mercredi 30 décembre 2009
Moi love low-boots...
Pas de l'oeuf mollet (quoique, impossible de les réussir, ils sont toujours soit coques soit durs, grrrr, le casse-tête, quoi! Mais je m'égare...)
Non, le mollet, l'arrière du tibia, la partie entre le cropoplité et la cheville, l'endroit que même au taquet de la mort en sophro si tu veux me réveiller direct tu me dis "détendez vos mollets, vos mollets sont détendus, vos mollets sont flasques, vos mollets sont lourds" et là, coup de boule, cash!
Ouais, ben ouais, rendons à César ce qui lui appartient et (sans rancune aucune, hein) à Pupu ce qui lui appartient aussi, à savoir ses mollets de footballeur. Paske c'est l'évidence même qu'on est jumeaux de mollets. Et des trucs pareils c'est pas des trucs de fille, c'est juste pas possible. Ya eu une coucougne au montage, je vois pas d'autre explication, y m'ont collé les mollets du ptit frère qu'on a jamais eu. Des engins de cette taille c'est fait pour gravir des montagnes par la face nord, monter à l'assaut de l'ennemi, taper dans une ball-ball en short au mois de novembre sous la pluie, certes, mais c'est sûr que c'est pas fait pour se balader en mini-jupe ou un micro-robe et encore moins pour porter des bottes avec.
Frustrée de la botte, je suis, donc, depuis des années, des siècles, même, il semblerait, surtout que chaque saison la botte est le nouvel escarpin et que donc j'ai une tendance de retard, voire plus, surtout depuis que Paris et Sienna portent des bottes fourrées même en été avec leurs maxi-dresses pendant que moi je suis clouée dans mes tongs...
Sauf que maintenant ayest ça va mieux de chez ouf paske la mode pas tendre la plupart du temps avec son interminable revival des 80's a enfin l'extrême bonté de pencher sur ma frustration molletique un regard indulgent et que fleurissent les low-boots dans tous les rayons, y compris ceux des shops où je shoppe, à savoir pas chez QUE chez Manolo (Blanhik) et chez Jimmy (Choo)...
Totale me voilà toute happy-pop quasi tendance joie de vivre, avec une mini-jupe en jean et des low-santiags (ouais, je sais...), une mini-robe en laine et des bottes élastiques (ouais, encore...) et même une micro-robe en mousseline taupe-top et crochet noir, avec des bottines à talons bobines (ouais, je sais, toujours).
Donc telle que vous ne me voyez toujours pas (sauf que plutôt dommage pour vous) je suis amie-amie avec l'arrière de mes tibias, autant dire réconciliée avec mes mollets, voire quasi in love de mes sous-cropoplités... Attendez, les gens, j'ai 15 ans, là, c'est trop d'la baaaaaalle!
Ouah, je crois que je vais continuer la sorcellerie ésotérique, pask'on dirait bien que le cocktail HE/litho/CNV ça envoie du pâté graaaaave!
mardi 29 décembre 2009
Ça m'éneeeerve!
En un mot: yssontroforts! RIEN ne leur échappe.
Les murs, les plafonds, les planchers, les portes, les fenêtres et même les papiers-peints ont des oreilles, et ces oreilles ont des petites voix fluettes et néanmoins très clairement audibles qui répètent TOUT, il faut le savoir, à la maîtresse/tous les copains de classe/tous les parents d'élèves/le docteur/le facteur ET le monsieur des poubelles qui vient fourguer son calendrier perrave et qu'en a pas demandé autant... Donc, avant d'envisager de pondre des mouflets s'il n'est pas déjà trop tard, vérifiez bien que vous n'avez pas de secrets honteux cachés.
Pask'ils ont le chic pour hurler au milieu du rayon déodorants "hey, Daddy, c'est pas ta chanson préférée?" quand ils passent Lara Fabian sur Carrouf FM, ou pour faire "pouet-pouet" dans la queue interminable de la boulangerie du bled en beuglant "hey, Mummy, mais t'as mis tes nouveaux seins en mousse violets que Daddy il aime trop aujourd'hui?"... et le pire c'est que là je vous raconte QUE les plus soft...
Fin bref, je les ai mis au monde avec amour itou itou donc j'assume, hein!
Tout ça pour dire que ça m'apprendra à fredonner même pas fort les chansons qui passent sur les radios de d'jeuns en les conduisant à l'école... paske maintenant qu'ils connaissent tous les paroles de cette merveille de poésie germanique "ça m'éneeeerve, toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss, ça m'éneeeerve, le rouge à lèvres c'est fini, maintenant, c'est le glossss" etc, ben je peux pu de chez pu'u'tout avoir la paix à ma maison.
Encore ce matin : j'ai failli me faire amputer simultanément des deux seins par un mini-genou + un mini-coude appartenant à des mouflets différents, tout en quasi-étouffant sous le bidon du troisième plaqué rageusement sur mon nez alors que je tentais (bienheureuse illusionnée que j'étais) de faire semblant de dormir dans l'espoir qu'ils abandonneraient l'assaut pour aller s'en prendre à leur père (euh, ouais, c'est cruel, mais quand même je préfère). Donc, n'écoutant en moi que la voix de St Thomas (d'Ansembourg, "cessez d'être gentil, soyez vrai", au cas où votre table de chevet serait déserte, cliquez ICI) j'ai appliqué à la lettre les préceptes de la CNV et exprimé mon observation objective de la situation, mon sentiment profond, mon besoin essentiel et ma demande expresse de survivre à l'instant, tout ça condensé en une seule phrase (euh, ouais, en situation de survie on a le droit de condenser-raccourcir-abréger, enfin, disons que je me le prends, le droit, hein, Thom) et donc j'ai hurlé dans mon dernier souffle : "ça m'éneeeerve!".
Ce à quoi le Minky a rétorqué du tac au tac sans même arrêter de me broyer le sein droit "ouais, ben comme le gloss, quoi!"
Euh, on est pas rendus, là, Thomas, quand même, si?
vendredi 25 décembre 2009
Ben quand même, nan?
Joyeux Noël, les gens!
Ah ben attendez, quand même, en plus c'est poil-pile les couleurs du blougue (ce qui ne veut pas dire que si ça avait pas été les bonnes couleurs je vous l'aurais pas souhaité... encore que... mais tfassons, c'est, donc voilà!)
mercredi 16 décembre 2009
Ya des jours comme ça...
Ouais, ya des jours comme ça, où en te repassant le fil de ta journée à l'intérieur de ta tête tu te demandes comment t'as pu en arriver là...
Alors, forcément, pour vous autres pauvres/sacrés veinards de gens qui n'ont pas à se déplacer dans le monde et dans la vie avec une ribambelle de mouflets suspendus à votre cou comme un grelot au cou d'un félin d'appartement, ça va paraître complètement irréaliste. Ben bienvenus dans le paradis infernal de la science-fiction, alors!
Ouais, paske à vous tous qui envisagez de vous reproduire à plus ou moins long terme et dans des proportions plus ou moins raisonnables à un rythme plus ou moins soutenu, sachez qu'à chaque fois que votre choix se portera sur le "plus" plutôt que sur le "moins", vous augmenterez de façon proportionnelle vos chances de vous retrouver comme moi, un soir à 21h24, avec une crotte de nez collée dans le sourcil.
L'histoire ne dit pas, d'ailleurs, si la crotte de nez en question est à vous ou à l'une des 6 autres narines potentiellement capables de vous avoir dégouliné par inadvertance sur le sourcil, mais à vrai dire vous le verrez quand vous aurez pondu, là où on sait vraiment si on est un bon parent qui aime vraiment ses enfants c'est quand on arrête de se poser la question "c'est à qui cette crotte de nez?", on l'aime comme si c'était la sienne, tfassons, piske tout ce que bébéchou produit est forcément merveilleux. Ouais, je sais, là vous vous dites "rôô l'autrè, pa-thé-tique, le boulet!" mais moi je dis rien, et si j'étais vous je m'avancerai pas trop non plus, rendez-vous à plus ou moins court terme, un jour vous y viendrez, oh que si!
Ouiiiii, donc, reprenons nos moutons là où on les avais laissés (ça aussi, vous verrez, avec l'expérience, la capacité à faire 30 trucs en même temps et surtout à avoir une conversation - voir 3 ou 4 - en pointillé sans perdre le fil, non seulement c'est possible mais ça s'apprend, et heureusement je vais vous dire paske sinon j'aurais aucune idée de ce qui se passe dans la vie de mes copines meneuses de revues de mouflets, si on était pas toutes capables de parler en même temps ensemble tout en envoyant balader le 23e calendrier 2010 qui sonne à la porte, le 4e pouffe vendeuse de dégroupage téléphonique qui nous harcèle, en textottant Chouchou pour savoir si y peut passer acheter du porridge en passant devant carrouf' et en empêchant les mouflets de se mourir eux-mêmes ou entre eux...).
Donc, 21h24, crotte de nez non identifiée dans le sourcil. De qui, depuis quand, aucune idée, ya bien que sur "comment" que j'ai une vague opinion, et encore partielle... Je pourrais m'étendre sur les 3984675 moyens qu'a une crotte de nez normalement constituée de se retrouver dans mon sourcil relativement souvent proches d'usines à crottes de nez moufliques, sans compter que oh, folie, j'ai osé poser ma tête sur l'oreiller au bas mot 6h cette nuit, autant dire qu'il est complètement envisageable qu'une recherche ADN identifie la boulette comme une production perso qui aurait échappé à la vigilance de ses proches, dégouliné sur ma joue avant de se tartiner sur mon oreiller ergonomique et de venir finir sa course écrasée comme ce qu'elle est depuis le début dans mon sourcil. Nan, là où j'ai une idée sur la question c'est "comment c'est possible d'avoir passé quoi, plus de QUATORZE heures éveillée sans m'être rendue compte à aucun moment que j'avais une crotte de nez collée dans le sourcil?"
bon, en partant du principe que c'est évidemment complètement pas de ma faute si les centaines de personnes que je connais plus ou moins bien et que j'ai croisées dans la journée sont soit des poules mouillées soit des gros salopards bouffis d'orgueil et de mauvaise foi d'avoir même pas osé me dire à aucun moment "euh, je serais toi j'irai jeter un oeil à mon sourcil droit (ou gauche)", hein, oublions ça, merci les gens, je vous retiens sur ce coup-là, mais je suis pas rancunière, zavez du bol, donc ravie de vous avoir au moins donné de quoi vous poiler un peu.
D’ailleurs le reste n'est pas plus de ma faute non plus mais breeeef: ouais, dans ma vie à moi il est complètement possible, voire quasi obligatoire, de pas avoir ne serait-ce qu'un quart de seconde pour ne serait-ce que vérifier sa tronche dans une glace. Ni dans un rétroviseur king-size de bétaillère à mouflets. Eh ouais. Le rétro y sert à vérifier que t'écrase pas le-nouveau-bébé-de-la-maman-de-Marius en quittant le talus devant l'école paske yavait pu de vrai place quand t'es arrivée rik-rak 20 secondes avant que la maîtresse batte le rappel des troupes, les miroirs de la maison que le Minky a pas encore cassés ils servent de tableau d'affichage pour les 18 millions de dessins de camions et châteaux forts du Kiwi paske ya pu de place sur le frigo tellement la production est prolifique, et tfassons quand bien même t'aurais l'équipement adéquat pour t'admirer la face t'en aurais, 1/pas le temps et surtout 2/ pas envie paske tu serais obligée du coup de voir aussi que ah ben nan t'as pas non plus eu le temps de te coiffer ce matin, ni ptêt hier non plus d'ailleurs, et pis tfassons c'est pu un coup de brosse qui va sauver l'affaire côté cheveux, ce serait plutôt une douche mit masque restructurant, voir un bon coup de tondeuse pour pu avoir du tout à t'en occuper.
Pis aussi la glace te rappellerait que t'as pas retrouvé le haut que le Blini avait planqué (sûrement avec la télécommande du DVD et ta carte bleue, d'ailleurs) et qui pourtant aurait été assorti LUI, à ce que tu portes, et aussi (mais ça c'est une bonne nouvelle!) qu'à force de courir comme ça partout il faudrait en plus que tu t'achètes un nouveau jean paske ceux que tu portes te pendent vraiment au QQ tellement ils sont 2 tailles trop grands...
Nan, l'avantage de pas avoir le temps de vérifier si on a ou pas une crotte de nez dans le sourcil, c'est qu'on a pas non plus le temps de s'inquiéter si ça arrive.
Donc, ouais, ya des jours comme ça.
Mais on s'en remet, hein, faites des mouflets quand même!
Euh, vous espériez pas, quand même, que juste paske le Minky faisait pu caca-couche on allait pu ja-mais parler de crottes, quand même, si? Rôôô ske vous êtes naïfs, sans rire!
vendredi 13 novembre 2009
3h37
Ouais il est bien 3h37 sur le réveil digital qui éclaire la chambre juste assez pour que Chouchou ait pas peur du noir le pauvre biquet, et j'entends très distinctement quelqu'un qui farfouille dans une caisse de Lego le moins discrètement du monde...
Ca veut donc dire qu'il ya dans cette baraque un mouflet qu'a trouvé que c'était une super idée de se lever en pleine nuit pour reconstituer tout un arrondissement de Paname à l'échelle 1/250e entièrement en briques multicolores...
Ca veut donc dire que je vais être obligée de me faire violence dans 5 secondes pour m'extraire du lit dans le froid polaire de la nuit sibérienne (ouais, la chaudière est solidaire des revendications sociales des cheminots, elle est en grève, elle aussi...) pour aller beugler sur la malotru, et qu'en plus je pourrais pas laisser libre cours à mon indignation vu que je vais devoir m'égosiller en sourdine pour pas réveiller ses frangins (du coup je vous cache pas que j'ai un chti doute sur l'efficacité de l'entreprise et que je me demande si ça vaut vraiment la peine de flirter avec la pneumopathie et la grippe A auto-immune pour aucun résultat... il est cap' de se poiler, en plus!)
Ca veut enfin dire que de toute façon que je me lève ou pas j'ai tellement les nerfs en pelote que je vais pas me rendormir et donc que ma Pomme qui s'est couchée à 1h du mat s'est vue royalement accorder 2h37 minutes de sommeil par la tyrannie des mouflets? Nan, ya vraiment des moments où je compatis avec ces gens qui foutent leurs gamins en pension dès la petite section, qui les envoient en colos pour foetus ou qui les foutent carrément au congélateur...
En plus je sais même pas qui c'est... paske ça change tout, qui c'est!
Autant je reconnais la différence du bruit de la caisse de Lego et de la caisse de Duplo, autant là je peux pas vous dire qui est au bout de la mimine qui les gigote dans la caisse...
En même temps je suis pas sûre que le Kiwi oserait se lever en pleine nuit, et je suis pas persuadée qu'il soit dans la capacité physique de ne serait-ce que se réveiller, vu l'état dans lequel il était hier soir au point de quasi nous supplier de le priver de dessert pour aller se pieuter plus vite (il était 18h45!).
A la fois ça vaudrait mieux que ce soit pas lui paske sinon je vais, en plus de me prendre une infection respiratoire rapport au froid, me choper une entorse de cerveau à froid, paske le Kiwi c'est ambiance tout se négocie tout s'argumente, et c'est vrai que là à part débouler en chuchoturlant "nan mais ça va pas bien? T’as vu l'heure? File dans ton lit et que je t'entende pas moufter avant 8h!", j'ai pas vraiment ni envie ni les ressources intellectuelles, là, dessuite, pour élaborer une dissertation thèse-antithèse-synthèse sur le pourquoi du comment des raisons scientifiques et indubitables qui font que c'est la nuit, que moi je veux dormir et que je m'en tape que lui nan paske c'est moi le chef.
‘Fin ça c'est la version simple! Paske en vrai je le sais que si c'est lui - pourvu que ce soit pas lui, Dieu, si tu existes c'est le moment de le prouver, fais que ce soit pas lui! - je vais être obliger de penser ET d'articuler tout ça:
Nan, y fait pas nuit partout en même temps. Oui je sais pourquoi mais je vais pas te l'expliquer là. Paske j'ai pas envie. J’ai pas envie paske je suis fatiguée. Je suis fatiguée paske tu me réveille en pleine nuit. Je sais pas comment on fabrique le soleil. Ni la lune. Oui, il est cré cré loin le soleil. Oui la lune aussi. Nan c'est pas moi qui ai fabriqué ton lit. Oui je sais comment on fabrique un lit. Nan je vais pas t'expliquer ça maintenant paske c'est l'heure de dormir paske c'est la nuit et paske si tu te fous pas au plum dans les 10 secondes il se pourrait bien que tu ailles voir de cré cré près à quoi elle ressemble la lune tellement je vais t'aéropropulser le QQ dans l'espace! Euh, l'espace c'est tout le grand viiiide qui est entre la terre et la lune. Oui c'est vide. Nan ya pas d'air. Nan tu pourras pas respirer dans l'espace. Ben ouais, y se pourrait même que tu meures. Ouais tout le monde meurt. Ouais, le chat de Mamina il est morrrt. Ouais moi aussi un jour je vais mourir (peut-être tout de suite, d'ailleurs, là tu vois j'hésite à peine!). Mais nan, je rigole. Ouais c'est pas drôle, t'as raison, j'aurais pas dû dire ça. Ouais je suis méchante. Ouais, bon, allez, arrête de pleurer là! Ou bien pleure moins fort tu vas réveiller tes frères. Ouais y dorment, eux, paske c'est la NUIT. Ouais Daddy aussi y dort. Ouais le chat aussi. Nan elle est pas morte..................... et encore ça c'est que le début de l'échange philosophique avec le Kiwi si c'est lui... Ambiance "le Cercle de Minuit"... sauf que il est pas minuit, il est 3h37 DU MATIN? Merdeuh!
Si c'est le Minky par contre avec de bons antibios dès demain pour enrayer la bronchite, j'ai plus de chances de survie... paske avec le Minky ça va être vite plié, suffira qu'il me voit (paske le fait est qu'il m'entendra pas arriver, même si je me pointais en stilettos sur le plancher de la salle de jeux, il est sourdingue, ce gosse, faut qu'on consulte!) et que je lui pointe sa piaule du doigt et il va filer sans demander son reste. Je pense pas qu'il ait peur de moi, mais disons qu'il me respecte encore vaguement et qu'il se demande pas ni comment ni pourquoi j'ai reçu mon autorité de droit divin... enfin, pas la nuit, en tous cas. Par contre il a grave les chocottes quand Chouchou lui fait la grosse voix... ah, tiens, suffirait que je réveille Chouchou pour qu'il la lui fasse depuis le lit comme ça personne aurait à se geler!
Ouais sauf que ça ça veut dire réveiller Chouchou à 3h37 et non seulement le mettre aware qu'on a un mouflet noctambule qui farfouille les Lego à c't'heure, mais en plus lui dire que c'est à lui de lui faire peur mit la grosse-voix-qui-rigole-pas. Finalement, je suis pas si sûre que ce soit moins risqué pour ma santé que de me choper une pneumonie...
Quand je vous disais que j'avais AUCUNE chance de me rendormir? Ah!
jeudi 12 novembre 2009
Winter is back
Et ben l'hiver il est là, il est revenu, il est là. Comment je le sais? En plus d'être une super tronche qui sait comme tout le monde qu'après l'été arrive l'hiver (nan, me dites pas qu'il y a l'automne entre les deux, ici l'automne n'existe pas, ici on passe direct de l'été à l'hiver, de 40° à 0°, de ta mère en short ras la moule à la sortie de l'école à ta mère transformée en poisson panné surgelé à la sortie de l'école). Et en plus je le sais, je le sens que là, ayest, c'est l'hiver.
La preuve scientifique, d'ailleurs: là je viens de faire pipi (nan, je fais pas pipi que l'hiver, on se calme, enfin), et donc je me suis lavé les mains (nan, toujours pas, je me lave pas les mains que l'hiver non plus, attendez, quoi!) et c'est LA que j'ai reçu la preuve en pleine tronche (enfin, en pleine main x 2) : l'eau froide du robinet (oui, FROIDE, à 15° à tout péter, j'ai pas exhumé le thermomètre pour mesurer, mais ça doit être ça, à la louche) eh ben l'eau froide, sur mes mains, elle est TIEDE. Donc mes mains sont à moins de 15° grosso merdo.
Bon, ben il semblerait que c'est avec une profonde tristesse que je vous annonce ma mort clinique par hypothermie léthale.
Toutes mes condoléances, hein!
jeudi 5 novembre 2009
Woof-woof
Et il veut pas être un « nadull » non plus, maintenant (alors que son frère oui pour pouvoir conduire une voiture trop vite et être arrêté par la Police et envoyé à la prison des militaires, ne me demandez pas...).
Maintenant le Kiwi a décidé: il veut être un chien.
Et "un vrai".
Ouais paske déjà avant ils avaient des phases où lui et son frère se prenaient pour des chiens (et où moi je me prenais la honte).
Genre quand le Kiwi disait à son amoureuse de 4 ans « allez, steuplé, attache-moi Maîtresse », je vous laisse imaginer la tête de la môman de la jeune princesse.
Ou quand le Minky refusait de sortir de sa classe autrement qu'à 4 pattes en portant son cartable entre les dents et que je devais lui gratter la tête en disant « gentil chien-chien » sinon il refusait d'avancer, je vous laisser visualiser la mine réjouie de l'instit ET de tous les parents d'élèves qui se retenaient tous d'appeler la DDASS.
Déjà là, c'était chaud. Et ça avait quand même duré un bon mois.
Mais là le Kiwi a décidé que sûr de sûr il veut être un chien. Un vrai chien. Paske juste faire semblant d'être un chien "ça compte même pas". Paske (je cite) « être un enfant ça craint et être un nadull c'est trop nul ». OK.
On a bien essayé de lui espiker que les chiens dorment dehors tout seuls dans le noir et le froid. Senfout.
Qu'ils sont tout nus tout le temps alors les baskets qui courent super vite il pouvait oublier. Sentape.
Qu'ils on jamais droit aux bonbons et qu'on les emmène jamais au Mc Do, même pas pour l'anniv de Lola. Métégal.
Que les chiens font pas de fête et n'ont pas de cadeaux, donc que pouvait zaper dessuite la lettre au Père Noël et oublier direct sa liste de potes invités à son anniv qui est sur le frigo depuis le lendemain de l'anniv de l'an dernier. Pagraaave.
Là on est vite arrivés à court d'arguments paske se rouler dans la bouillasse tout à loisir, se baigner dans le lac même en hiver et faire pipi au grand air n'auraient pas été des éléments valables pour le convaincre de pas devenir un iench, au contraire.
Et même la massue finale genre 2000 tonnes de ma plaidoirie, à savoir « moi je préférerais que tu restes mon piti garçon paske j'aime pas dutout-dutout les animaux » (et c'est carrément vrai, moi peux pas saquer les bestioles, aucune, niet, ni à poils ni à écailles et surtout ni à plumes, jamais, never, sauf Philo mais Philo c'est pas un chat c'est mon bébé de namour, mon premier enfant, ma seule et unique fiiiille, donc c'est pas un raison).
Et ben même la perspective de plus être le premier bébé humain de namour de moi, y s'en cogne, le bougre! Com-plet! Y s'en bat les coucougnes au mixer, cet ingrat! Y veut ça, QUE ça, pu de Spiderman, pu de voiture de course, pu d'aéroprt Playmo, pour Noyel. Ben tant mieux, hein, d'un sens, c'est qui qui va faire des économies?
Ah pis attendez, au début y voulait être un caniche, en plus, ya pas pire (enfin sauf les rats de sac à main comme a Paris Hilton).... bon ouf ça c'est passé, maintenant il veut être plutôt un chien berger... mais pas berger allemand paske ça ressemble trop à un loup méchant et les gens vont pas l'aimer. Nan, un berger des Pyrénnées y veut être, carrément!
Alors déjà que faut que je trouve une fée à la con qu'est capable de le changer en clébard (« mé siiii ça esguiste, comme dans Picconioooo »), en plus y m'en faut une qui s'y connaît limite concours de chiens pour que ce soit la bonne variété! Quéqun à une adresse à me filer?
mardi 3 novembre 2009
« C'est trooop fan! »
ET moi yen a être fan de leur façon de parler en ce moment. Sizétaient pas encore au stade de la moufliminitude, je croirais presque qu'ils sont allés lire des Agrippines en cachette tellement c'est du Brétecher comment y causent. Ah, autant pour la bouille c'est du Chouchou tout craché, autant pour la tchatche c'est du youpi Mummy ya pas photo.
Encore ce matin, pendant qu'il était 6h du mat et que Chouchou et moi on faisait genre on a pas remarqué qu'ils détruisent pièce par pièce toute la chambre d'à côté, alors que l'énervement de Chouchou commençait à devenir difficile à igorer et que je ma répétais donc déjà mentalement le numéro de la SPA (Surdité Par Accident) pour le moment imminent où il allait se mettre à beugler que fallait pas exagérer non plus et qu'ils avaient intérêt à se recoucher fissa sinon il allait se lever et ça allait leur faire tout drôle, encore là, on en a entendu une bonne (et ouf paske ça a bien désamorcé Chouchou-la-kalachnikov): « Hey, mon pote, fais gaffe paske sinon tu vas te later le groin! » a dit Minky. Ce à quoi le Kiwi a rétorqué « Yo mec, tu te détends direct paske faut pas pousser Mémé non plus! »...
Du pur Audiard, quasi-presque!
Je les soupçonne un poil de pas savoir esgactement de quoi y causent, mais menfous c'est trooop fan. Ah, j'adore avoir à portée d'oreille une meute de mouflets en pleine mini-adolescence. Si, même à 6 du' en vacances. « Total délire » comme diraient un des djeuns next door. « Hyper classe », comme lui répondrait son bro.
dimanche 25 octobre 2009
Voilà, tout est dit...
Je suis fan!
Comment ça c'est "que" un dessin animé? OK ya pas de keum avec des beaux yeux et des tatoos partout mais sans blague quasi je suis aussi fan que de PB, c'est pour dire jusqu'où ça va se loger! Ouais, pis c'est tellement cruel, j'adoooore!
Allez, régalez-vous!
lundi 19 octobre 2009
Au secours, je suis accro aux OGM!
Paske déjà je suis pas à Accapulco mais en Charente-Maritime (un poil moins glamour, je vous l'accorde, mais on fait un peu ce qu'on peut avec les moyens du bord et les disponibilités limitées en last minute-départ-à-pas-cher). Et en plus et surtout je sirote pas de piñacolada présentement (pineau des Charentes, à la rigueur, ce qui soit dit en passant serait pas forcément une perte d'autant que miam-miam le pineau c'est bon - ceci était un communiqué publicitaire du conseil général de Charente-Maritime) et encore moins au bord de la piscine (même si une piscine yen a une, mais elle appartient à des Rosbif -comme le reste de la baraque, vous me direz, cool, yen a qui suivent!- et est donc à température adaptée à pas leur froisser le thermolactyl -à savoir plutôt ambiance pingouins que dauphins, genre).
Mais bon, disons que jusque là ma santé n'était pas en péril outre-mesure (malgré l'attentat aux poules folles armées perpétuel des Rosbif proprios qui tentent de me faire mourir d'angoisse à chaque fois que j'ose mettre le nez dehors, et la lutte pour la survie de mes bronches qui se joue chaque nuit avec la toux de fumeuse de havane que je me cogne depuis poil pile que je suis arrivée ici et que j'ai osé, ô honte suprême, me détendre le système immunitaire...)
Nan, là où je suis vraiment en danger se joue à un niveau autrement plus inquiétant: je suis devenue ces derniers mois totalement fan et absolument accro aux OGM (Opérations de Grand Ménage... nan, pas les champs de maïs transgénique, José, remballe ta faux).
En ce moment chez moi c'est quasi la maison témoin qui pourrait faire la référence « after » dans « How clean is your house » (la vraie version originale british et carrément plus gore de « c'est du propre »... allez, faites pas les intellos, cette émission où des gens qui vivent dans une porcherie sans nom se retrouvent à la fin avec un petit intérieur coquet et parfumé? ben ça).
En ce moment non seulement je découvre que je possède effectivement un placard rempli d'instruments de formes, couleurs et textures variées suceptibles de faire office d'outils ou de produits de nettoyage, mais en plus je les utilise quasi quotidiennement... je sais, ça effraie, surtout pour ceux qui connaissent mon passif... Et même, pour vous dire à quel point c'est pas une humeur bénigne, l'autre jour avec ma copine Zo on a passé (nan j'ai pas dit « gaspillé », ça ç'aurait été l'ancien Moi!) au bas mot 30 minutes à débattre sur la serpillière idéale et on a même poussé les plaidoiries jusqu'à faire un comparatif FR/GB des habitudes locales en matière de nettoyage de carrelages de cuisine de couleur foncée... du grand art... ou du grand délire, c'est vous qui voyez.
'Fin bref j'étais déjà un peu inquiète de ce tour nouveau que prenait mon existence (genre « vivre pour nettoyer et non plus nettoyer pour vivre »), mais là je me rends compte que je viens de passer sous vos yeux écarquillés d'effroi du côté astiqué/désinfecté/lustré de la force paske ya 5 minutes en ouvrant le placard du salon du gîte pour farfouiller, je me suis dit: « La vache, ya un Dyson, j'aurais pas dû prendre l'option 'ménage de fin de séjour' pour pouvoir l'essayer! » Grave, je sais...
Surtout que 2 minutes après je me suis dit « rhô tant pis, je vais passer un chti coup dessuite quand même juste pour voir comment c'est trop de la balle cet aspi »... Terrifiant, je sais.
Et là j'ai donc carrément coupé la chique en pleine action à Wenworth Miller (alias le canon) et tous ses potes de Prison Break juste pour brancher la bête et me faire la moquette du salon en entendant comme il est silencieux et comme il ne perd pas d'aspiration... Irrécupérable, je vous dit.
Bon, ben José, ressors la faux, finalement, ya pu que ça à faire...
vendredi 16 octobre 2009
Pèle patate
Alors, pour que vous soyez pas obligés de la sortir vous-même et que je sois pas obligée de vous en vouloir à mort, je me dévoue « donc, c'est qui la patate dans l'histoire? ». Ben a fortiori comme dirait l'autre, c'est oim.
Et la patate sus-nommée se les pèle sévère de chez grave à donf.
ça caaaaille! Bon je suis en vacances détendue du mobile donc normalement je vis en osmose avec la nature et mon rythme interno-personnel donc j'ai pas de thermomètre à portée de main ET j'arrive à bosser mes karmas suffisamment pour pas me ruer sur la bagnole et allumer mon empreinte carbone juste pour voir la température en vrai, mais je peux vous dire que d'ici on pourrait se croire au milieu de l'âge de glace, le film. D'ailleurs j'aurais pu (du?) titrer le mammouth au lieu de la patate, mais ç'aurait été en contradiction totale avec mon travail acharné sur mon estime de ma pomme, donc nan.
D'autant que Montignac et tout ça, mais c'est une autre histoire.
Donc bref, il fait froid de chez glacial.
Genre j'ai pris un bain au saut du lit pour me motiver à sauter hors des couvertures en essayant de pas toucher des orteils le carrelage tendance banquise... Genre j'ai petit déjeuné en triple épaisseur de polaire au top de mon glam avec mes chaussettes en laine dans mes sabots (menfous tfassons j'étais alone, je risquais pas de filer des chocs à toulmonde avec mes décharges d'électricité statique générée par le frottement intempestif du coton sur le caoutchouc) ET mon écharpe que j'ai sauvée in extremis de profundis de l'oubli (sud oblige) juste avant de partir dans un éclair de lucidité sur le fait que 400 bornes, certes, mais nord quand même, yavait moyen qu'on se grelotte.
Et ça a pas loupé.
Vacances débutantes réussies, donc, a priori (comme dirait etc...) piske tout se passe comme prévu d'une part et que d'autre part je suis équipée pour donc on s'en cogne.
Et pis pour être honnête se les peler par choix c'est quand même plus cool que de se les geler paske ça nous tombe au coin de la tronche un matin de mauvaise humeur quand il faut s'extirper du plum à 5h24 paske mini-mouflon crache ses poumons et que ça fait de la buée tellement y caille... d'autant que si j'étais à ma casa à l'heure qu'il est j'aurais dû en plus me prendre la tête avec Chouchou paske j'aurais voulu allumer le chauffage et qu'il m'aurait soutenu qu'y faisait pas si froid que ça et qu'on allait pas quand même relancer la chaudière avant le 1er novembre « y nen né paz qweshtionne, tu wigoll oukoi? ».
Donc, je kiffe ma surgellation en paix (relativement encore plus depuis que j'ai expliqué au Rosbif chez qui je squatte que ça allait pas être possibeule si il allumait pas le poêle fissa et qu'il s'est exécuté illico, en s'excusant en plus de m'avoir mis dans une situation si inconfortable que s'en était limité gênant ('fin surtout gênant pour le niveau pathétiquement inexistant du service au client en France en comparaison, mais passons, « tranquille et légère », on a dit).
Donc en résumé: « ya une patate elle est en vacances to ute seule et elle se pèle »... La vache c'est tellement captivant et fun que c'est quasi digne d'être imprimé dans un Carambar... J'en connais qui doivent pas regretter d'avoir perdu quoi, 3 minutes? à lire un post aussi transcendant ! Vous en avez de la chance, quand même, avouez!
jeudi 15 octobre 2009
Vous reprendrez bien une tranche de Rosbif?
Eh ouais, jusqu'ici ils me poursuivent!
Alors, pour ceux qui auraient pas suivi (et ils doivent être nombreux puisque j'avoue, je confesse et je m'excuse, j'ai un peu beaucoup fait l'ermite blogale ces derniers temps et donc si vous comptiez sur La Grenouille pour être au faît des nouvelles fraîches vous devez être tout pourris à l'heure qu'il est) Ma Pomme est en plein (enfin, vient d'arriver, on est à J+1) dans sa semaine de réalignement karmique autocentré... c'est à dire que Bibi en a eu ras la crête de se fader les caca-couches, les pipis qui coulent intempestivement poil à côté du chiotte, les séances de négociation sur le thème ô combien passionnant de « pourquoi je pourrais pas mettre un short alors qu'il gèle dehors » ou de « comment on fabrique une moissonneuse-batteuse? » ou encore de « si tu me donnes pas une boîte de Smarties toussuite je vais pas t'inviter à mon anniversaire de 9 ans » (dans 4 ans, donc, ndlr) ou encore de (ma préférée) « nan aujordouwi c'est moi qu'a le bol de la vache paske hier c'est toi qu'as appuyé sur le bouton du volet »... breeeef, Bibi, Ma Pomme et moi-même avons rendu notre tablier de « ta mère toujours à l'heure à la sortie de l'école », de « ta femme toujours dispo pour nickeliser la cuisine » (43 jours j'ai tenu à garder la cuisine plus clean que dans un magazine de déco... qui a remarqué? Ben voilà!) et aussi de « ta copine toujours dispo quand tu veux que quelqu'un gère tes problèmes existentiels à ta place ». Et donc, Bibi, Ma Pomme et moi-même sommes donc en vacaaaaances toute seule pour une longue et interminable (kikadi « inter-minables » que je le transforme en Picasso période bleue?) semaine.
L'extase absolue, en un mot.
Pour vous dire le niveau espérentiel de l'entreprise, j'ai même pas emporté de réveil. Ni de Sudoku. Cerveau au repos total.
Bon OK, je suis vue, pécho comme une bleusaille, ouais, j'avoue j'ai emporté le mini ordi. Mais ya pas de connexion web ET ya pas Photoshop ni Dreamwaver sur le mini ordi. Donc en gros c'est juste un papier no limit et un stylo qui fait pas mal au poignet... j'ai dis « réalignement karmique », tfassons, pas « retour aux sources » ni « welcome to the ice age », non plus, encore que, la température pourrait faire croire que !
Donc totale, je me retrouve au fin fond de la Charpente-Maritime (pas la partie où ya la mer et les huîtres, nan, la cambrousse profonde, dans un chti gîte paumé au QQ d'un village qui a le bon ton de s'appeler SAINT-LEGER (nan, sans déconner, ça s'invente pas!) à me concentrer sur ce que veut mon ventre et à tenter d'être H24 « tranquille et légère » (comme dirait la witch, qui va si ça continue se prendre une carte postale dans sa face d'ici demain).
Et donc je suis arrivée ya quoi quelques heures (je sais pas combien vu que j'ai pas de réveil, vous rappelez?) dans ce hâvre de paix, harmonie, tranquillité, sérénité, et il se trouve que the place en question n'est autre que l'annexe d'une famille tout entière de Rosbifs bien de chez eux...
A la fois j'avais peu d'espoir d'arriver en France profonde chez des Français superficiels, vu que ya bien que les Rosbifs qui soient assez tarés pour aller convaincre un banquier qu'un puits sans fond à St Léger qui leur coûtera l'absence de retraite de leurs nains en travaux c'est vraiment trop pittoresque pour s'en priver. Donc belle p***** maison de maître en pierre de taille mit le parc arboré qui va bien avec un gîte rural dans chaque dépendance et roulez vieillesse!
Et c'est là, à 19h46 (alors que j'avais franchi le double portail en fer forgé à 18h31 tapantes poil on time pour le rencard et que j'étais dans l'imminence de me faire pipi dessus tellement j'avais roulé depuis 14h15) et c'est à ce moment précis, alors que le Rosbif maître des lieux était en train de vociférer contre sa nouvelle super smart bouteille de gaz mini-light qui voulait pas fonctionner, que j'ai réalisé à quel point les Rosbifs et les Roqueforts sont vraiment pas 'utout faits pour vivre ensemble. Paske socialement, sémantiquement, communicationnellement, c'est juste ce qui se rapproche le plus d'une aberration de la nature.
Jespike.
Le gars, donc, qui voulait faire bonne impression et était visiblement pas plus sûr que ça d'y arriver (il en était au moins à la 12e répétition de la phrase « Si vraiment ça vous plaît pas, franchement il faut me le dire et je le prendrais même pas mal si vous allez ailleurs, j'ai même de très bonnes adresses si vous voulez » - le tout en Rosbif dans le texte, of course, faut pas croire non plus qu'un Rosbif sorti de son île pendant plus de 7 ans aurait appris le dialecte local), le mec donc était en train de s'énerver sur son embout de bouteille de gaz qui visiblement refusait de fonctionner alors que hier encore ça marchait au quart de poil (et moi j'en étais à réviser mentalement la page 15 de mon manuel du parfait secouriste pour le moment où il alliait finir par la faire, sa crise cardiaque ou son AVC et qu'il faudrait que 1/ je le mette en PLS (position latérale de sécurité, bande d'ignares) 2/ je donne l'alerte et 3/ j'attaque le massage cardique (le cas échéante, bien sûr... surtout que j'adore cette formule « le cas échéant »).
Et donc la type me dit à quel point ces nouvelles bouteilles de gaz sont trop pouraves, que vraiment il s'est bien fait ure de virer les anciennes alors qu'elles marchaient parfaitement. Ce à quoi il ajoute « Sorry, maybe you have one chez toi... well chez vous, daïssowlaï monne française n'étant paz twè encore bonne »...
Ouais, ben nan. Déjà, ouais, ton français, coco, tu devrais juste éviter de le montrer à des gens comme ça au débotté paske à ce stade ça relève de la brigade des moeurs, et pis aussi, mon gars, faut vraiment être un Rosbif pour se confondre en excuses pour avoir appelé quelqu'un « tu » au lieu de « vous » alors que, incongruité absolue, (« incongruité », sans dec', vous en perdez pas votre culotte, là, les gens?) trente secondes avant t'avais réussi à caser dans une seule phrase assez de bloody hell, holly crap, fucking rubbish et blooming shit pour faire s'aplatir le brushing de Babeth 2 herself... autant dire mon pote qu'à ce stade de la conversation mon vocabulaire de jurons était suffisamment développé pour que le fait que tu me « tue » ou que tu me « voue » était à peu près le cadet de mes soucis (juste derrière la panique absolue de mon instinct de survie pas du tout rassuré par les bidouillages de bouteilles de gaz mit allumette enflammée dans la main et bouton du four à donf).
Et voilà why tu te sentiras jamais intégré dans ton bled paumé (en dehors du fait que je vois pas bien comment tu peux te faire des vrais potes autochtones si tu cales rien à leur langue, mais admettons): c'est tout simplement paske, appelle-nous coincés si tu veux, mais nous les « fromages qui puent », on préfère que tu nous dise « tu » en restant poli plutôt que tu nous déballe un dictionnaire des gros mots en nous vouvoyant la bouche en cul de poule.
P***** ça doit envoyer du pâté à Fuckingham Palace ! J'aimerais bien entendre Babeth 2 causer comme une charretière à Phiphi avec des mots en « ing » tout en continuant de l'appeler « Duke Philip dear »! Remarquez, elle doit pas changer ses bouteilles de gaz tous les 4 matins...
dimanche 11 octobre 2009
Le moulin à purée, mou du genou et le porte-clé font la paupiette...
Bon, allez, je vous laisse pas comme ça, jespike.
Il se trouve que moi et ma copine toute neuve ('fin, avec tout le respect et tout ça, presque un an déjà, tu vas finir par virer « vieille amie »... mais c'est que du bonheur, hein!) on a passé le week-end dernier à tortiller du croupion en « stage de swing »! (Déjà l'intitulé, hein, ça fait rêver. Ouais, avant je disais « stage de danse » mais j'ai arrêté paske les gens menaçaient de s'étouffer de rire en nous visualisant en tutu rose... et, pour le coup, je les comprends).
A ce stade de mon monoblog je vous demande pas 'utout de comprendre de quoi je parle ni même de visualiser l'action paske moi-même avant de mettre les pieds chaussés ad-hoc sur le parquet ciré de l'endroit j'avais aucune idée de ce à quoi ça pouvait ressembler.
Déjà le swing en tant que concept c'est assez hermétique pour le commun des mortels. Si. Si. Paske déjà ça se danse en couple donc toulmonde dit « ah, ouais, de la danse de salon, quoi » sauf padutou, on est pas les filles over maquillées avec es robes improbables superbouffantes, des collants couleur chair épaisseur anti-varices, des sandales dorées à talons même l'hiver (d'où les collants!), les mecs avec dans pantalons noirs tellement moulés au Q que soit c'est cash sur le poil soit c'est un string pour homme (brrrrr) le cheveu gominé et le sourire à se cramper les zygomatiques, et les deux qui dansent avec une position balai dans le derrière et un air hautain à mi-chemin entre « je vais envahir tous les pays limitrophes » et « je me fais chier autant que vous mais comme je suis payé pour ça j'essaye de pas le montrer »... Nan, rien à voir.
Par contre c'est pas non plus ambiance on révise les chansons des Spice Girls l'Intégrale en faisant dessus une super « choré » de la mort qui tue que à la prochaine boom on va en mettre plein la vue à Kevin et Jordan de 4eD tellement on gigotte bien nos QQ brodés « juicy »... Nan, rien à voir non plus.
Comme quoi quand je vous disais que fallait pas essayer de visualiser... faut m'écouter, les gens, des fois je raconte pas tout le temps des coccigrues, voyez!
Allez, je vais pas vous mettre au supplice plus longtemps, si tant est que j'ai réussi à vous emmener jusque là, auquel cas, merci, you made my day (tiens une expression rosbif intraduisible, ça faisait un bail, nan?).
Donc le swing c'est un courant dansatoire qui réunit le boogie, le lindy hop, le west coast swing et d'autres trucs encore plus improbables genre le jitterburg, le balboa ou le milonga (vous pensiez pas qu'avec lindy hop j'étais au taquet, quand même, si?) et tout ça (prêts?) c'est jamais rien que les ancêtres du... du?... du rock! ouais, le bon vieux rock à 6 temps qu'on dansait dans les soirées rallye en faisant l'essuie-glace avec le bras, ou que danse Tata Branchouille et Tonton Vieubeau au mariage de la cousine Gwendoline. Genre.
Sauf en vraie éclate totale de chez j'adooore, je vous promets, on se poile, on s'éclate, on se pouffe (de rire, exclusivement, Chouchou on se détend).
Enfin, on s'en paye une bonne tranche, sauf que la plupart du temps on est obligées de le faire sur le tournedos de nos co-danseurs paske sinon en vrai c'est pas marrant tout le temps... En fait le souci, j'ai déduis après 2 jours et une nuit de vie commune avec les gens du swing, c'est que autant nous on est là pour prendre une bouffée d'air non pollué par des beuglements de moufflets, autant tous les autres gens y sont là paske le swing c'est leur laïfe, leur but, leur espoir, leur quotidien, leur raison de vivre. Triste, je sais. Et croyez-moi c'est encore pire quand tu n'as pas d'autre choix que de tenter par tous les moyens (limités!) en ta possession de convaincre ces gens que c'est pas la fin de leur monde si ils prennent le risque inconsidéré de danser UNE FOIS avec une débutante qu'est pas là pour se prendre au sérieux. Chaud-bouillant, c'était, cette partie (pompeusement appelée sur le programme « 22h30-... : soirée dansante »). ET quand je dis chaud-bouillant je veux dire galère maximale pour nos pommes, pas chaud-chaud-les-marrons on emballe à tours de bras (c'est pas qu'on était là pour ça, mais avoir un ou deux gars de préférence super danseurs qui se seraient gentillement consumés d'amour pour nous en secret dans un coin du dancing en trouvant finalement le courage de nous faire swinguer toute la soirée bien que sachant qu'ils n'avaient aucune chance, j'avoue, ç'aurait été pas désagréable).
Bref, long story made short, on a « ciré le banc » toute la soirée, comme dirait ma copine. Ce qui nous a donné tout le temps, le loisir (et pas le choix, pour être franche, à ce stade ça tenait du seul moyen de rester saines d'esprit, voire c'était une question de survie!) le loisir donc de se foutre copieusement de la tronche de nos ex-compagnons de cours de l'aprèm, sans quoi on serait tout simplement décédées d'ennui (ou de honte, j'hésite encore).
Laissez-moi donc vous esquisser un bref portrait des personnalités les plus hautes en couleurs présentes à cette soirée mémorable (histoire de leur refaire le portrait virtuellement par la même occasion, inutile et anti-constructif, certes, mais, franchement, ça soulage)
Le moulin à purée, d'abord, une calamité pour l'humanité toute entière (et la seule occasion de nous sentir comme faisant partie du grand « tout » des swingers (-euses, plutôt) piske sur son cas au moins, on était toutes d'accord pour dire que débutante ou confirmée, c'était juste pas possibeule). Le gars, déjà, remarque même pas qu'il est le seul à porter un survêt de l'OM toute la journée (en plein coeur de l'Arriège pyrénéenne, c'est juste shoking, même quand y connaît rien au foot comme Bibi. A la rigueur un polo de rugby de euh... 'fin une équipe locale quoi, ç'aurait été un peu plus acceptable), à se « boire une mousse » entre chaque cours en se grattant les coucougnettes ouvertement, et qu'a pas honte de raconter en se claquant sur les cuisses qu'il a failli pas venir à la soirée pask'il s'est quasi endormi devant le match vu qu'il bouffe des anti-inflammatoires rapport au claquage qu'il s'est fait dimanche dernier au match de l'A.S.Moncuq... La grande classe, ya pas. Of course le keum vient au stage pour faire plaisir à Bobonne qui kiffe la salsa grave, et aussi pour prouver un peu que quand on est un sportif de haut niveau comme lui (attends, l'équipe seniors 3 de l'A.S.Moncuq a fait 6e au championnat cantonal en 98, quand même!), le swing c'est les doigts dans le nez (systématiquement, d'ailleurs, entre deux passes, hop, un chips de narine in the bouche, miam! Euh, on fait une figure sans les mains ,là, ok?). Et donc le gars comme il a des muscles et qu'il veut qu'on les voie (paske quand même l'abo à la sale de muscu de Moncuq c'est quasi aussi cher que l'abo à Canal pour pas louper les matchs de D3 sur son plasma donc bon, faut rentabiliser l'investissement), le mec mouline du bras en continu. Et même que quand il fait faire un tour de piste en salsa à Bobonne, il mouline du Q aussi. Le tout à contre-temps, évidemment, sinon c'est achement beaucoup moins drôle. D'ailleurs depuis que j'ai été obligée de danser avec lui pendant 2 cours d'affilée, je suis sous anti-inflammatoires aussi rapport à une luxation de l'épaule...
Mou du genou, lui, ne fait l'unanimité qu'entre moi et ma copine, paske toutes les autres grues de la soirée elles trouvent que « Jean-Mi y danse troooop bien ». Les autres nanas quand tu leur dit « pfff, c'est nul, les mecs yzinvitent pas », elles répondent toutes « Rôôô, t'as pas dansé avec Jean-Mi? Attends, mais demande-lui, hein, il est pas comme ça, lui, y danse avec toulmonde ». Et le fait est que Jean-Mi danse avec toutes les bonnes femmes qui se trouvent à sa portée (naaan, pas moi, pitié!), et même à un moment Jean-Mi fait danser deux gonzesses en même temps, une dans chaque main, et en plus il est tout fier de son exploit, le pauvre, et les deux pouffes elles en peuvent plus d'extase, les pauvres.
Jean-Mi quand y danse, il se donne à fond (et d'ailleurs y te le dit à la fin de chaque cours « j'ai tout donné », et tu t'attends à ce qu'il ajoute un « merci public » à la Dubosc derrière). Paske Jean-Mi est super aware du fait qu'il a un public, et Jean-Mi donne tout ce qu'il a pour que ce public soit essentiellement féminin... même si dans le fond les bonnes-femmes y s'en tape, il se kiffe bien assez dans la glace quand il danse, quasi il a pas besoin d'une partenaire vu que tfassons il danse pour son extase personnelle de l'intérieur de lui pask'il le vaut bien.
D'ailleurs la plupart du temps vaudrait mieux pour la sécurité de tous que Mou-du-genou danse tout seul (et dans une salle déserte), paske Jean-Mi, quand y danse, ça part dans tous les sens. Il a cette position tellement seyante du macaque en fin de vie, il te lance d'un bout à l'autre du dance-floor comme un gorille en colère, le tout en gardant les yeux fermés et avec un sourire prognate de babouin qu'a boulotté trop de feuilles de coca... Nan, vraiment, elles ont raison les autres nanas, Jean-Mi-Mou-du-genou est magnifique à regarder, d'ailleurs quand « les filles vous tournez » je veux bien passer mon tour pour le contempler tout à loisir paske sinon « aïe, ma luxation de l'épaule » quand il me propulse dans le coin opposé du parquet paske je lui cache la vue de son irrésistibilité dans le miroir.
Ouf, « les filles, vous tournez? »... sauf que le prochain des cavaliers en lice c'est Papy-pervers... et d 'un coup Jean-Mi est ton meilleur ami. Papy-pervers est venu en camping-car paske comme ça il peut faire tout comme chez lui sans se laisser distraire. Papy-pervers se tape une petite jeune ('fin, elle a 23,7 ans de moins que lui, mais ça suffit à le faire bicher grave) et d'ailleurs il en est tellement fier de sa ptite poulette qu'il lui roule une pelle avec la langue et le chti pincement de fesse qui va bien à chaque fois qu'il la récupère quand on tourne... ce qui est écoeurant mais serait possible à supporter si Papy-pervers ne donnait pas cette impression cré cré dérangeante qu'il veut te faire tout pareil quand c'est ton tour de danser avec lui.
Ouais, Papy-pervers te colle son haleine douteuse à 1,3 millimètres de ta tronche quand il danse avec toi, et il te fusille du regard comme si il voulait te pincer les fesses de l'intérieur. Et quand le prof dit « les hommes, pensez à maintenir la connexion avec votre partenaire pour qu'elle comprenne ce que vous voulez lui faire faire », Papy-pervers te choppe par les agrafes du soutif et te plaque les nénés contre son torse velu puis se frotte son pubis sur ta jambe comme un teckel en chaleur... BRRRR... rien que d'y repenser ça me fait froid dans le dos que je suis sûre que j'ai dû attraper la grippe porcine...
Et pour finir, last but not least, comme on dit chez Chouchou, ya le porte-clefs et Bogossprof qui te font la passe de la paupiette... ouais, je sais, il était tard, ça devient de plus en plus obscur comme référence. Donc je détaille.
La fille est toute petite, toute mignonne, 1m40 au garrot et elle a vachement de la chance pask'elle peut se trouver des fringues à pas cher au rayon « fille 5-10 ans » de chez H&M pask'elle a déjà essayé le 34 et franchement elle flotte dedans c'est juste pas possib. Elle est toute petite toute mignonne et même super sympa (d'aillleurs c'est la seule personne qui te fait la bise à toi et à tous les autres débutants au début de chaque cours, et la seule prof qui te confesse entre deux cours qu'elle stresse pour le prochain paske va falloir qu'elle assure). Paske forcément il faut qu'elle soit à la hauteur quand elle se fait projeter dans les airs par Bogossprof, son partenaire à la danse et à la ville. Paske Bogossprof a est vice-champion du monde de boogie, alors faut pas rigoler avec le swing. Bogossprof il est pas dégueu à regarder, j'avoue, (hein, Anne?) mais Bogossprof son problème c'est qu'il le sait. Il le sait mais il l'assume pas complètement et du coup il est tout le temps partagé entre vouloir qu'on le regarde et faite pipi dans son baggy de peur de se planter pendant que toutes les meufs alentour le matent. Donc il a bien dressé sa nana toute petite toute mignonne qui danse de façon impeccable pour pas l'embarrasser mais sans fioritures paske quand même sur le coup c'est lui et son ego en quête de rassurance les stars. In the pocket le porte-clefs!
Et pour qu'on le remarque des fois que on serait plutôt des groupies de Mou-du-genou, Bogossprof sort sa botte secrète préférée: la passe de la paupiette (qui a sans doute un vrai nom technique impossible à retenir et achement moins drôle et représentatif que la paupiette). En gros et pour les non-billingues en swing-talking: tu balances ta partenaire en mambo concave tout en lui vrillant le bras dans le sens trigonométrique puis tu la fais tournoyer par-dessous en oblique de sorte que son brushing frôle le parquet puis tu la projette en asymptote dans les airs et si la fille est à ton niveau elle retombe sur ses ballerines taille 35 poil dans les temps pour sautiller sur le « sept-et-huit ». « C'est clair pour tout le monde? Bon ben à vous! » dit Bogossprof bien fier de son coup pendable. Et là même si avant tu lui pardonnait quasi tout pour ses beaux yeux, là le mec tu le hais franchement. Paske une passe qui fait les filles se sentir aussi légères et gracieuses qu'une génisse obèse enroulée en paupiette impropulsable, c'est juste de la torture mentale... tu m'étonnes que son porte-clefs soit moitié anorexique! C'est bien simple une personne de sexe féminin normalement constituée ne PEUT PAS s'enrouler sur elle-même en rase-mottes pendant que son partenaire normalement constitué la penche puis la redresse par-dessous son bras avant de la faire décoller du sol... et encore moins en rythme et en bouclant le tout sur 6 temps pour caser le « sept-et-huit » à l'arrêt quand la paupiette est emballée-pesée. C'est génético-physiologico-techniquement inhumain, c'est tout. Et pas la peine de le remontrer 35 fois au ralenti pour montrer comme c'est trop facile ni en accéléré pour montrer comme c'est tellement naturel que vraiment « je vois pas où est le problème, c'est une passe vraiment basique ». Ben nan. Et bing, une entorse à mon self-esteem qu'il va m'en coûter des mois de rééducation mit la witch pour m'en remettre.
Toutes ces blessures plus les crampes aux zygomatiques et aux abdos à force de se poiler (heureusement!), ah on était belles à voir au retour, quand les mouflets en délire et la cuisine pas rangée nous sont tombés sur le râble dans les 4 secondes après avoir passé la porte, je vous dis que ça!
dimanche 5 juillet 2009
Welcome
Alors bon, of course, ne nous voilons pas la face, côté pile ça a été pas vraiment la joie pour ne pas dire assez proche de l'enfer total depuis environ quatran-edmi, à savoir le moment où on a été propulsés Chouchou et moi de la communauté de l'anneau à la communauté de l'anus TRÈS productif. Et de ce jour là tout est allé de mal en pis, avec la multiplication des mouflets est venu la multiplication des déchets excrémentiels.
Bon, tant que toutes ces productions étaient circonscrites à une expression débridée et inattendue mais dans l'espace restreint de la Peaudouce (ou alentours en cas de fuite), on avait encore un léger espoir de survie. A condition de prendre les précautions nécessaires et indispensables concernant la préservation de ses facultés olfactives et de désinfecter de la tête au pieds le mouflet producteur, l'adulte sauveur et parfois (souvent) les lieux de la création "proprement" dite et de la décontamination, yavait moyen de faire face, d'autant qu'à part les jours de grande gastro ou les lendemains de dîner gastro, on pouvait se dire qu'une fois que la grosse com' du jour était passée, on pouvait se détendre pour 24 heures environ... on avait même eu un regain d'espoir avec l'avènement du Blini qu'on a d'ailleurs failli rebaptiser "le bébé magique qui fait caca qu'une fois par semaine, Amen", suivi de près par un regain de fierté quand le Minky à intégré le concept longuement rabâché "caca pourri chez nounou chérie, caca normal au domicile familial". Ouf.
Sauf que l'accalmie a été de courte durée, que la révolte grondait à l'insu de notre plein gré à Cacaland.
Ouais, paske à peine le Minky avait commencé à se réguler, à peine on avait réussi à gérer les débordements en trouvant la marque de couches ad hoc, que toute cette paisible béatitude a été anéantie par une crise majeure et sans précédents: la grande épopée du caca-pot.
Une révolte? Non, une révolution. Un cataclysme, même, je dirais.
Paske non seulement le Minky n'est pas intéressé le moins du monde par le moindre apprentissage qui pourrait se révéler un tant soit peu contraignant (et s'asseoir à un endroit fixe toutes les 30 minutes sans avoir le droit de faire le cochon pendu sur la tuyauterie de WC, c'est TRÈS contraignant pour un Minky cré cré remuant), mais en plus il s'avère que le Minky n'a pas DU TOUT envie que son caca ne sorte de lui à l'air libre, et encore moins pour aller ce noyer dans "deulo"...
Avec Kiwi on avait tenté l'approche scientifique qui s'était révélée payante: il avait demandé où il allait son caca quand on tirait la chasse, on avait amorcé une explication rationnelle à base de tuyauterie, de tout-à-l'égoût et de station d'épuration dont il n'avait retenu que l'essentiel, à savoir qu'il envoyait généreusement son caca en vacances à la mer en le faisant surfer sur la vague de la chasse dans le tuyau, du pur bonheur. On avait un peu de mal à pas s'énerver quand on nous sommait de pas "réveiller le caca quand il dooorrrrt", et on s'était assez vite lassés de devoir venir à tour de rôle Chouchou et moi faire au revoir à la petite crotte avec son créateur, même si au début c'était marrant de se poiler à la visualiser en chemise hawaïenne avec ses Rayban sur le nez et sa planche de surf sous le bras.
Mais dans l'ensemble, tout c'était passé dans une ambiance relativement civilisée et respectueuse des règles de base de la vie en communauté.
Mais là, avec le Minky, alors qu'on était absolument pas préparés par l'histoire récente de notre jeune démocratie de Cacaland, pouf, le putsch. On est passés directement en 3 jours de la république de la crotte à la tyrannie du caca.
On vit donc dans la peur permanente que le tyran au pouvoir pointe le bout de son nez dans un moment inadéquat (ce qui est TOUJOURS le cas), à savoir quand le Minky a le QQ en liberté posé sur le canapé blanc cassé, la moquette du palier, le tapis de la salle de jeu, le matelas de mon lit, les livres de la bibliothèque, les jouets de son petit frère, le doudou de son grand frère, son siège auto... soit à peu près partout et tout le temps. La Grande Terreur, donc, partout, tout le temps. Inclus quand le Minky est en position adaptée dans les "lieux d'aisance", comme on dit.
Parce que, malheureusement, le Minky a aussi peur que nous de ce qui pourrait se produire si il rendait la liberté à son méchant caca... ou pire, ce qui pourrait arriver si il laissait se noyer son gentil caca. Donc le caca reste où il est bien au chaud ou férocement enfermé à l'intérieur de lui, sauf bien sûr quand le caca prend le pouvoir sans qu'on ait la moindre chance de lutter et qu'on s'en retrouve tous couverts du nez aux pieds paske le caca crie sa vengeance à pleine odeur et dégoulinade maximum.
Donc si quelqu'un connaît un bon exorciste, une réincarnation valide du Roi Salomon, ou un prof d'éducation civique , je prends, paske là je nous sens très très mal partis pour arriver à mater l'émeute, anéantir la révolte, renverser le tyran, et ré instaurer enfin le calme, la sérénité et la vie communautaire paisible.
Et dans ce cas autant dire qu'on peut toujours se brosser pour l'école laïque et gratuite en septembre.
Ben on est pas dans la merde... ah, ben si, justement.
jeudi 2 juillet 2009
Trans
J'ai failli titrer « Vraie blonde, vraie forte poitrine », mais je me serais retrouvée avec des dizaines voire des milliers de lecteurs indésirables en chaleur, donc comme mes cheveux sont peut-être blonds, mais mon cerveau pas, je me suis abstenue... J'ai bien fait, hein? Mais je vous rassure, chers lecteurs fidèles, on va parler de s*x* quand même (rien de gore, je vous rassure, Maman, reviens!)
Oui, « trans », donc... Trans-génique, trans-sexuelle, trans-formée, quoi!
Bon, trans-génique et trans-formée, rapport à ma mutation en blonde, un truc de malade que je devrais en faire un bouquin pour remplir mon portefeuille de blonde ou une thèse pour remplir mon CV de brune, j'hésite encore.
Trans-sexuelle, par contre, vous surprendra sans doute un poil plus... et risque d'achever d'apâter le lecteur lubrique.
Bon, dire que je suis devenue une fille en devenant blonde est un chouia excessif, mais c'est pas non plus totalement faux.
Alors ouais, ok, j'avais déjà une panoplie de nana avant d'avoir les cheveux beiges (euh, une bonne centaine de panoplies au bas mot, mais ça c'est une autre histoire), mais il faut bien dire que mes neurones étaient en pourcentage majoritaire affectés à des considérations autrement plus cruciales que la meilleure marque de baume de soin capillaire... sauf que quand on est blonde, on ne peut pas se permettre de négliger ne serait-ce qu'un instant ce genre de préoccupation. J'ai donc à ma grande surprise été contrainte et forcée de surpeupler le rebord de ma baignoire de flacons divers et variés comme toute vraie fille qui le vaut bien.
C'est d'ailleurs assez phénoménal de voir le nombre de lotions, crèmes, soins, masques, après-avant-pendant-shampooings, baumes, onguents, fluide, sérums et autres mixtures qu'on est censés se tartiner sur le crin quand on est blonde... je dis « censée », mais obligée est en fait plus adapté paske à moins d'avoir envie de jouer à la soeur jumelle de Britney-sans-les-cheveux, il est absolument indispensable de refaire une santé à mes pauvres tifs peroxydés.
J'ai donc cédé aux sirène commerciales et publicitaires et dévalisé le rayon « beauté des cheveux » du nouveau Carrouf du bled à côté, alors qu'avant je me contentais de piquer le Head & Shoulder Classic for Men de Chouchou et mes brunets ne s'en étaient jamais plaints.
Autre signe que je deviens une vraie fille: je ne porte plus QUE des vêtements roses. Ben ouais, pas le choix. Ben nan, croyez-moi, quand on a les cheveux beiges et que c'est l'été, on est vraiment un peu l'otage du côté de son placard où tout est rose (oui je sais, je suis une psychopathe, je range mes fringues par couleur dans mon dressing alors qu'une vache de Beyrouth ne retrouverait pas son veau dans le reste de ma ruine... doigt). Ben si, paske bon déjà les couleurs fashion genre « lin », « taupe » ou « terra cotta » tu oublies sauf si tu veux ressembler à un nuancier de crépis de façade de chez BricoMarto. Pareil pour tout ce qui se rapproche du bleu et des couleurs froides en général (j'entends encore Bonne-Maman me seriner que « le rouge est la couleur des brunes » ben elle avait dû sniffer ses perles paske nan madame, le rouge est la couleur des BLONDES à moins que tu veuilles te balader en couleurs froides qui te font un teint à la Lynette-Scavo-fait-sa-chimio, les fans de Desperate comprendront). Donc reste les couleurs chaudes et vu que le jaune et le orange sont à proscrire vu qu'ils ont tendance à se refléter dans tes cheveux beiges pour te faire un total-look banane (ou carotte, hein, c'est selon), et que le rouge j'ai essayé une fois et j'ai eu l'impression de faire femme-sandwich pour le 3615Dominatrix tellement j'aurais été à poil les mecs auraient été plus calmes, reste donc plus que le rose.
Telle que vous en me voyez pas je m'apprête donc à partir jeter mes mouflets au dernier jour d'école habiller en Barbie de la tête aux pieds...
Alors, est-ce pour ça, pour les maxi-nénés-jj'allaite-à-volonté, ou pour juste les cheveux beiges que j'arrive plus à passer inaperçue à l'heure des mamans, je ne sais pas, les études comparatives sont encore en cours d'analyse, mais toujours est-il qu'après 2 ans de présence assidue sur le parking minuscopique de l'école du bled 2 fois par jour quoi qu'il arrive, ya des pères qui viennent tout miraculeusement de découvrir avec un enchantement à peine voilé mon existence... et l'autre jour alors que j'étais au mieux de ma forme (à savoir le cheveu gras, la larme à l'oeil, le vêtement mou maculé moitié caca moitié vomi et recroquevillée sur ma civière des urgences à me tordre de douleur (rien de grave, on se détend), ben même là les 5 brancardiers différents qui m'ont roulottée dans les couloirs ont trouvé moyen de me faire du gringue! Même après que Chouchou soit arrivé pour me tenir la main!
Nan, vraiment, ça tombe bien que je sois devenue une vraie fille paske les mecs sont vraiment vraiment trop des crétins.
samedi 30 mai 2009
Bye-bye baby...
Ouais, allez, je sais que vous vous en tapez le coquillard de mes états d'âme, vous voulez du croustillant, de l'action, du sang des trips et des boyaux, voir un peu de franche rigolade, mais mon petit coeur brisé comme une pâte à quiche, ça, toulmonde s'en fout, c'est bien connu...
Bon, allez, paske je sais qu'en vrai vous m'aimez bien (sinon vous seriez pas là, hein?) et que vous avez quand même du bol que je sois pas rancunière, je vais faire de mon mieux pour arrêter de renifler et vous espiker le topo.
"Bye-bye baby", donc. "BabieS", même, en fait, devrais-je dire. Eh ouais. Je me souviens encore très clairement du temps où j'étais une mère de 3 mouflets quasi épanouie (au bord de la crise de nerf tendance sur le fil du rasoir tout le temps, certes, mais relativement happy quand même la plupart du temps, ouf). Je m'en rappelle d'autant mieux que c'était encore le cas il y a pas plus de 10 jours, quand je me préparais déjà, toute auréolée de d'ignorance insouciante, à être faussement émerveillée et vraiment émue dimanche prochain pour la "fête à ta reum" quand j'allais ouvrir mes cadals en nouilles avec la colle qui dépassé et la peinture qui bave les yeux encore tout croûtés de mon absence de nuit (il aurait été 6h13, comme une grasse mat' de dimanche matin)... Je voyais déjà le Minky qui m'aurait marché sur les cheveux dans le lit, le Kiwi qui aurait braillé dessuite que c'était pas lui et que pourquoi son frère était plus près que lui, le Blini qui m'aurait vomi dans l'oreille après sa 6e tétée de la "nuit" de 5 heures en guise de présent... Aaaah, le bonheur, quoi!
Sauf que nan, pas cette fois, c'est fini-i-iiiii tout ça!
Paske maintenant mes mouflets sont grands. Maintenant mes mouflets ne sont plus de mouflets, ils sont des adultes en puissance.
C'est arrivé d'un coup, sans crier "gare" (paske si quiconque avait crié "gare", j'aurais illico sauté du train). En moins de 10 jours, j'ai perdu mes trois bébés. Maintenant au réveil ya plus de nains dans les babygros, ya des vrais hommes. Si, si, je vous jure. Les indices sont partout autour de moi...
Le Minky a grandi en 10 jours de ce que moi je grandis en, euh, ben jamais, piske comme dit si bien son grand frère, "tu grandis pu, toi, tfassons, t'attends là, sans grandir, juska qu'on te rattrape pis qu'on te double, quoi". V'lan, dans les fausses dents. Donc le Minky doit faire environ 95cm au garrot, et n'est plus DU TOUT potelé. Un grand échalas mince et élancé, qui sait se servir de son corps pour faire des trucs genre courir, sauter, se rouler parterre, tout ça en toute maîtrise, pas pataud pour deux sous, in-cré-dibeule. L'autre jour avec son jean droit délavé, sa chemisette hawaïenne, sa baskets blanches et sa casquette, on aurait dit un étudiant en route poru el pub pour se déstresser après avoir refait le brouillon de sa thèse de psycho-sociologie des animaux mythologiques...
Même les bouclettes brunes qui dépassent de la casquettes font plus illusion, maintenant, le Minky, c'est Magnum sans la moustache.
Moustache qui si il continue sa croissance à ce rythme devrait apparaître environ jeudi prochain d'après mes calculs... Dingue.
Le Kiwi m'explique maintenant la vie avec un air navré comme si j'étais sa vieille aïeule bien brave mais bien sénile. La plupart du temps on dirait un ado qui a la honte que sa reum l'attende à la sortie de l'école, genre "râââ la plaie!". D'ailleurs l'ado en puissance est en période gothique (ou "émo" plutôt, c'est ça qu'on dit maintenant, 'fin comme je le saurais, tfassons, je suis "pas vraiment jeune, quand même", comme il dit): donc l'ex-nain choisit maintenant ses amis, ses activités, le contenu de son assiette, sa coiffure et ses fringues. On a donc à la maison une version miniature d'un chanteur de rock des 70's (genre tempes longues - jusqu'à la semaine dernière où il a exigé une coupe de cheveux quasi skinhead à la tondeuse comme Daddy, grave), tout en noir et avec un jean moulant noir (d'ailleurs la phrase qu'il prononce le plus souvent le matin c'est "méoùest mon sliiiiim?").
Je m'attends donc à tout moment à ce qu'il rapplique à la maison avec une fille à longue frange et piercing dans le nombril pour m'annoncer qu'ils partent vivre ensemble dans un squat avec leur pitbul.
Chose qui, si il continue à virer émo-ado à ce rythme, devrait se produire environ mardi... On est mal barrés.
Et enfin la cerise on the cake, le summum, la goutte d'eau, le coup de massue in the face que j'avais le moins prévu, c'est le Blini qui est passé en 1 semaine, oui, 7 jours à peine, du nourrisson à peine né au ptit mecton en quête d'indépendance. Alors que celui-là je me disais que lui au moins il resterait s'occuper de Môman quand elle serait vieille (ce qui si ça continue comme ça devrait arriver environ... ah, ben nan, c'était lundi dernier!).
Celui qui me donnait de l'espoir et me faisait me sentir utile, celui à qui j'ai sacrifié sans broncher 344 nuits de ma vie à raison de 7 tétées par jour et 6 par nuit (soit 4472 depuis sa naissance, je vous laisse visualiser l'état de surmenage de moi et mes mamelons!), celui qui pour se faire pardonner de tout ça avait eu le bon goût de rester une machine à câlin comme tout bon nouveau-né à sa môman, vient de me poignarder littéralement dans le dos.
Jugez plutôt: il fait ses nuits (ça veut dire dodo de 21h à 7h non stop que je croyais même pas que c'était possible) et dans son lit en plus (que j'en rêvais même plus tellement je pensais plus que ça arriverait) et dans sa chambre (que je m'en remets pas tellement c'est inespéré), en plus le sevrage de nuit s'est fait en 2 jours (c'est pas comme si ça avait été dur pour lui, hein, c'est pas lui qui a pleuré toutes les larmes de son corps le premier soir pour fêter la séparation), il ne tète plus que 3 fois par jour, mange des compotes de pomme, des carottes râpées, du poulet, des yaourts nature, des cornichons (diiingue), il file à 4 pattes plus vite que mon ombre, monte même les escaliers tout seul (paniiiique, oùquelleestlabarrière?), dit "minmin" quand il me parle, coordine ses mouvements, rigole à toutes les blagues débiles de son frère, s'indigne quand on lui dit "non", soutient votre regard quand il se fait remonter les bretelles, pique ni vu ni connu le doudou de son frère dès qu'il a le dos tourné, fait rouler les voitures en faisant broum-broum et en les mettant dans le sens de la marche avec application, remplit-vide-remplit-vide-remplit-vide-remplit-vide son seau de gravillons, son camion de cornflakes, sa tablette de chaise haute de carrés de cracotte méticuleusement taillés à coup de SIX dents... autant de choses qu'il ne faisait ABSOLUMENT pas il y a moins d'une semaine et qui lui sont apparues en rêve comme par magie depuis sans lui poser le moindre problème de concrétisation.
Je m'attends donc à ce qu'il se mette debout, marche, fasse son sac et me dise "s'lu m'man, j'vais faire le tour du monde à dos de gnou" d'un instant à l'autre. Ce qui s'il continue à se développer à cette vitesse devrait arriver dans environ 10 minutes d'après mes calculs...
Ah, tiens, "ben salut alors, hein!" (la vache, 10 minutes ça passe vite, nan?)
jeudi 14 mai 2009
Transporter 3
Nan, paske faut savoir qu'à la base moi je suis du genre nana futile et superficielle (blonde, quasi, j'allais dire, voyez, ça vient, tout doucement, la blonde-attitude) qu'est hyper-sensible aux grosses cylindrées, coupés et autres décapotables. D'ailleurs Chouchou avait bien flairé le coup et mis toutes les chances de son côté et faisant péter le V12 au 3e rencart, la classe. Et définitivement hameçonné en me laissant non seulement conduire mais carrément emprunter sa caisse pour aller frimer entre filles on the beach, encore plus la classe. Un poil pathétique pour ma pomme, certes, menfous j'assume et je revendique, même!
Donc autant dire que si on m'avait dit ya encore, euh, 5 ans, que non seulement je conduirais sans honte une bétaillère à mouflets mais qu'en plus je serais fan, je m'en serais frisé la couenne de rire.
La première c'était un hybride entre la voiture "normale" et le monospace, un seul mouflet dedans, je me sentais encore crédible comme une être humaine futile normale. D'ailleurs la première fois que Chouchou a tenté de soumettre l'idée de passer à la version au-dessus, j'ai juré que "moi vivante" et tout. D'autant qu'il avait pas encore dit formellement "oui" à la multiplication des mouflets et que sa seule urgence à l'élargissement du transporteur était que son vélo chéri-d'amour-la-prunelle-de-ses-yeux puisse être enmené en balade plus à l'aise sans se plier/se rayer/se démonter... Autant dire léger de chez maxi light comme argument.
Totale il a eu gain de cause en décembre suivant (tout ça paske la prunelle de MES yeux, mouflet number 1, avait été tellement pourri à Noyel qu'on pouvait tout simplement pas ramener tous ses cadals dans le "faux" monospace... un poil pathétique et futile, toujours, l'honneur était donc sauf).
C'est plutôt avec elle que mon penchant pour les bétaillères à mouflets s'est révélé et a même explosé hors de tout contrôle de moi.
Déjà paske vous direz que j'ai la grosse tête mais ce sentiment de domination qu'on a en étant assis un cran au-dessus du commun des mortels est pas désagréable, que pas se faire une hernie discale à chaque fois qu'on charge et décharge 3 mouflets 4 fois par jour paske leurs sièges baquets sont pas au ras du sol ça a aussi du bon, et enfin et surtout paske c'est fou ce qu'on peut transbahuter comme bazar dans une bétaillère à mouflets à sièges amovibles, et moi, bazar, c'est un peu mon deuxième prénom. Donc joie et transe, je suis devenue love de chez à donf pour les "monospaces".
Du coup quand le Chouchou (qu'à toujours rien signé ni sous la contrainte ni sous l'emprise de l'alcool - et croyez-moi j'ai essayé les deux à haute dose - pour d'autres additions à la famille qui auraient pu justifier l'absolue nécessité de passer à une "sept-places") quand Chouchou, donc, est arrivé avec l'ordi en disant "ilia un Espace que n'est pas trwo cher sur l'Ebay, je pense pas c'est possible il parte à cette prix mais peut-être c'est le peine pour essayer et voir qu'est-ce qu'il arrive", j'ai dit "banco". En partie, mais pas seulement, paske je voulais bien voir l'effet que ça faisait de taper une enchère à 4 chiffres sur Ebay, mais surtout paske la perspective d'avoir une bétaillère à bazar encore plus grande pour me la jouer no limit à Emmaüs m'emplissait de joie.
Et comme faut croire que le monde entier était en pleine commémoration armisticielle le 8 mai au lieu d'enchérir sur Ebay, on a en plus chopé le truc à un prix quasi indécent, et le tout sans même qu'il y ait ne serait-ce qu'un embryon de bidding-war. Comme quoi le non-patriotisme, des fois, ça a du bon.
Me voilà donc conductrice officielle mais théorique (paske bon en vrai je l'ai pas encore touchée) d'un char de la taille d'un porte-avion qui a une capacité en bazar quasi illimitée (et en mouflets quasi aussi, c'est là que Chouchou a pas encore réalisé son erreur monumentale!).
Maintenant reste à refourguer le microspace (comme quoi tout est relatif, hein) à des petits joueurs qui ont que 2-3 mouflets, pas d'envie d'étoffer leur cheptel, et qui partent en vacances sans emmener les vélos, les trotinettes, les skis, les plaches à voile et 18 valises de fringues pour toutes occasions, c'est-à-dire l'opposé de nous.
Je vais donc pas plus tard que next week expérimenter le département "auto" d'Ebay côté vendeur, ça promet d'envoyer du pâté, je vous tiens au jus, hein! Nan paske je me prépare déjà psychologiquement aux conversations surréalistes avec les acheteurs potentiels genre:
-Combien de chevaux?
-Ben, euh, si c'est des Shetlands, vous en casez facile 4 derrière en quinconce, sinon au pire je dirais qu'un poney devrait rentrer aussi s'il craint pas l'arthrose de voyager les pattes pliées...
Ça promet d'être assez distrayant (pour vous). Promis je publierai les meilleurs perles ici même. En attendant, faites passer:
"AV bétaillère à mouflets entretenue par garagiste de bled cherchant financement pour piscine olympique, couleur gris foncé ou bleu marine suivant la météo et l'imagination. Prix: au moins ce qu'on a payé pour l'autre (mais le bonheur de vos mouflets/vélos/bazar emmaüsien n'a pas de prix, si?)
Ouais, bon, promis je me renseigne et je paufine avant de mettre l'annonce sur Ebay. Allez, je vous laisse, j'ai 300m² de pollish à tartiner!
samedi 9 mai 2009
Laisse béton
Chouchou est en plein paysageage de son jardin, donc. J'y ai dégrossi et même presque quasi fini le travail à la pelleteuse, mais y reste les finitions, les trucs de fille, ses préférés, à faire. Comme poser la terrasse, assembler la piscine en kit, planter les framboisiers et connecter la pompe du puits. Les trucs de pouffe, quoi. Les trucs pour lesquels y faut juste un poil d'huile de coude et une bêche. Et des fois du béton.
Donc en bon ingénieur qu'il est officiellement, en vrai bricoleur d'office et en pur pilier de machine à café officieux, Chouchou a passé des journées de travail pointé entières à planifier, calculer, métrer et budgétifier avec son pote Mo pour savoir quand, comment, combien et avec qui il allait fabriquer les millions de mètres cubes de béton qu'il lui faudrait pour couler la dalle sous la piscine et sceller les parpaings sous la terrasse.
Après quelques centaines de pages de cahier à petits carreaux noircies de résultats improbables découlant d'erreurs de formules notoires que même une quiche des maths comme myself a spottées au premier jet de cil (ben ouais, pas besoin d'avoir fait polytechnique pour voir que 0,037 m3 pour une pistache de 4m20 de diamètre ça allait faire léger et que par contre désolée mais 372 c'était trop), Chouchou en a été vite rendu à l'évidence que nan, mixer tout ça à la main et à la pelle ça allait être un peu trop ambiance goulag (naaan, sans dec'!). Faut aussi avouer que le Mo qui a une piscine 3 fois plus grande à margeller himself était assez content que les calculs penchent dans le sens d'une utilisation gracieuse par sa pomme de la bétonnière que Chouchou allait devoir acheter...
Donc, après 3 semaines de calculs pour appuyer sa décision, Chouchou avait donc la preuve indubitable que la seule solution à la survie de son projet et de ses bras/épaules/dos était d'investir. OK, j'ai dit, moi qui suis quand même pas chiante et über compréhensive en matière de boy's toys. Et même si ça avait été si simple que ça j'aurai trouvé ça super sympa d'avoir une bétonnière pour achever de surpeupler le garage. Sauf que, bien sûr pas. Moi qui pensais que la prise de décision serait la partie difficile, on peut dire que j'avais du béton dans les yeux...
3 semaines plus tard on en était toujours au même point, à savoir pas de bétonnière à l'horizon, tout ça pour une bête histoire de fritage de face entre Chouchou et TOUS les vendeurs de TOUS les magasins de bricolage de la région où il est sûrement interdit de séjour depuis qu'il est fiché pour tentative d'attentat sur responsable de rayon à coups de catalogue brico-jardin édition spéciale été... Soit-disant que le machin était à 129 sur le cata et à 136 dans le magasin, qu'il était déjà monté alors que c'était pas marqué ça dans la pub, qu'on l'empêchait de le déconstruire à la caisse pour le rentrer dans la sienne, et que donc la seule solution que son crâne d'ingénieur dégarni avait trouvée avec la complicité de son super pote de bricolage était, of course, de changer de voiture (plutôt que de changer de modèle de bétonnière, de la payer 7 euros de plus et de dire poliment "doigt" au vendeur de Bricoland au lieu d'essayer de lui faire avaler son catalogue). Chouchou et ses potes de machine à café étaient donc en recherche active d'un truc roulant de la taille d'un semi-remorque qui serait quand même aussi classe qu'un coupé histoire de pas devenir la honte du parking de boulot, et en avaient complètement zappé l'achat de la bétonnière. J'étais déjà nettement moins fan de cette nouvelle addition à notre famille/garage déjà surpeuplés...
Après avoir réussi à convaincre Chouchou d'arrêter ses élucubrations débiles dissimulées sous des arguments, mesures et calculs prétendument scientifiques à grand renforts de menaces d'enfouissement de sa tronche dans une grande marre de béton mélangée à la main par myself, il a fini par trouver un magasin où il avait droit de cité et un vendeur pas trop demeuré qui lui a expliqué que la version à 136 dans le magasin était plus chère paske déjà montée et que si il la voulait à 129 c'était possible mais non encore construite (ce qui, oh, ben ça alors, était tout justement ce que le Chouchou cherchait pour que ça entre dans la bétaillère à mouflets sans avoir à investir dans un nouveau char, comme quoi des fois quand on lève le nez de ses calculs et de ses poussées de testostérone on fait des découvertes fulgurantes!).
La bête a donc trône in the garage quelques jours, dans son joli carton, en pièces détachées, pendant que le Chouchou et se spotes calculait combien de sable, de gravier et de ciment il faudrait mélanger pour faire le béton et quel type de bagnole il faudrait acheter pour pouvoir tout transporter en un minimum de trajet Casto-maison. Ce à quoi j'ai coupé court sachant à quel point ça pouvait dégénérer en appelant le brico-center du bout de la rue qui a livré 1m3 de chaque le lendemain et gratos, merci monsieur.
Et là tout de suite à l'heure où nous blogons cette andouille de Rosbif (je peux pas vous dire autrement, là, franchement) est en train SOUS MES YEUX ébahis que quasi les bras m'en tombent et j'en crois pas ce que je vois, le bougre est en train vous allez pas le croire, de mélanger A LA MAIN du béton pour sceller les parpaings (que le gentil monsieur et son cro cayon ont livré en même temps que le reste). "Donc tout ton cake sur qui quoi où quand comment combien c'était en fait qu'un prétexte pour avoir de la conversation à la machine à expresso et rien foutre de la journée au taff avec tes potes, quoi!", j'ai dit, en tentant de toutes mes forces de me retenir d'assembler la bétonnière illico pour lui couler des chaussures en ciment avant de l'envoyer en vacances à la mer pour looooongtemps...
Là je blogue un peu pour me calmer et je me prépare à éclater de rire au lieu d'en sanglots quand le Chouchou va arriver à dimanche soir en ayant rien avancé de ses grands projets pask'il aura pas capté la notice de montage de l'engin qui doit être en Ouzbek ou même en Français, enfin une langue qu'il ne maîtrise absolument pas, quoi... Pourtant c'est bien en Anglais qu'ils disent "A bad workman always blames his tools" (le mauvais artisan dit toujours que c'est la faute de ses outils)...
Et en French on chante "Ah mon Dieu quel bonheur d'avoir un mari bricoleur"...
Nan, là, franchement, j'en perds mon latin.
