d'un bol de soupe, en passant par les vocalises chromatiques à 4h du mat. Là ayest, on sait que pour son 1 an il aura un piano à queue.
C'est déjà du joli, mais ça s'arrête pas là. J'ai vu l'autre jour qu'on pourrait se retapisser la ruine au 24 carat si on avait l'intelligence de certains parents made in USA qui vendent sur le web les toiles de leurs mouflets de 2 ans. Je pense qu'avec Minky on aurait un marché. Je le vois bien dans le rôle du plus jeune plasticien du mooonde. 'Plasticien', déjà paske ça fait autrement plus avant-garde que 'peintre' et puis aussi paske son utilisation de matériaux insolites justifie cette appellation: voilà un mouflet qui, après avoir fait ses armes en dessinant sans complexe et à grands gestes décidés sur les murs du salon au stylo bille, puis à la craie orange dans la salle de jeu, puis à la semelle de chaussure dans sa piaule (de plus en plus original, vraiment), voilà un gamin donc qu'est capable de te sculpter n'importe quoi à base de krispies ramollis à la bave, de croûte de Babybel ou même de pulpe de clémentine. Voilà un marmot qui arrive à faire le tri des aliments dans sa bouche par couleur et texture, et à te recracher le tout en petits tas distinctifs dans son assiette pour en faire un tableau. Voilà un lardon qu'a pas peur d'y aller à fond, qu'a aucun complexe et aucun doute sur ses aptitudes graphiques, et qui quand on lui demande "c'est avec cette main que tu le tiens d'habitude, ton crayon?", répond du tac au tac "nan, les deux" et empoigne deux feutres en même temps pour dessiner frénétiquement des deux mains sans regarder la feuille ni la tenir (donc sur la table, 'plasticien', je vous dit). Voilà un môme qui est suffisament sûr de lui pour attaquer une toile pour de vrai plus grande que lui à l'acrylique et me faire un tableau période bleue tout en camaïeu de turquoise farpaitement assorti à ma cuisine, soit exactement ce que je lui avait commandé.
Et pouf, je crois qu'on vient de trouver le moyen de financer le piano à queue du Blini.
Finalement, celui qui était le moins bien barré c'était le Kiwi... C'est sûrement lui qui a hérité du plus de gênes rosbif sur ce coup-là. Jusqu'ici il faisait dans le conceptuel. Il dessinait que des "à l'envers" et des "vert". A savoir que la conversation à son retour de classe c'était:
-"Tiens Mummy j'ai fait un dessin pour toi.
-Oh, c'est... joli... c'est... quoi?
-C'est à l'envers."
Ce à quoi le Kiwi n'ajoutait plus rien, l'artiste ne s'abaissant jamais à expliquer son art aux ignares manifestement inaptes à en saisir la portée.
Et, les fois où j'avais l'inspiration cosmique en phase avec l'expressionisme de mon mouflet et que je prenais le bout de papier froissé dans le bon sens dessuite, ça donnait:
-Merci, c'est très beau... Qu'est-ce que c'est?
-C'est vert, c'est pour ton bureau.
Ce à quoi la Mummy dubitative n'ajoutait rien en prenant un air entendu et attendri, hsitoire de ne pas laisser transparaître que peut-être le Kiwi allait devoir se brosser Martine pour qu'elle encadre les 378 bouts de papier froissés avec juste un trait vert dessus qui étaient sensés décorer son bureau (tapissé de toile de Jouy ROSE, décidément, ce mouflet avait les goûts de son rosbif de père, c'est à dire pas de goût du tout).
Mais ce qui caractérise le Kiwi, c'est son désir de bien faire, son souci de faire plaisir, son besoin d'être aimé. Donc le Kiwi a persévéré. Et à force de dessiner seulement des haricots verts anorexiques, il a fini par apprendre (avec l'aide de son instit, voyez que je suis pas ingrate comem parent d'élève!) à dessiner des formes. On s'est donc dûment extasiés devant son premier rond. Puis son premier bonhomme (c'est à dire deux ronds empilés, mais bien empilés, qui se touchent sans s'empiéter dessus). Puis le bonhomme a eu des chweux, des points pour les yeux, une patate pour le nez et "une bouche qui sourit".
Ensuite le Kiwi a su dessiner un carré avec presque tous les côtés de la même taille et presque parallèles et on est entrés dans une période cubiste. Ensuite le Kiwi a eu sa période gothique et a appris à tracer des croix partout. On a d'ailleurs toute une série de jolies évocations des cimetières militaires de Normandie et/ou Verdun sous la neige... Avec une déco adaptée, ça pourrait rendre très très bien chez quelqu'un (d'autre).
Puis on a eu la longue épopée des "lignes brisées" comme c'était très bien expliqué dans le cahier de liaison. "Montagnes dans la brume" est d'ailleurs en vente sur Ebay au prix de départ de 15000 euros, si vous cherchez à agrémenter votre salon... Et enfin le Kiwi a maîtrisé les triangles. Période mexicaine, donc, et multiplicités de petis formats intitulés "Tacos et Doritos sans sauce", actuellement aux enchères chez Sothersby's of London.
Mais le dessin du Kiwi que je préfère et que peut-être je vais vraiment encadrer dans mon bureau (si la vente de ses productions précédentes permet de financer le procès qui m'opposera sans doute à la nounou de son frère que j'ai honteusement dépossédée de cette oeuvre majeure qui lui était destinée), c'est celui-là:

Ben ouais, je suis vachement pas open-minded pour ce qui est de l'art: je suis restée bloquée au figuratif... si ça représente pas ce que ça doit, ça me parle pas. On pourra néanmoins trouver dans cette création une influence Magrittienne ("Ceci est une pipe") et malgré tout saluer l'audace du jeune artiste qui a quand même eu le culot de se détacher d'une reproduction pure et simple de la réalité de l'objet, puisque son école, en vrai, est rose et pas orange. Ce qui a priori aurait été plus assorti que ça à ma toile de Jouy, mais comme je suis finalement un tout petit peu réceptive à l'art dérangeant, je crois que je vais l'accrocher au mur quand même.
Ben voyez, finalement, je sais bien faire aussi la mère en extase devant les merveilles de sa progéniture!
mercredi 25 février 2009
Je zui lof de bon rhube...
Autant dire que je suis au mieux du meilleur de ma forme. Ce qui tombe comme qui dirait à pic vu que c'est mercredi-jour-béni-des-mouflets-at-home-en-délire.
Ya donc pas mal de chances pour qu'aujourd'hui 25 février reste dans les annales comme le plus beau jour de ma vie, où tout ne sera que calme et volupté. J'adore. Histoire de m'achever, Chouchou a d'ailleurs choisi justement aujourd'hui pour se faire une sortie au pub entre Rosbifs de passage directement après le taff. Donc ambiance "all by myseeeeelf" all day plus toute la soirée. Ah, ça promet d'être un grand, et surtout un long, très long moment.
D'ailleurs on a déjà attaqué en fanfare à Chouchou-part-au-taff + 3 secondes, à savoir à peine 7 heures, quand les deux grands visiblement planqués en embusquade derrière leur porte ont déboulé dans mon plum au meilleur de leur santé joyeusement débordante de vie, histoire que si le Blini avait décidé de me laisser une chance de ronquer deux ou trois minutes en rab' affaire de me retaper un tout petit peu, on soit sûrs que ce serait pas possible.
Ensuite ya eu la tentaétive à peine dissimulée d'achèvement de leur reum à grand coups de "j'veux des boules au miel... nan, des krispies au choki... nan, du pain avec du beurre... nan, du pain nature... grillé... nan, pas grillé... avec un carré de chocolat.. nan deux... coupés un en triangle et un en carré pour faire une maison... et un verre d'eau qui pik... nan un verre de lait... nan du lait chaud dans un bib... nan du lait froid dans ma tasse de Flash Mc Queen... à la cuisine... nan au salon en regardant Rox et Roucky... nan dans la salle de jeux... habillé en jean... nan en pantalon beige... nan en pyjama avec juste mes chaussettes... et mon pull... nan pas de chaussettes et mes pantoufles... et pas de pull et un gilet... nan ma robe de chambre... oùellest ma robe de chambre? pourquoi elle est sale? elle est où quand elle est sale? pourquoi elle est pas lavée? pourquoi elle est pas sèche? combien de temps pour qu'elle sèche? poruquoi elle sèche pas plus vite?..."
Là où j'ai été super forte et méritante de la médaille de la meilleure mère de l'année c'est que
1- surtout, j'ai tué personne, même pas moi-même
2- j'ai nourri tout ce petit monde avec à peu près ce que ces messieurs avaient commandé
3- je les ai sans aucun scrupule glués devant Rox et Roucky avec leur petit dej' histoire d'avoir un espoir de me refaire des forces en avalant un vague déjeuner myself.
Sauf que gand onda le rhube gobe za, rien da de gout.
Donc j'ai avalé l'énergie de mon pain grillé-confiture-et-beurre mais si yavait pas eu d'étiquette sur le pot de confiotte j'aurais aucune idée du parfum.
J'ai bu tous les anti-oxydants et les vitamines de mon smoothie framboise-myrtille sans en goûter la saveur, et je suis pas persuadée que ça soit aussi efficace.
J'ai pas pu finir mon Ricoré paske le liquide chaud qu'est sensé me guérir m'a juste décapé le conduit oesophagien.
Je me donne donc à 400 contre 1 dans mes chances de sortir vainqueuse du tiercé gagant oto-rhino-pharyngique... il y a fort peu de chances que je survive à cette journée de toute petite santé avec 3 mouflets en très grande forme.
Par contre, depuis quelques bidudes, je zuis lof de bon rhube basgue je fiens de be rend' compte que grâze à bon dez bouché je zens bas du dout du dout les QQ qui buent.
ET ça c'est quand même le morceau de sucre qui aide la médecine à couler, comme disait cette bonne vieille Marie Poppins qui quand même en connaissait un rayon sur la survie en conditions extrêmes de turbulence moufflique.
Paske la couche du Minky au réveil ferait pâlir de jalousie Tchernobil et Hiroshima réunis. Et pour couronner le tout on dirait que le Blini (qui en bébé civilé qu'il est a l'extrême délicatesse de ne faire caca qu'un jour par semaine, non-stop, mais quand même) est dans son caca-day poil pile aujourd'hui.
Donc je vais peut-être bien décéder aujourd'hui, mais au moins ce ne sera pas dans d'atroces souffrances de mon flair malmené. Jouedde!
mardi 24 février 2009
It's all going pear-shaped*
Ah nan mais vraiment où va-t-on, je vous le demande? On est pas sortis de l'auberge, en plus, vous pouvez me croire. Ya qu'à voir: ce matin alors que c'est la rentrée et que donc j'aurais toutes les excuses de perte d'habitude et tout et tout, pour la DEUXIEME fois, on était en avance à l'école. Ouais, en avance, même pas à l'heure, EN AVANCE. On était SUR PLACE à moins 5, si ça c'est pas le signe que l'Univers est en train de se barrer en sucette sévère, je sais pas ce qu'il vous faut.
Nan paske normalement ya les choses sur lesquelles on peut compter, genre le fait que même pas en rêve on arrive à l'heure à l'école, surtout un matin de rentrée et le suivant, surtout avec un Minky en convalescence de gastro qui a chopé une rhinopharyngite par dessus histoire d'être sûr de s'achever la santé, un Kiwi qui arrête pas de répéter "mais tu le vois pas que je suis dans le sommeil tout le temps? tu le vois ou tu le vois pas? c'est quand même une maladie, ça, d'avoir son sommeil qu'est là tout le temps, nan?", et le Blini qui s'est réveillé que DEUX fois cette nuit pour la première fois de sa laïfe que j'en ai pas dormi pour vérifier si il respirait encore... Mais nan, malgré tout ça, on était en avance.
J'en suis toute retournée. Ça remet en cause mes croyances les plus profondes sur la vie et sur où va le monde. Et du coup je vois les choses sous un jour nouveau.
Tiens par exemple: la seule vraie victime de la révolution industrielle, ça va être ma jolie toute nouvelle cuisine.
Je m'espike et je développe:
1- Je me permet de faire remarquer que si yavait pas tous ces véhicules roulants et volants sur Terre, le Kiwi serait pas obliger de courir en faisant "broum-broum", et ma cuisine IKEA que j'aime d'amour serait pas sur le point de devoir remettre sa survie entre les mains du SAV et de faire jouer la garantie 10 ans paske le Minky fait semblant qu'il est un gros navion en se couchant en équilibre les bras en croix sur le bord des tiroirs...
2- On essaye de nous faire gober que depuis la révolution industrielle et depuis qu'on est tous devenus des gros paresseux obèses à force d'aller acheter le pain blanc pas bio (amis-gars, ça veut dire "pas bon pour ta santé ni pour tes terres agricoles" en girls aloud) au bout de la rue en V12 (amies-filles, ça veut dire "voiture" en mâle courant), on a mis en route le changement climatique qui nous conduit inexorablement à l'extinction de tout être vivant sur Terre. Ben laissez-moi vous détendre du volant dessuite: on nous ment. (Bon, là je m'attends à ce que le FBI, le KGB et les hommes de main du Ptit Nico déboulent chez oim à la seconde où j'aurais publié ce post, mais bon tant pis, j'assume, je balancerai mes sources en mauvaise journaliste que je suis).
Attendez avant de dire que je me suis pris un coup d'empreinte carbonne dans la face: je tiens l'info de source sûre et haut placée, à savoir mon beaup', lui-même, ouais, the daddy of my Chouchou, qui se trouve être, excusez-moi du peu, le boss à la retraite mais quand même des poubelles et détrituts rosbifs. Rien que ça. Donc on peut dire sans exagérer qu'il a eu le nez dans leurs poubelles outre-Manche depuis 40 piges, autant dire qu'il sait de quoi il cause. Et ben il est d'accord avec moi: rien en prouve que notre bonne planète bleue n'est pas en chaleur de son plein gré. Rien ne dit que si on était pas là du tout du tout, ni nous ni nos vaches-usines-à-méthane ni nos bagnoles cracheuses de CO2, la Terre se serait pas réchauffé son climat toute seule et tout pareil.
Alors attention, me faites pas dire ce que j'ai pas dit, c'est pas uen raison pour vous mettre à laisser couler la flotte en vous brossant les chicots, ni à laisser le lustre Baccarat 18x400 Watts allumé all day (ce qui, à défaut de nous projeter tous vers une mort certaine par asphyxie et carbonisation, vous approcherait certainement de la banqueroute financière paske "z'avez vu les prix de l'énergie, de nos jours"?). Nan, j'suis pas bio mais ya des limites quand même, c'est pas paske la planète a ptêt ben le feu au derche en dehors de toute considération humaine qu'on est là pour aggrever son cas. Nan, je veux dire qu'on est en droit de se demander dans quelle mesure c'est pas un peu se prendre pour God Himself que de penser que les prouts de nos vaches et les quintes de toux de nos Super5 suffiront à causer un BigBang Le Retour. En plus ça servirait à rien, yaurait même plus Julianne Moore pour reprendre mon rôle et George Clooney celui de Chouchou dans le remake hollywoodien, donc vraiment je vois pas l'intérêt du scenario catastrophe.
Tout ça pour dire (un poil capillairement hypertracté, je vous l'accorde), que tout fout le camp. Si on peut compter ni sur le regard réprobateur "encore en retard" de la maîtresse du Kiwi, ni sur la mauvaise conscience éco-bio de prendre un bain chaud en pleine journée pour se réchauffer paske la grippe est en train d'avoir raison de son régulateur de température corporelle, qu'est-ce qui nous reste, je vous le demande?
Ben pas grand-chose. Donc je vais aller de ce pas me refaire une santé en dévalisant Emmaüs. Aucun rapport, mais puisque tout le monde éloabore des théories à la con pour justifier des trucs à la con genre la hausse du prix du gaz, pourquoi je ferais pas comme tout le monde pour une fois, hein?
La vache, je dois avoir plus de fièvre que je pensais...
jeudi 19 février 2009
Road to perdition*
Dans le film, le gars est tueur à gage pour la mafia pendant la prohibition. Et j'avoue qu'après ce qui restera dans les annales comme "le trajet from hell", j'ai vachement envié le héros et surtout son activité professionnelle libératrice. Si, vraiment, ya failli y avoir des morts. Paske à la fin du trajet from hell, la seule chose qui m'aidait à tenir c'était de visualiser le décès sanglant de tous les gens sur la route, et d'abord de ceux qui étaient enfermés avec moi dans la bétaillère à mouflets.
Paraîtrait qu'il ya des gens qui voient un voyage en famille comme un moment privilégié de rapprochement intergénérationnel et d'échange inestimable, hors de l'espace et du temps, un truc enrichissant, positif, paradisiaque. Je me permets d'émettre l'hypothèse suivante: ces gens n'ont pas un seul enfant. Et quand je dis pas un seul, c'est-à-dire encore moins trois, et surtout pas trois dans la force de l'âge (c'est -à-dire moins de 5 ans et une capacité pulmonaire surdéveloppée). Et ces gens n'ont surtout pas MES trois mouflets, dont un à l'agonie de gastro et donc une bombe atomique à vomi à transporter avec plus de précaution qu'une barrique de nitro instable, un qui "veut pas partir de chez Bon-Papa jamais-jamais", et un qui veut bouffer sa mère (littéralement) tou-temps-tou-temps.
On avait donc pas encore passé le panneau de sortie de la ville que le niveau sonore dans la bétaillère avait déjà passé le mur du son, et ma patience ses limites, depuis belle lurette.
---Une minute de silence en hommage à ma mère qui se tapait le trajet de chez nous à chez nos vacances - soient 12 à 14h "suivant la traversée de Paris" à la grande époque où les autoroutes n'existaient pas, ouais, je suis si vieille que ça - avec trois mouflettes on fire dans la 4L... Franchement je sais pas comment elle a survécu, donc je me dis que soit ma mère une sainte (ce qui est possile, non prouvé, mais possible) et dans ce cas il s'agirait de se bouger le derrière pour lui faire construire un temple entièrement financé par les oboles de pèlerins ça va sans dire et qui nous rapporterait bonbon pisk'on ferait payer l'entrée achement cher, soit on était achement sages comme gamines (ce qui est fort possible, non prouvé, mais fort possible) et dans ce cas il s'agirait d'enquêter sérieusement sur mes parents pour dopage excessif de mouflettes au Toplexil ("tu tousses pas? C'est pas grave, prends un peu de sirop qui ramollit quand même").---
Sans vouloir minimiser l'exploit, je me permets quand même de souligner que l'époque était nettement plus favorable au transport de mouflets dans des conditions propices à la bonne entente familiale: pas de sièges auto obligatoires, encore moins de ceinture à l'arrière, donc on pouvait encore trouver à peu près chacune son espace vital en organisant des tours de rôle pour l'allongement sur banquette, sur sol entre banquette arrière et avant,, ou encore à la place passager pour voir la route et limiter les éruptions vomitiques piske le père restait souvent à la maison pour bosser pendant qu'on allait se griller la tronche en Bretagne (ouais paske c'était aussi l'époque où il était possile de revenir noir fluo de Bretagne).
Alors ouais, les vieux de la vieille (Chouchou en première ligne), vont me dire que nan, on est quand même plus dans le confort maintenant avec la clim, le lecteur DVD embarqué, et les sièges enfant inclinables individuels.
A quoi je réponds que certes on a des pare-soleils intégrés à la portière, mais on a quand-même été obligés de coincer à l'ancienne dans la vitre un pyjama de nain (on a déjà risqué nos vies par éboulement à l'ouverture du coffre au premier arrêt sur aire de repos, on allait pas pousser notre chance et tenter absolument de trouver une serviette éponge assortie à la couleur de notre caisse comme les vrais ploucs pur jus) pour tenter de faire taire le Minky qui beuglait "SOLEIIIIIIL" à chaque virage de 3°.
Je me permets aussi de faire valoir que, OK, on a un lecteur de DVD avec deux petits écrans fixés sur les appuie-têtes, mais franchement au 28e apssage de Shrek, la scène du dragon (oui, mes mouflets sont des mecs, des vrais, même pas peur, ils matent que le début de Shrek pour pouvoir brailler "beuuurk, dégueu" et regarder dans les yeux le dragon qui crache du feu sans frémir, le reste avec la love-story, la princesse et tout le bazar, ils s'en tapent le coquillard sur le bithume. Z'avez jamais vu Shrek? Vous ratez un truc, c'est vraiment marrant... la première fois) donc au 28e passage de la scène du dragon où tous les trois sursautent quand le dragon déboule de derrière la même colonne pour la 28e fois "ohr, il était caché là, le dragon", on se met à imaginer des moyens nettement plus créatifs d'utiliser le lecteur DVD et tous ses câbles...
Enfin, j'argue que ouais, on a trois mouflets avec trois sièges baquets individuels moulés à la louche sur le format exact de leur micro-Q, sauf que du coup quand Bibi-Ma-Pomme se sacrifie pour s'assoir à l'arrière et tenir la main du Minky mourrant dans une ultime tentative pour se sauver de l'hernie discale à force de se contorsioner à se retourner, non seulement à moins d'être Twiggy même pas en rêve tu cases tes épaules entre les deux repose-têtes-anti-coup-du-lapin des sièges des deux grands, mais en plus comme y sont pas à la même hauteur ni à la même largeur piske er-go-no-miques, t'arrives plus jamé-jamé à te déplier pour sortir ou tu marches en quiconce pour le restant de tes jours.
J'ai donc risqué sans broncher l'infection urinaire pour pas avoir à m'extraire (et surtout à me réincruster) entre les deux sièges pendant au moins 37 épisodes du dragon de Shrek. Ce qui n'a pas du tout du tout empêché le Minky de me beugler dans l'oreille qu'il avait mal au ventre en continu, comme si j'y pouvais quelque chose ("Franchement, Minky, si j'avais des pouvoirs magiques, là tout de suite je trouverais un moyen nettement plus libératoires pour m'en servir que de te faire disparaître ta gastro, fais-moi confiance").
Ce qui n'a pas emphêché non plus le Kiwi de se coucher sur moi (malgré son siège ergo à double harmais et bords baquet, il arriave encore à se poser son hydrocéphallie sur mon artère brachiale, bye-bye espace confiné mais vital, bonjour gangraine du bras. ("D'ailleurs, Kiwi, j'ai vu qu'au cirque de Pekin ils achètent des contorsionnistes. Ça te dirait de visiter la Chine?").
Et ce qui n'a pas empêché le Blini de brailler non-stop alors qi'il était un peu le roi du monde à l'avant avec vue plongeante sur sa mère et sa soupe, paske justement il avait vue plongeante sur sa mère et sa soupe et qu'il pouvait pas y goûter paske le monsieur de la sécu routière avait dit que nan, tu restes attaché tout le temps, et tu allaites pas en roulant. ("Et quadn c'est qu'y sort, le décret utile pour empêcher les camioneurs de mater les nénés de la mère du Blini en roulant, hein?")
On s'est quand même arrêtés au bas mot 20 fois pour visiter les aménagements innovants et tester les activités culturelles proposées par les aires de repos nouvelle génération (nan, en vrai yavait les Hollandais qui squattaient tout ça en grappe, nous on sort que sur les aires où ya rien qu'un vieu banc à camping moisi sous un sapin dégarni et des chiottes à la turque pour être sûr d'être peinards et pourvoir laisser sortir un peu d'énergie destructive de l'habitacle sans être jugés par le regard réprobateurs des propriétaires de mouflets blonds qui parlent à voie basse et ont ni tache ni pli sur leurs pantalons en lin beige en sortant du 4x4 où les moustiques se collent pas sur le pollish).
On c'est aussi arrêtés une fois pour changer de conducteur paske si Chouchou m'avait pas relayée à l'arrière je pense qu'on aurait pas pu ravoir les traces de sang sur ses jolis sièges en acrylique effet dammassé.
Je suis d'ailleurs pas entièrement persuadée que conduire sur une route blindée de retour-de-vacanciers bordelo-parisiens et de Bénéluxhollandais avec le coffre de toit blindé de ready-meals pour la semaine dans leur ruine de la Creuse était plus relaxant. En partie seulement paske je voyais très nettement (et uniquement) dans le rétro central la tête du Chouchou qui tombait inexorablement, pas gêné le moins du monde par les beuglements autour de lui.
Mais surtout à cause des milliards de crétins qui avaient le feu aux fesses d'arriver dans leur chalet à Megève avant la fermeture du spa.
Alors moi, dans un vain effort de restauration de la communication avec Chouchou (même pas rancunière, je suis!): "Quand même le régulateur de vitesse, c'est pratique pour les grands trajets. Ce serait cool d'en avoir un sur la prochaine voiture plutôt que de stresser à regarder le compteur tout le temps."
Chouchou, pragmatique: "Ouais ben avec le limiteur c'est que la nouvelle version de notre voiture et c'est beaucoup plus cher paske beaucoup plus neuf."
Moi, insistante: "C'est ce que je dis, la prochaine fois, les voitures d'occas en auront toutes, donc on pourra en avoir un. Ce sera un truc à guetter, quoi."
Chouchou, blasé: "Tfassons franchement, un limiteur t'en as pas besoin, t'as qu'à te mettre derrière un gars qui en a un et tu le suis."
Moi, dubitative: "Et comment je le sais que le gars il en a un?"
Chouchou, excédé: "Ben ça se voit, tu vois bien ce que c'est comme voiture, si c'est un nouveau modèle ou pas."
Moi, pas peu fière: "Donc genre celle-là elle est toute neuve, donc elle en a un, donc pouf je la suis."
Chouchou, incrédule: "Attends, ça c'est le modèle de base, ya pas de limiteur sur la version diesel en plus, ou alors seulement sur la ligne RXW et là tu le vois bien que c'est un RXM".
Moi, hors de: "OUAIS, BEN EXCUSE-MOI DE PAS LIRE À 300M DANS LE BROUILLARD DE DOS QUE C'EST UNE RXM ET PAS UNE RXW. PARDONNE-MOI SI JE RECONNAIS PAS TOUTES LES MARQUES, TOUS LES MODÈLES ET TOUTES LES VERSIONS DE VOITURES JUSTE À LA FORME DE LEURS FEUX ARRIÈRE. DESOLÉE DE PAS CONNAÎTRE PAR COEUR LE RAYON DE BRAQUAGE, LA COULEUR DES TAPIS DE SOL ET LA CAPACITÉ DE LA BOÎTE À GANTS DE TOUTES LES BAGNOLES DU MONDE ENTIER.
FAUT CROIRE QUE J'AI DÛ AVOIR DES ACTIVITÉS VACHEMENT PRENANTES CES DERNIÈRES ANNÉES, COMME PAR EXEMPLE PONDRE TES TROIS MOUFLETS ET LES ÉLEVER AU LIEU DE PASSER MON TEMPS À APPRENDRE PAR COEUR AUTO PLUS ET TURBO MAGAZINE. C'EST VRAIEMNT À SE DEMANDER CE QUE JE FAIS DE MES JOURNÉES, JE SAIS, MAIS C'EST COMME ÇA. ALORS EST-CE QUE TU POURRAIS CONTINUER À DORMIR, EN SILENCE DE PRÉFÉRENCE, PENDANT QUE JE TENTE DE NOUS RAMENER TOUS EN VIE À LA RUINE EN ÉVITANT LES MILLIONS DE FOUS DU VOLANT QUI ONT EU LA BONNE IDÉE DE PARTIR UN JEUDI COMME NOUS ET EN ESSAYANT DE TUER AUCUN DE TES DESCENDANTS À FORCE DE LES ENTENDRE BEUGLER LA MÊME CHOSE DEPUIS 1000 BORNES, PASKE MOI, TU VOIS, JE LES ENTENDS FORT ET CLAIR, LÀ."
Ce à quoi Chouchou n'a même pas répondu, même pas par un haussement d'épaules ou de sourcils, ou alors le rétro de ma bétaillère à mouflets est pas assez précis pour le détecter. Il a juste continué à roupiller au milieu du chaos total, en rêvant, j'imagine, à comme il allait se poiler avec ses potes à la machine à café demain "Un limiteur de vitesse sur une RXM de 2007, ah, ah, ah, nan mais j'te jure, les bonnes femmes!"
Tom Hanks, file-moi vite ton fusil!
jeudi 5 février 2009
First timers*
Ya des jours comme ça où, quand on est à la tête d'une meute de mouflets bien garnie comme la mienne, on a l'impression d'être le témoin privilégié d'avancée spectaculaires qui vont changer la face du monde, genre "un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'Humanité", ambiance.
(bon, ya aussi des jours, et ça c'est la plupart des jours de l'année, faut bien être honnête, où on est plutôt témoin de l'anéantissement de tous les efforts de déco de la ruine à grands coups de jouets qui traînent et de crayonnage de murs, des jours où on se demande si on est pas revenu au Moyen-Age tellement ça puire le kk comme si le tout-à-l'égoût avait pas encore été inventé, et où on passe de longues heures à dire en hurlant de plsu en plus fort des phrases improbables du style "mais enfin arrête de mettre de la compotte dans les oreilles de ton frère", "mange pas ta main" ou "te sens pas obligé de lécher le parquet dans tout le salon surtout"...)
Enfin bref, aujourd'hui c'était plutôt totale tout le monde progresse et s'épanouit. Et en vrai ça fait du bien, ça change, ça fait plaisir, tout ça.
Aujourd'hui pour la première fois de toute sa mini vie, Minky a dit "Bon-Papaaa" au lieu de juste beugler "Allo Papaaaa" au téléphone. Pas de grande réaction d'émoi de la part de l'intéressé (disons à sa décharge qu'il braille si fort que pas sûr qu'à l'autre bout de fil on comprenne tout à fait la différence) mais émerveillement de moi genre "super, top-délire, méga-cool, où t'as appris à dire ça? tu t'es entraîné en cachette ou quoi?". Bon au moins on est quittes que la prochaine fois qu'on se balade en ville avec le Bon-Papa en question, les gens vont pas avoir l'air choqués et murmurer dans not' dos "je savais pas que le Docteur avait des enfants si jeunes... il s'est remarié ou quoi? Rô, si ça se trouve il a une double vie!"
Aujourd'hui pour la première fois de sa petite vie, Kiwi a ouvert sa Pom'potte tout seul avec les dents. Vous me direz "et alors? c'est pas non plus un exploi notoire", et croyez-moi vous aurez tort! Nan paske déjà ça va changer ma vie à moi de plus avoir à lui ouvrir le bazar alors qu'au départ tout le concept de la compotte en gourdasse c'est qu'ils soient autonomes pour le goûter. ET pis en plus je sais pas mais pour un gamin de 4 ans et quart qui a plutôt tendance à régresser pour être un bébé comme son tout-petit frère, toute avancée évolutive est un bonus. Et enfin pour une fois que ses copains de l'école lui aprennent un truc positif et utile au lieu de destructeur et débile, je ne peux qu'applaudir des deux mains (que j'ai libres, pour le coup, puisque je suis plus obligée de lui ouvrir ses compottes!).
Aujourd'hui, pour la première fois de sa micronésique vie, Blini s'est endormi tout seul dons son mini lit (collé au mien, OK, en me tenant la main, OK, mais pas dans mes bras, de une, ni mon sein in the bouche, et de deux). Il a aussi pour la toute première fois mangé un petit suisse (en entier, sans qu'on soit obligé de lui remettre 12 fois la cuillère de truc bavé-craché dans le bec, un miracle). Et aussi (ah ouais à son âge quand il se fait une poussée évolutive il fait les choses en grand genre randonnée autour du monde et pas "petit pas pour l'homme"), et là j'étais sur le Q de chez ouah la vache, il a pris son chti chien-chien en pluche qui dort avec lui dans une de ses minuscules mains, et sa susu dans son autre microscopique mimine et il a fourré la tétine in the bec of the clébard, a tourné sa chtite tête vers moi et a pouffé de rire! Alors ouais, les spécialistes de l'évolution du mouflet diront que nan c'est pas possible, paske déjà la motricité fine à 8 mois c'est pas encore le panard, que faire semblant ça vient qu'à 2 ans et que l'humour c'est dans un sacré bail, n'empêche que mon mouflet à moi il a fait tout ça, à 8 mois moins deux jours. C'est pas que je veuille à tout prix qu'il soit surdoué (même je vais vous dire, je préfèrerais m'éviter et lui éviter l'étiquetage enfant précoce, paske c'est quand même toute une galère pour la suite en général et l'école en particulier - z'avez qu'à croire qu'on a une structure adaptée, au bled!) mais je me permets de faire valoir le fait que lui donner assez de sécurité intérieure et de confiance dans ses capacités a l'air d'être la bonne méthode, même si ça doit faire lever des sourcils et que ça implique co-dodo et tétées tardives.
Eh ouais, ya des jours comme ça ou presque j'arriverais à me mettre dans les pompes de mes copines qui sont super-épanouies par la maternité et pour qui leurs mouflets sont les plus belles merveilles du monde. Ouais. Enfin jusqu'à demain et qu'on revienne dans les clous ambiance "kika bouché la serrure avec de la pâte à modeler?" ou "le prochain qui prend mes verres en cristal pour jouer aux quilles ça va lui faire tout bizarre" ou encore "ben ouais forcément, si tu tapes ta tête tout fort contre la porte, ça fait mal (et ça fait un trou dans la porte)".
Allez, à demain!
mercredi 28 janvier 2009
Beurre ET confiture
Autant miel-citron je vous le recommande pour les jours où votre voix est en grève (voir ICI), autant beurre ET confiture c'est juste une question de survie le mercredi matin quand vous savez que demain c'est jeudi et que c'est la grève générale.
Ouais, aujourd'hui c'est le jour des enfants, et demain c'est le jour des maîtresses, apparemment, donc faut vraiment que je me fasse une santé avec un vrai ptit dej' et que je trouve du courage, du réconfort, de l'espoir dans mes DEUX tranches de brioche maison (cf MAP) avec beurre ET confiture...
Et même je suis pas sûre que ça suffise, pour vous dire! Vu l'état d'excitation des mouflets en furie ce matin, ça promet d'être Klaus le retour in the house aujourd'hui. Et comme y flotte et que ça caille sa race dehors, pas question de les enmener dépenser leurs nerfs ailleurs que dans mes oreilles...
Ah nan, ça promet d'être chouette... alors attention, hein, ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit: j'adore mes mouflets. Sont tout mignons, plutôt sympas la plupart du temps, plutôt calmes même par rapport à d'autres mouflets options monstres observés dans leur habitat naturel chez des amis. Et même la plupart du temps j'aime bien apsser du temps avec eux, qu'on se lève pépères et qu'on déjeune sans se presser paske ya pas la nounou qu'attend devant l'école et la maîtresse dedans. Sauf que ya des jours où j'ai pas envie, des jours qui en général suivent des nuits qui n'en sont pas (à savoir que personne n'a réussi à expliquer clairement au Blini qu'il est sensé faire la crêpe entre 23h et 7h et pas entre 7h et 23h et la java all night long).
Et manque de bol pour ma pomme, là, aujourd'hui, j'ai pas DU TOUT envie. Sauf que comme c'est le jour des enfants j'ai pas le choix, je dois assurer, faire semblant de les aimer vachement et de les trouver merveilleusement épanouïssants et essayer de leur faire croire que ouais ouais pour moi aussi c'est le plus beau jour de ma vie de les regarder sauter sur le mobilier et colorier les murs toute la journée, foupi foupi.
Le pire, je crois, c'est pas forcément que ce soit mercredi mais plutôt de me dire que même que demain c'est jeudi même pas j'aurai la paix vu que tout le monde est en grève... sauf mes mouflets, et bien sûr sauf moi.
Alors je pose la question: quand c'est la grève des mamans? nan paske déjà on a pas droit aux grasses mat, ni aux vacances, ni aux arrêts maladie (ben ouais, vous en connaissez, vous, des mecs qui appellelent leur boss en disant: « l'amour de ma vie qui se trouve aussi être la mère de mes enfants a 40° de fièvre et vomit partout, donc le moins que je puisse faire c'est de rester à la maison pour m'occuper des mouflets à sa place, donc je vais pas venir bosser aujourd'hui »? z'avez déjà entendu ça? et même si yavait un gars assez couillu pour faire ça, croyez pas que son boss le rétrograderait illico au poste de standardiste et que tous ses collègues poufferaient de rire en le voyant à la machine à café pour le restant de ses jours? eh ouais, pathétique, mais c'est le monde dans lequel on vit...) on a pas droit non plus à la grève ("vu qu'elles bossent pas, forcément, on voit pas de quoi elles pourraient se plaindre, franchement!").
Tfassons, pour quoi on ferait grève, hein? on peut pas revendiquer grand chose: hausse de salaire? a'pa salaire tfassons! retraite plus tôt? a'pa retraite non plus. plus de congés? pas vacances on a dit. de meilleures conditions de travail? ben nan puiske c'est pas un travail, de gérer au quotidien 3 forces vives de la nature et de subvenir à leurs besoins primaires! bref, on a rien à dire, rien à demander, on a juste le droit d'avoir l'air ravies et épanouies et surtout pas énervées ni ras-le-bollées paske sinan tfassons ça veut pas dire qu'on a un métier de m****, ça veut juste dire qu'on le fait mal, qu'on est des mauvaises mères, que c'est pas nos mouflets qui sont difficiles mais nous qui savons pas les élever...
bon, syndicaliste en moi, rendors-toi, c'est caca-couche-time, et vas-t'en tenter d'expliquer au metabolisme de 3 mouflets en bas âge et au canapé crème de Daddy que aujourd'hui Mummy fait grève et que les nains auront la crotte au Q all day et la couche qui fuite sur les coussins!
Eh ouais, je note que ya vraiment que dans mon métier à moi que le service minimum est une vraie réalité, hein ouais, Nicolas!
dimanche 25 janvier 2009
ça sent le suppositoire...
ça PUE le suppositoire dans tout le bled. ça schlingue, ça empeste, ça puire, ça refoule du groin, ça roumègue, un truc de malade.
non pas que tout le village ait d'un coup une poussée dentaire mit le QQ en feu dans la couche et refuse d'avaler son Efferalgan par la bouche. nan. mais ce bon vieux Klaus est passé par là (vous savez, la tempête, paraîtrait-il qu'ils l'ont appelée Klaus... anti-germanisme flagrant si vous me demandez, semblerait que tout ce qui dévaste la France soit obligatoirement teuton... alors que je me permets de rappeler comme le disait ma grand-mère, que « l'ennemi héréditaire de la France c'est quand même l'Angleterre ». autant dire que si elle était encore de ce monde, elle m'aurait tondue juste après mon mariage avec le Rosbif!).
les voisins des voisins des voisins de mes voisins d'en face ont (avait! sniiif) un gigantesque eucalyptus dans leur jardin, un truc énormissime de 30 mètres de haut et le truc s'est fendu en deux comme si c'était même pas un vrai arbre majestueux. le tronc de 80cm de diamètre, fendu en deux! et maintenant il est couché parterre et ya des mecs en vert (semblerait que l'uniforme des croque-morts pour arbres soit vert, quelle ironie!) qui le tronçonnent en chtis bouts transportables et qui y crament les feuilles, d'où l'odeur de suppo dans toute la région...
ça sent le sapin, aussi, pour pas mal de... euh... PINS (ouais, je sais, elle est pas terrible, mais l'émotion, tout ça...) des alentours qui sont on the ground en attendant que leurs proprios décident si ils tentent une rééducation et les remettent debout ou si la crise tout ça et ils ont les dollars qui clignotent devant les yeux en chantant « chauffage gratooooos ».
chez nous perso pas de dégâts, même pas une envolée de tuiles (comme quoi quand c'est vieux c'est mieux!). les mouflets ont vécu le meilleur week-end de leur vie: pas d'eau chaude donc pas de bain, pas d'élec donc dîner aux chandelles et lampe de poche au pied du lit, et copine sur un matelas dans la chambre pour que personne ait peur du noir, l'extase totale.
pour nous les grands aussi c'était sympa, mais ça aurait pu l'être encore plus si le jus était revenu avant que mon frigo (bien garni pour occas' de supposé dîner en grande pompe annulé faute de combattants et de four en état de cuire, alors que purée de pois, j'avais fait des « entremets », pour vous dire un peu le niveau de raffinement du dîner en question!) ne déclare forfait et qu'on doive balancer des centaines d'euros de bouffe in the bin (alors que j'avais fait les courses à Auchan, à prix d'or, même pas Netto, ni Aldi, ni Lidl, nan, Auchan. Encore plus les boules). ouais, paske dans le frigo (et le congel), ça puait plus le suppo, ça chlinguait grave le poulet pas frais, le fromage en fin de vie, la mousse de courgettes en débâcle... ça m'apprendra à vouloir mettre les petits plats dans les grands!
Samedi soir on a d'autres potes qui viennent dîner, croyez-moi que ça va être à la bonne franquette!
jeudi 22 janvier 2009
Obsessions
Mes mouflets sont pas des obsédés. Pas du tout du tout. Pas pour deux sous. Pas le moins du monde. Même pas en rêve. La preuve en son:
Kiwi: "Flash Mc Queen c'est le plus fort paske Flash Mc Queen il roule plus vite et tous les autres y sont jaloux de Flash Mc Queen pask'ils arrivent pas à rattraper Flash Mc Queen dans la course de Flash Mc Queen que Flash Mc Queen va gagner sur le circuit de Flash Mc Queen qui est dans le pays de Flash Mc Queen. Là Flash Mc Queen il est dans le camion de Flash Mc Queen et il roule vite paske Flash Mc Queen il roule toujours vite. Moi j'aime vachement beaucoup Flash Mc Queen paske Flash Mc Queen c'est mon préféré. Je peux mettre mon T-shirt de Flash Mc Queen? Je peux dormir avec mon T-shirt de Flash Mc Queen et mettre ma carte de Flash Mc Queen sous mon oreiller et accrocher des images de Flash Mc Queen dans ma chambre? Moi maintenant je m'appelle Flash Mc Queen. Flash Mc Queen c'est moi paske je susi aussi fort que Flash Mc Queen dans le DVD de Flash Mc Queen où Flash Mc Queen il gagne toutes les courses."
Minky: "Où ilest Oui-Oui? Cherché Oui-Oui. Moi veux Oui-Oui. Oui-Oui m'aime. Moi ch'aime Oui-Oui Oui-Oui gentil. Oui-Oui forrrr. Moi aussi forrr comme Oui-Oui. Oui-Oui à moi pas à toi. Oui-Oui plusss croooo. oi dorrr avec Oui-Oui. Oui-Oui dorrr lii moi. Oui-Oui lèla. Keskidi Oui-Oui? Kékéfé Oui-Oui? Arrêteu toucheu paaa Oui-Oui!!!"
Blini: "MMmm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin, mm, t-t, ouiiiiin."
Et moi: "Le prochain qui prononce les noms Flash Mc Queen ou Oui-Oui ou qui braille pask'il a faim va avoir comme une mauvaise surprise. Nan paske moi là je suis tellement noyée dans mes neurones que cette nuit j'ai rêvé que j'avais Flash Mc Queen et Oui-Oui pendus au sein... donc là faut être mignons, les mouflets, faut me laisser, plus me parler, faut envisager l'exil au Pays des Jouets ou au pays de Flash Mc Queen, loin, cré cré loin de ma salle de bain où j'essaye de faire semblant que je suis seule dans le monde du silence, OK? Nan, juste 10 minutes, par pitié, sans déconner, sinon va y avoir des mots et des targettes qui vont voler cré cré bas dans 5 minutes. Nan, vraiment."
Kiwi (à sa maîtresse quand j'arrive pour le chercher à l'école): "Ah, Mummy, t'es plus dans ton bain? Ma Mummy elle est toujours dans son bain et faut jamais jamais lui parler quand elle est dans son bain paske son bain c'est là qu'elle va quand elle veut pas que on lui parle alors elle prend des bains toutemps et moi j'aime pas les bains paske des fois dans le bain faut que je me lave les chveux et ça pique les yeux dans le bain, hein ouais?"
Minky (à sa nounou quand je le récupère): "Mummy, c'est l'heurrr bain?"
Blini (toute la journée): "Bubble bubble bubble..."
Eh ben on est pas rendus...
dimanche 18 janvier 2009
I am MAP mad!*
Exceptionnellement, comme c'est pas du pur rosbif (ni du pur français d'ailleurs), je vous pardonne d'avoir besoin de traduc. Et bonne année!
Alors que les choses soient claires, même si je suis en plein réalignement karmique et tout, à la base et même à l'arrivée je suis pas complètement au taquet au rayon bio genre je me laisse pousser les aisselles, ni genre faut pas massacrer les veaux, ni même genre je fais pousser, épluche, cuis et écrase à la fourchette toutes les purées de mes mouflets de mes mains naturellement pleines de terre naturelle non pesticidique. Même j'utilise des couches jetables et des lingettes et des sacs à couches parfumés, et même des fois même quand y pleut pas je prends la bétaillère à mouflets pour aller à l'école qu'est à 500m de chez moi, pour vous dire l'ordure pourrite par le capitalisme et la pollution que je suis. The mother of carbon footprint, I am, me.
Mais bon, en consommatrice non-avisée et compulsive que je suis, j'ai fini à l'insu de mon plein gré par céder à la dernière folie en vogue et par faire du même coup un pas dans le sens de l'altermondialisme ou de la bioéthique ou de la consommation raisonnable et responsable... et j'ai acheté une MAP (machine à pain, donc).
Bon, étant ce que je suis (c'est-à-dire all of the above), elle est restée prendre la poussière dans deux garages successifs pendant plus d'un an.
Ensuite elle a trôné sur mon plan de travail (pour voir l'effet) pendant quelques mois. (Ouais paske la chose étant aussi énorme que mochissime, faut quand même voir si on va pouvoir supporter la vue du truc qui va aussi bien dans la cuisine qu'un gros gros bouton de varicelle sur l'oeil du Blini).
Enfin "pour tester" j'ai acheté trois types de "préparation pour pain" dans divers magasins de hard discount, que j'ai laissé reposer quelques semaines juste à côté de la MAP.
Et, d'un coup d'un seul, il y a quelques jours, je me suis lancée.
Sous les hurlements de la foule des mouflets en délire "on va faire du pain dans la machiiiiine qui fait tourne-tourne-tourne!!!".
Bon alors déjà première déception, la machien préchauffe 17 interminables minutes. Donc autant dire que les mouflets en délire avaient déjà hurlé que la machine était toute pourrie et nulle, avaient eu bien le temps de faire un jolie crise de nerfs et de taper sur les miens, de faire leur temps réglementaire sur la naughty marche, et de se trouver un jeu plus intéressant (à savoir faire semblant d'avoir dans leur cuisine factice une machine à pain qui, elle, fonctionne correctement et démarre au quart de tour) avant même que la MAP ait bougé une pale.
Ensuite, même en faisant tout bien comme c'était marqué sur le paquet de la "préparation pour", je me suis retrouvée à jeter d'affilée 4 "pains" qui tenaient plutôt de la caillasse blanchâtre que de la jolie miche dorée. Donc moyennement persuaddée de faire des économies substentielles comme on me l'avait promis, ni de faire "my bit for the environment" paske j'ai bien du mal à gober que ce truc en béton armé soit ni biodégradable ni recyclable...
Et puis j'ai fait la connaissance de Super Toinette... et là j'ai compris que pour masteriser la MAP, faut juste être karmiquement en contact avec ses besoins profonds (à la MAP) et ignorer royalement les balivernes que le capitalisme galopant surperverti par le hard discount ont imprimées sur les paquets de produit tout fait. Il faut donc connaître le TH de ta MAP. Là ça commençait à devenir un peu plus progressif et scientifique, ce qui me plaisait vachement plus que la mouvance peace and love-bio is the future. Et donc j'ai acheté une calculette bleu turquoise fabriquée en Chine à 50 cents assortie à ma cuisine. Ah ouais, paske le TH ça veut dire taux d'humidité. Et comme j'ai pas encore masterisé totalement la DS de Noël sur le brain training et le calcul mental, je préfère, pour m'assurer de la qualité du résultat, éviter de faire de tête la multiplication par 0,65 qui me permet de savoir combien de flotte je verse sur mon sac de farine.
Et à partir de là, ça a été que du bonheur.
J'ai enchaîné un jour sur deux les pains paysans, multicéréales, de campagne, aux graines de sésame, blanc... tout ça juste en versant la quantité d'eau de la calculette sur le paquet de "préparation pour", et roulez jeunesse. Über fastoche. Fingers in the nose. Que du bonheur. Et ouais, j'ai sombré avec délice dans la cucuterie maximale et me suis surprise à déclarer à des copines totalement hors contexte "l'odeur du pain tout chaud, c'est quand même formidable"... et j'avoue et confesse avoir sauté sur mon couteau pour me tailler la plus belle tranche (celle du milieu qu'a quasi pas de croûte) de la miche encore brûlante et me l'être avalée sans remord et avec délectation, généreusement tartinée de beurre frais... MMMMMMM!
A celles (et ceux) qui me comprennent, je dis: "cheers !", comme disent les Rosbifs.
A celles (et ceux) qui ont une MAP qui se fait cacater par des rats dans leur garage, je dis: sortez-la, vous verrez c'est aussi super qu'on le dit, les "préparations pour" sont bien meilleures qu'on vous le fait croire, et c'est aussi facile qu'on l'espère!
A celles (et ceux) qui n'en ont pas encore et qui sont bio à fond je dis: allez faire un tour sur Freecycle, des fois qu'y en ait une qui traîne et sauvons ensemble la planète!
A celles (et ceux) qui en ont pas non plus et qui en ont rien à battre de la planète et de toutes ces conneries d'altermondialisme et de commerce équitable, je dis: yen a à 30 euros chez Lidl, et le pain revient à 50 cents la miche, imbattable!
Donc, comme dirait le Minky: APPETIT !!!
Bonus track: comme je suis à fond de chez au taquet, je suis même en train de tenter le saut dans le vide total, à savoir non seulement je teste des recettes "de A à Z" (sans "préparation pour", avec de la vraie farine et de la vriae levure et tout!) mais en plus je pousse le bouchon encore plus loin et je customise me myself I des recettes et CA AMRCHE! Donc, pour les gens qui ont une MAP de chez Aldi (Frénégonde, si tu nous r'garde), voilà la recette la plus simple du monde de la brioche aux raisins qui va changer vos dimaches matins bof en dimanches matins youpi (ouais paske pour les non-initiés, la MAP a aussi un départ différé donc tu empiles le matos dedans le soir et le matin quand tu émerges à 7h30, les odeurs insoutenables de la couche bien garnie du Minky sont diluées dans l'odeur merveilleusement alléchante de la brioche toute chaude qui t'attends pour croquer dedans!). La recette, donc (à empiler dans l'ordre):
175ml de lait (dans lesquels on fond 1 sachet de lenure boulangère, 1 sachet de sucre vanillé, 8 cuillères à café de sucre, 1 oeuf battu, 30g de beurre fondu)
400g de farine
1/2 cuillère à café de sel
2 grosses poignées de raisins secs ramollis dans 150ml de lait (qu'on met avec)
PROG 6, taille 750g, cropute claire.
En 3h (ah ouais, quand même, une merveille pareille, ça se mérite) tu meurs juste de bonheur tellement c'est juste subliiiiime.
APETTIT!
lundi 29 décembre 2008
On pédale dans le (christmas) pudding…
Mais là on patauge dans le pudding plus que littéralement. On est dedans jusqu’au cou, pour faire clair.
On est même pris en otage par un pudding king size, en fait.
Oui paske apres 9 jours de délire total à grands coups de puzzles 5000 pièces d’occas (on attaque la finition du 3e, là…), de 18 sortes de gateaux et biscuits différents et home-made tous qui s’empilent dans des boites en métal apparemment sans fond, après des échanges de cadeaux et des flux d’argents liquide que même Wall Street nous envie en ces te mps difficiles, quand même même avec tout l’amour que je porte à Rosbifland et à certains de ses resortissants, je serais quand même bien rentrée hiberner dans ma ruine histoire de mettre mon cerveau en stand by de traduction simultanée permanente et mon corps au repos de son drainage de toxines intensifs à grands renforts de décalitres de thé quotidiens.
Sauf que pas. Paske le monsieur du gros navion orange et blanc veut pas que Minky embarque avec ses ptits pois rouges sur sa face. Donc on rempile pour une semaine.
Ah paske ya pas que du coté du compteur calorique que les vacances au pradis du pudding ont été riches en rebondissements…
Déja on a attaqué fort en étant contraints forcés de mener le Blini chez le doc à l’anglaise le lendemain de notre arrivée parce que le pauvre choupinou arrivait plus à ouvrir ses yeux tellement ils étaient croutés et suintants (miam !). Comme une vraie doctoresse digne de France, elle l’a surtout pas touché, regardé de loin et dit « conjonctivite » (naaaan, sans dec’) et a fait péter son ordonnace illisible comme une vraie docotresse qu’elle était. Donc pouf, deux gouttes dans chaque oeil pendant 5 jours « mais vous inquiétez pas ça sera parti tout seul dans 3 »… sauf que là ça en fait 8 et devinez quoi ? La consult à £30 a servi à rien ni la torture des gouttes gardées au frigo non plus paske le Blini a toujours les yeux croutés autant, youpi, youpi…
Ensuite le 24 decembre, jour ou, dans les pays civilisés, on ouvre ses cadeaux et on se fait sauter les boutons du pantalon à grands coups de truffes au choco, ben ici c’est juste un jour comme les autres… sauf que le Kiwi a assuré le divertissement général en vomissant ses tripes all day, youpi, youpi.
Et enfin, Boxing Day, le 26, jour férié ici (d’ailleurs personne sait pourquoi mais bon) où on bouffe du délicieux « Bubble and Sqweek » histoire de finir les restes de choux de Bruxelles avec option détox pour se refaire une santé avant d’attaquer les soldes d’hiver qui commencent le lendemain A 5 HEURES DU MAT’ (c’est pas juste le paradis, sans dec’, ce pays ?), ben le Minky a décidé que c’était le moment de faire érupter des boutons de varicelle dans tous les coins de son corps rachytique…
Et comme les cousins ont eu l’immense générosite de partager avec tout le monde leur toux poitrinaire et leurs virus de grippe home made, on a tous 40 de fievre et on tient même pas assez sur nos pieds pour régler nos comptes à la Wii que le beauf’ a eu pour Noel…
Donc aucune chance de passer inapercus et sains de corps et d’esprit au check-in de Gatwick, donc on rempile pour la semaine, histoire de tester une grande nouveauté pour moi : Nouvel An au pays du pudding… j’attends de gouter le « New Year’s Eve Pudd », je suis sure que ça existe.
Et, ouf, le bonus pour me recompenser d’être (tout à fait injustement d’ailleurs) la seule a pas avoir été malade et donc designée d’office pour les levers nocturnes, fabricarions de tisanes à la chaine et étalage de crème anti-grattage et autres Vapor Rub, je vais pouvoir aller au fond des choses coté soldes et enfin avoir le temps d’attendre la deuxieme démarque et de visiter plus que les 2 magasins traditionnels (déja dévalisés dans des proportions qui depassent l’entendement (de mon beau-pere) grace au « big fat cheque » que mon Pupu de France m’a donné pour Noel, ce dont, au passage et devant temoins, je le remercie chaleureusement paske je vous cache pas que si je devais en plus avoir un burget limité et/ou me sentir coupable lors de la virée shopping salvatrice, j’aurais juste pas survécu).
Donc, ben, euh… BONNE ANNEE à tous (et, comme dirait ma Mémé : « surtout, hein, la santé » !)