mercredi 28 avril 2010
Brut de pomme
Paske ouais, ils en sortent des bonnes,de temps en temps. Et nan, je vois pas pourquoi je me retiendrais de vous le vanter en long en large et en diagonale. Ben ouais, semblerait que je devienne dangereusement Lady Gaga. Va falloir vous y faire.
Pas plus tard que ce matin (mercredi-jour-béni-des-mouflets-en-furie), le Minky, on fire totale comme il se doit, déboule dans la cuisine avec sa ptite tronche de cake en biais genre qu'on lui donnerait le Bon-Dieu sans confession. Comme il m'a déjà fait le coup un bon milliard de fois, je m'attends à ce qu'il me dise un truc du genre "euh, le truc en verre qui casse trop beau dans le salon, tu vas pleurer si il est cassé? paske je crois que si Daddy arrive pas à le recoller ça veut dire qu'il est cassé. méjépaféesspré".
Mais au lieu de ça le ptit chou me dit: "Tu devrais prendre l'appareil photo toussuite paske je sens que je vais être tout mignon dans le bac à sable et je crois bien que Mamina serait contente de voir ça... Mais dépêche toi paske je crois que ça va durer pas longtemps."
Et d'ailleurs j'aurais mieux fait d'avoir un dictaphone pour enregistrer sa phrase toute choute paske le fait est que le temps que je trouve l'appareil (et comme ô miracle il était rangé ça a dû me prendre montre en main 14 secondes) et que je me radine dehors, il avait déjà enterré son frère sous la moitié du sable et jeté le reste sur les timides plants de framboises de Chouchou.
Ah, d'ailleurs, le devoir m'appelle, semblerait qu'il y ait du bris de glace au salon... Pfff, aussi, tenter de bloger un mercredi, je croyais quoi, que tous les anges du Paradis allaient descendre du ciel pour jouer les GO pendant que j'avais la paix? (On notera d'ailleurs que Dieu, dans sa grande sagesse, a refilé le bébé à Marie et Jo même avant la naissance... Pas folle, la guêpe, il se doutait bien qu'il pouvait pas faire sa vie et gérer le monde tout en empêchant Jizeuss de tout péter Là-haut et de tester en permanence son immortalité... Malin, le Barbu, j'avoue!)
Bon, ben j'y vais, hein, vu que l'intensité des cris augmentant me fait craindre un bris d'os en plus du bris de glace...
A demain, youpi-c'est-jeudi!
samedi 17 avril 2010
Carpe diem... ou pas!
Ouais, le temps passe, ces jours-ci, un peu plus vite que d'habitude, on dirait. Nan? Ben si, déjà ya qu'à voir: alors qu'encore la semaine dernière on était en plein dans le giboulées de mars, là d'un coup d'un seul nous v'là rendus au mois d'août, Chouchou est torse-poil à astiquer le liner de sa pool (ouais, parfaitement, et c'est même pas porno comme phrase, bande d'obsédés!), le Blini se trimballe les doigts de pieds à l'air dans ses sangalettes, le Minky a fait péter le bob orange, le Kiwi a carrément tombé les collants en laine de dessous son short (ooooouf!) et moi j'arrive quasi pas à voir ce que je tapote tellement je suis éblouïte par le soleil dans ma face (enfin, surtout sur le pif à en juger par la pelure intempestive de mon excroissance nasale).
Bref, l'été, quoi, alors qu'on a pas vu passer le printemps pask'il est jamais venu et que l'hiver, c't'année, a été sibérique jusque, ben, euh, ya une semaine, donc.
Donc déjà.
Et pas que puisqu'un autre indice et pas des moindres me fait croire qu'on a dû se faire bouffer dans notre sommeil par un vortex qui fait office de retour vers le futur paske là quand je regarde autour de moi, on est clairement dans 10 ans.
Je croyais être l'heureuse propriétaire (oui, propriétaire, ils sont à moi, rien qu'à moi, paske je les ai faits moi-même pour le meilleur et pour le reste) d'une petite meute de mouflets bien garnie, tous mignons et un peu chiants juste c'qui fallait pour pas s'ennuyer quand même. Et là, à l'insu totale de mon plein gré puiske je ne me rappelle pas avoir commandé à une quelconque fée quelque soit sa couleur de faire grandir mes nains de 10 piges, voilà que je me retrouve l'otage d'une horde d'ados délinquants en furie.
Alors ouais, syndrome de Stockolm classique, vous me direz, je les aime bien quand même mes ravisseurs, mais bon quand même, c'est juste des vandales sans peur et sans reproche, là.
Les regards malicieux son devenus des oeillades en biais hyper sournoises, les ptites batailles de polochons sont devenues des rixes ultra violentes à couteaux (de dînette, mais n'empêche) tirés, ya plus de subtilisation discrète d'un Dragibus par semaine mais raid commando avec effraction et menaces pour pillage en règle de TOUS les chocos de Pâques et du stock de bonbons annuel toutes les nuits, le canaprout beige de Chouchou a été dépecé complètement et craint pour sa chair et ses os tous les jours, je les soupçonne même de regarder une chaîne US spécialisée dans la violence et les séries policières la nuit pour avoir des idées de crime parfait (encore ce matin, yen a un qui m'a dit "Si j'étouffle mon ptit frère avec sa bulette, eske ça va se voir qu'il est mort et que je l'ai tué moi-même?", juste après que l'autre ait dit "Le chat est mort. Je l'ai tué. Il revivra jamais. T'es triste? Ben tu devrais paske quand on est mort même les chats ben on se réveille jamais et après on revoit plus jamais les gens qui sont morts surtout si on les aime. Tu pleures? Ben tu devrais!")
Mais AU SECOURS! Qu'on me rende mes mouflets à moi de moi que j'aime, pitiéééé!
J'envisage une déscolarisation pour leur éviter le mauvais exemple des pseudo-copains de classe, un déménagement dans le Larzac pour éviter la pollution cérébrale par la TV, un sabotage des câbles et du wi-fi pour qu'ils puissent pas investiguer le Net ni publier leurs exploits sur You-Tube...
Ou une potion qui les fasse rajeunir express à leur âge mental initial (merci de m'envoyer votre meilleure adresse de druide par retour d'email), paske là ça va juste être pas possible.
Je suis pas faite pour être une mère d'ados indomptables. Pas encore. Peut-être jamais, d'ailleurs. Et en tous cas j'ai pas hâte, hein. Du tout.
Toutes mes condoléances virtuelles à celles et ceux qui n'ont même plus l'espoir de se dire que c'est un mauvais rêve et que leurs bébés vont redevenir des enfants. Vraiment. Respect et inclinaison.
Et surtout bonne chance, hein.
Et si jamais je survis pas aux vacances scolaires, je souhaiterais qu'on inscrive sur ma tombe l'épitaphe suivante: "J'ai fait de mon mieux, ils étaient en supériorité numérique".
Nan mais keski m'a pris d'aller me mettre dans un guet-appens pareil, je vous le demande? Bien sûr qu'ils auront ma peau, c'est ma-thé-ma-tique. Ben ouais.
vendredi 16 avril 2010
Cluedo
Kiwi dit Le Sournois aura l'idée, le plan, le commandement des opérations et le chucottera à son frère cadet,
Minky alias Le Sanguinaire qui exécutera la victime sans bavure mais pas sans bruit,
et enfin Blini qu'on appelle Le Muet enterrera les restes de leur méfait (à la petite cuillère, son outil de prédilection, parce que ça dure pluuuus longtemps).
D'ailleurs là par la fenêtre je le vois qui creuse une fosse dans le jardin et je me demande qui est mort...
Ah, ben on dirait qu'on déplore la perte sanglante (yen a PAR-TOUT) d'une poule en chocolat... Entière... Énorme...
Vous me direz, elle est mieux là où elle est après l'enfer qu'elle a dû vivre ses derniers jours à voir tous les membres de sa famille se faire décimer sans merci aucun, et souvent d'une mort lente et sûrement douloureuse (me dites pas que se faire bouffer un membre par jour ne fait pas mal, j'ai Discovery Chanel aussi, hein).
Alors, répression, ou prévention, telle est la question, là...
Paske j'en ai un poil marre de trouver des cadavres de bonbons et chocolats enterrés un peu partout dans la maison.
Et je pense que le canaprout crème est au bout du rouleau, voir en fin de vie...
Donc, des suggestions?
vendredi 2 avril 2010
Ras les pâquerettes
Il fait super beau. Genre 23°. Genre il pleut depuis environ, euh, toujours (sauf les jours où il a carrément neigé, ou pluie-verglassé!) et il paraît de source sûre (la boulangère du bled, c'est pour dire si c'est du sérieux) que demain, "y-repleut". Donc autant dire que today c'était THE seul et unique espoir de se détendre un peu les neurones (voire les muscles, pour ceux qu'en ont) au soleil.
Sauf que pas.
Déjà paske le problème quand on vit dans la brousse comme ici c'est que rayon de soleil = feu (nan, pas de forêt, quoique vu la quantité d'alcool à brûler qu'ils ont mis pour que ça démarre, tout est encore possible), feu de broussailles, de compost et autres taillis bien odorants que tous les voisins ont décidé de couper là-dessuite et qui sont donc en pleine remontée de sève printannière avec option détrempage par giboulées de mars (ouais, je suis une citadine pur monoxyde mais quand même, j'ai quelques notions élémentaires de nature) donc autant dire que ça fuuuume, oui, ça puuuuue, aussi, mais ça brûle pas avec une efficacité débordante... juste c'qui faut pour me polluer l'atmosphère (et, franchement, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère?).
Ensuite, bien sûr, ya le rugissement incessant paske le tas de brindilles fumant et puant était avant un arbre ou une haie qui se sont fait massacrer à la tronçonneuse...
Et enfin ya mon Rosbif à moi qui en remet une couche ambiance le gars qu'a passé sa semaine enfermée dans son bureau et qui fait son grand retour à la natuuuure dès 17h sonnées le vendredi soir.
Et donc comme là en son absence la pelouse a osé commetre l'irréparable affront à la Couronne d'Angleterre elle-même de pousser d'au moins 3mm depuis la dernière tonte et qu'il ne saurait être question que l'english cohabite une seconde de plus avec ne serait-ce que l'idée que son gazon puisse être "totally over-grown", ben c'est guillotine direct. Avec 85 chevaux de Honda turbo-chargé et nitro-boosté (là non plus j'y connais rien, mais vu le boucan c'est au moins ça). Pimp your tondeuse, Chouchou!
J'ai donc courageusement déclaré forfait et décidé d'abandonner les mouflets à une surdité certaine pour rentrer tapoter un peu dans l'environnement confiné (mais nettement moins décibellement agressif) de mon bureau.
Sympa ! (pour vous)
Ben Joyeuses Pâques, hein! Hein? Hein?
Beuglez plus fort siouplé, j'entends rien.
vendredi 5 février 2010
Independance Day, le retour (de bâton)(dans ma tronche)
Et il semble clair, après 1 semaine de réintroduction des fauves à leur liberté naturelle, que le fauve galopant dans la savane tout à loisir dès 6h du matin a les crocs. Pas une vulgaire petite faim de loup, non-non-non, une bonne grosse faim de bon gros tigre du Bengale assoiffé (pas de sang, heureusement, je crois que je l'aurais encore plus mal vécu qu'ils bouffent des steaks hachés surgelés avec l'emballage au saut du lit), non, mes fauves à moi sont affamés de « lébleu » (lait demi-écrémé pour les non-initiés) et de « priskies » (céréales de ptit dej', de préférence sucrées ET chocolatées, pour les non-initiés tjs).
Et donc depuis 6 jours que les charmants bébés fauves sont rendus à eux-mêmes le matin, on déplore le décès très-très prématuré de 4 paquets « format famille nombreuse » (bel argument commercial) de Chocapic, Smaks et autres Miel Pops. Oui, à deux, les lionceaux se sont enfilés 4x750 g. = 3 KILOS (ouais, c'est juste, attendez, j'ai pris la calculette, on ne badine pas avec la science!) de céréales. Sur 6 jours, donc, ce qui fait (sans calculette, cette fois, je suis plus du tout blonde, hein) 500 GRAMMES, un DEMI KILO de céréales par jour. A deux. Enfin à deux je suis pas sûre, paske le Kiwi est trop absorbé par l'extase de pouvoir mater les dessins animés tout le matin pour penser à coordonner ses mouvements en direction d'un bol et de quoi le remplir.
Le Minky par contre, quand je lui dis en me levant « T'as mangé? » me répond quasi invariablement « Ouais. Ya pu de priskies, faudra en atcher pluuuus! ». Ce que je vérifie immédiatement en constatant par moi-même l'état de désolation avancée du placard ad hoc... « T'en a pris combien de bols? » (moi un peu horrifiée) « Ben Rrhuitt comme d'hab! » Et c'est là que jusqu'ici je pensais qu'il aimait juste bien prononcer Rrhuitt pour faire genre je recrache un squelette d'antilope ou de zèbre, ou bien qu'il ne savait pas compter (ça donne souvent une abstraction absolue du genre « 1,2,3,17,24,49,13,8... »), ou que 8 était un peu son numéro préféré paske quand il va se coucher il dit toujours « Je dors jusqu'au 8 et après je descends manger mes priskies ».
Sauf que les récentes observation du fauve Minky dans ses habitudes alimentaires in the wild tendraient à prouver, par décompte des cadavres de boîtes entassées sur son chemin (court) de lionceau à l'état sauvage, que ouais, HUIT bols remplis à ras-bord de céréales sucrées (ou pas, d'ailleurs, il est cap de se faire des flocons d'avoine bio dans les mêmes proportions si ya plus de Chocapics!) et arrosés chacun d'un demi-litre de lait...
La question qui reste sur toutes les lèvres de tous les zoologistes et amoureux de la nature que nous sommes, vous et moi, est bien entendu la suivante: « Comment un truc aussi petit peut caser tout ça dans son petit bidon de mouflet qui porte encore sans serrage abdominal aucun les pantalons taille 18 mois de son petit frère? » Ben, ouais, je vous le demande. De même que « comment fait-il après pour courir-sauter-faire l'avion sans gerber ses tripes partout? » Ben nan, je sais pas non plus.
Le fait est que la nature est une chose magique et mystérieuse...
Et que c'est bien dommage que les « priskies » poussent pas sur les arbres de ladite nature, ça m'aurait éviter de devoir passer mon aprèm à Lidl pour refaire mes stocks 2 fois par semaine.
En vrai la question que je me pose vraiment (si des fois vous avez une calculette à portée de doigts) c'est: si il se tape 8 bols de céréales à 3,5 ans et que l'augmentation de sa consommation est exponentielle et/ou proportionnelle à sa croissance et au développement de sa capacité stomacale qui n'a l'air en rien liée à l'allongement du reste de son anatomie, quel est l'âge du capitaine? Et aussi « my God mais keske ça sera à l'adolescence! »
Donc si vous avez des échos sur une fabrique des céréales en dépôt de bilan que je pourrais racheter à pas cher, faites-moi signe, ça me semble un bon investissement pour l'avenir...
jeudi 4 février 2010
Kiwi vire sa cuti...
Ensuite, les soupçons auraient pu se renforcer avec la période (l'an dernier) du « Moi ma couleur préférée, c'est le rose. On a le droit, hein, Mummy, de préférer le rose même si on est un garçon, hein ouais? » Ben euh, ouais, (pour le moment) en France on a le droit de s'habiller en rose même si on est un garçon (t'as qu'à voir les maillots du Stade Français, roses, avec des fleurs en plus, alors si les rugbymen le font, ça doit sûrement être viril... ya des pays où on te lapiderait en place publique, pour ça, mais pour l'instant ici, c'est permis. La maîtresse aime pas, tous tes copains se moquent, mais si ça te fait plaisir, oui, t'as le droit. Ouf).
Enfin, la dernière évolution récente (la semaine dernière) aurait dû achever de nous convaincre, avec les « collants et short pour aller à l'école » même quand il fait -10°, juste paske « Mummy elle met des jupes-leggins alors ya pas de raison, moi aussi je veux mettre des collants ». Soit.
Sauf que là, on vient carrément de passer à l'étape supérieure, à la poutre dans ton oeil et tout ce qui s'en suit... je m'espike.
Aujourd'hui, la maîtresse du Minky a vomi sur ses chaussures en arrivant à l'école (cool, ya pas qu'à moi que ça arrive, donc...). Jusque là, rien d'anormal.
Dans les 10 minutes qui ont suivi, un remplaçant s'est pointé (là, un peu anormal, depuis quand l'éducation nationale a des gens équipés d'un bippeur comme dans Urgences qui 1/ sont dispos H24 et 2/ rappliquent alors que le vomi de la maîtresse a même pas encore séché?) Mais bon, jusque là, rien à voir avec la courgette.
Il se trouve que le remplaçant, en plus d'avoir l'air très sympa, de bien se mettre à la hauteur des gamins quand il leur parle, et d'être sapé comme qui dirait au top du hype (ce qui dans un bled comme le mien détonne de chez aucune chance de se fondre dans la masse de la plouquitude locale), et ben en plus de toutes ces qualités déjà assez impressionnantes, le mec est juste carrément canon. Trop beau, quoi.
Alors je sais pas si le recteur d'académie est en fait une rectrice qui a choisi le monsieur en fonction de, euh... uniquement sa beauté intérieure ou quoi, mais toujours est-il que ça n'a pas échappé à l'oeil de lynx que j'ai (ni à celui des 26 autres mamans de la classe, j'imagine, encore que j'ai eu la primeur puisque j'étais la dernière – pour une fois que c'est un avantage!- et que donc les autres étaient reparties sans avoir eu le temps de profiter du spectacle...)
Donc, bon, remplaçant canon, cool, qu'est-ce que ça prouve?
Ben ça prouve tout puisque ce soir, en allant récupérer mes mouflets à la sortie de l'école, le Kiwi m'a dit tout net
« Tu l'as vu le remplaçant de la maîtresse de Minky? Il est... euh... il est super... euh... b... gentil, hein? »
« Ouais, j'ai dit, il a l'air vraiment très très très b... gentil! »
«T'as vu, à toi il t'a dit 'salut'. Il a pas dit ça aux autres mamans, t'as vu? »
« Entendu, oui » j'ai dit un poil rougissante, paske ouais c'était vrai, le canon m'avait répondu « salut » quand je lui dit « Au revoir » en embarquant mon Minky.
« C'est paske t'as mis ton slim qui te fait super belle avec tes super belles boucles d'oreille que je t'ai choisies qui vont trop bien avec », il me rajoute, le Kiwi, comme si c'était naturel.
« Ouais, sûrement », je lui dis...
« Ben tu sais il s'appelle David et c'est un copain du père de Juliette tu sais qui était dans ma classe l'année dernière? Ben c'est, donc c'est un peu comme si on le connaît, en fait »
Bon, ben me vlà rassurée sur mon avenir, les gens!
Si jamais je quitte Chouchou (attendez, pourquoi ce serait forcément lui qui partirait? Oh, hé, si c'est pour me traiter de chieuse même virtuellement, vous êtes gentils, vous passez votre chemin, ok? Sinon virtuellement ou pas faites gaffe, je mords!) donc si jamais je me retrouve seule et éplorée, ben au moins j'aurais mon Kiwi pour s'occuper de me recaser.
Déjà il me fera le conseil relooking genre « Queers » et en plus il me chopera toutes les infos intéressantes ET utiles sur tous les mecs canons du secteur. Parfait, moi je dis, PAR-FAIT!
Donc demain, cash, je dis « salut » au maître remplaçant b... gentil du Minky. Et paf. (Euh, attendez, c'est bon, je fais rien de mal non plus, le gars il est pas débile, il a vu que je me coltine un diams « gros comme le Ritz » - faux, of course - et 3 nains, il se doute bien qu'ils sont pas le fruit d'une immaculée conception, hein. En tous cas, si il a un minimum de culture judéo-chrétienne, il sait que le Vierge Marie se baladerait pas avec son QQ moulé dans un slim... et encore moins avec une micro-jupe de la courteur de celle que je vais dégainer demain... hi hi hi !)
Ah, c'est bon d'avoir 17 ans et un pote homo!
lundi 1 février 2010
Independance day...
Nan, of course je vous parle de today, 1er février 2010, quasi la chandeleur mais là dessuite on s'en tape des crêpes, tout ce qui compte c'est que today is le grand jour, le premier jour du reste de ma vie, et une vie achement chouette, permettez-moi de vous le dire!
Ouais, paske à partir de tout de suite le 1er février est officiellement déclaré jour de liesse nationale à Mouffletland, qui d'un coup d'un seul vient de prendre un faux air du pays des Bisounours tellement c'est trop la zen attitude, que tout est rose et que tout le monde s'aime à force de vivre en paix et en harmonie...
Ouais, je sais , vous êtes verts de jalousie.
Ben ouais!
Bon, je vois qu'en plus de bouillir de rage vous grillez d'impatience de comprendre, donc comme je suis dans un cré cré cré bon jour, j'vous fais pas mariner plus longtemps dans la sauce aigre-douce, je vous espike.
Avant, dans l'enfer moufflique, on avait banni l'expression grasse mat' ainsi que son meilleur pote se lever du bon pied. Non pas pask'on aimait pas la grasse mat' ni la bonne humeur au saut du lit, bien au contraire. Nan c'était plutôt ambiance Grey's Anatomy Saison 6 Episode 12 (en VO et en streaming, ouais, je sais, vous bavez encore plus de jalousie, sorry) à savoir quand Y dit à X (je vous en révèle pas trop comme ça dans 10 ans quand ça passera sur TF1 vous pourrez profiter à donf du suspens de la mort!): "je t'aime trop, faut que tu parte". Donc Choucou et moi, la grasse mat' et le sourire à l'extraction de la couette, on a préféré oublier jusqu'à leur existence, paske rien que d'en parler, d'y penser, d'en rêver, ça faisait cro cro mal paske on savait que ça reviendrait JA-MAIS.
Avant aujourd'hui, yavait les réveils en pleine nuit (comme là, CLICK), les beuglements du matin (comme là, CLICK) et la bonne odeur du... kakakakikoléokuku (comme là, CLICK, et là aussi, CLICK). Et donc le matin en plus de la haine en fleur de devoir se tirer du lit alors qu'on venait genre juste de réussir à se calmer assez pour s'imprimer un peu le pli de l'oreiller sur la joue, ben yavait ras-le-bol absolu de jamé-jamé pouvoir se sortir dudit lit à son rythme, pask'y avait toujours urgence vitale de tentative d'asphyxie de frère au kakapourri, de lancé de frère du haut de l'escalier ou d'écrasement de frère pas sautage sur le lit.
Donc avant le matin (loooog, le matin, gras matin, on avait, pas grasse matinée) soit de 1h (du matin, on suit ou bien?) à 9h07 (driiiiing, faisaient en choeur la cloche de l'école et celle de la liberté retrouvée), c'était carrément le plus pire moment de la journée, de la semaine, voire de la vie toute entière. Le moment ou le plus du monde tu regrettes (ouais, les nains, que ça vous serve d'excuse pour une psychanalyse de 10 ans si vous voulez, n'empêche que) mais alors tu REGRETTES grave d'avoir des moufflets, si mignons soient-ils par ailleurs.
Avant, dans les 15 secondes qui suivaient mon réveil par hurlement suraigü, rien qu'en fonction de la nature, de l'intensité et du timbre du hurlement, je pouvais dessuite telle madame Irma prévoir à quel point ça allait être la lutte pour arriver comme d'hab à l'école à 9h07 (école qui commence officiellement ses activités à 8h50, ndlr).
Eh ben tout ça c'est FINI.
Complètement.
D'ailleurs je m'en rappelle même pas tellement une fois qu'on est à l'autre bout du tunnel on en oublie viiiiite comment on en a bavé.
Ouais, oublié, tout ça. Quasi même je leur pardonne, à mes moufflets, de m'avoir gâché tous mes matins depuis 5 ans 2 mois et 10 jours...
Aujourd'hui c'est Independance Day, à savoir le jour où Kiwi ET Minky ont bien voulu devenir des mini-adultes responsables et organisés, et où ils ont donc utilisé les jolies petites jambes que le Bon Dieu (ta mère, ouais!) leur a donné pour translater EN SILENCE (nan, Dieu existe, quand même) leurs petits derrière au RDC où ils se sont sorti des bols sans les casser, ont versé dedans des céréales sans tout renverser, et du lait sans déborder, se les sont avalées toujours sans faire ***er et ensuite se sont même allumé tranquille-mimile la télé, qu'ils ont ensuite ETEINTE (nan, c'est juste trop trop un miracle, quand je vous disais que Dieu existe, hein?) paske c'était sur genre BBC News et que c'était "pas des trucs pour les enfants"!!!!
Et même, même, quand je suis descendue à 8h24 (ouais, je mets plus de réveil, paske avant "pas la peine de bipper comme un crétinus à 7h55 alors que je suis debout mit les 3 on fire depuis une bonne heure!"), ils m'ont dit en coeur: "nan mé c'est bon, hein, on se débrenouille tout seuls, t'avais pas besoin de te lever"! (bon, si, un peu, juste pour les conduire à l'école, mais en fait c'est vrai que non, en fait! D'ailleurs hier dimanche laissez-moi vous dire qu'avec Chouchou on s'est pas forcés à se sortir du pieu trop tôt! D'autant qu'en plus, hier le BLINI, 19 mois et enmaillotté dans sa turbulette, a réussi Dieu sait comment à se sortir tout seul de son lit à barreaux et à ramper juqu'à la cuisine lui aussi, où il fait razzia sur le placard à krispies mais j'vais vous dire, un dimanche matin, si ça l'amuse de retapisser le carrelage de Chocapics, du moment que c'est en silence, moi je dis "bravo")
Donc certes on était pas à l'école avant 9h13 aujourd'hui (oh, ça va 5 minutes... par rapport à l'heure habituelle!) mais pour une fois c'était paske MOI j'étais pas prête paske j'étais tellement perturbée dans ma routine matinale que j'ai dû passer 15 bonnes minutes debout comme une niaise devant mon placard/mon réveil à pas en croire mes yeux d'être toujours en pilou à 8h37...
Certes, leS maîtresseS ont toutes les deux frôlé la crise cardiaque pour des raisons différentes: la première par choc anaphylactique et réaction épidermique en voyant mon leggin en skaï (jalouse, sans doute), la seconde crise de panique et étouffement indigné (furieuse démangeaison d'appeler la DDASS en bluetooth, sans doute) en voyant la tenue des moufflets (en short par -6°...) Nan, je suis pas une mère indigne, juste une mère qu'on a laissée dormir tellement tard qu'elle a pas eu le temps d'ouvrir les volets avant de sortir pour prendre la température du ciel du matin, et juste une mère qui laisse à ses moufflets devenus adules (puisqu'ils la laissent dormir) le soin de choisir eux-mêmes leurs vêtements pask'ils le valent bien... d'ailleurs la preuve qu'ils sont adultes c'est bien que 1/yzont mis un "manchlongg" sous leur chemisette hawaïenne et 2/ un collant en laine sous leur short ras-la-nouille "ben, yféfroi quand même!" yzon dit.
Donc maintenant que je suis re-équilibrée du sommeil et donc de super humeur matinale, je peux me permettre de poser ma candidature pour accompagner mon Kiwi et ses 27 camarades de classe en délire absolu pour une sortie de classe demain (à la bibliothèque, tu parles d'une éclate!)... ET d'un coup pouf, je suis la Maman de l'Année (paske qui d'autre que oim voudrait se fader 28 gamins de 5 ans surexcités dans une bibliothèque? Ouais, faut bien se geler le QQ dans un leggin en skaï par -6° pour rester cool dans une situation comme ça, si vous voulez mon avis!).
Mais avec la bonne nuit de sommeil que je vais m'envoyer, le réveil quand je veux par la musique que j'ai choisie, sur fond de silence monacal, je vais vous dire, même pas peur!
D'ailleurs je vous raconte tout ça demain.
Allez, bonne nuit!
mercredi 20 janvier 2010
Apocalypse now...
Ouais, je sais, vous en avez marre que je parle que de caca... pauvres gens, comme je vous plains! Je vous laisse imaginer à quel point j'en ai marre, moi, de patauger dedans, hein... Ouais, donc on est bien d'accord que les plus à plaindre c'est pas vous... merci.
Jugez plutôt comme ma vie est formidable : hier je suis rentrée du boogie (woua, la chaaaance) toute contente de ma soirée, de mon gigotage de fesses et de ma réussite à la passe du tour sous le bras mit tête escamotable... Eh ben je vous raconte pas le spectacle de désolation absolue qui m'attendait dans mon salon... SI, quand même, je vous raconte.
Ben le Kiwi baignait dans son vomi au milieu du salon, Chouchou baignait dans le vomi du Kiwi et se demandait si il allait pas en remettre une couche himself. Une fois rendus forme décente au salon, aux draps du Kiwi, à son lit et sa moquette, une fois avoir rendue à l'épreuve des projectiles vomiques la chambre d'amis et tenu le seau au Kiwi all night long sans dormir des fois qu'il vomisse dans son sommeil et s'en remettre donc totalement à mes réflexes pour le lancé de seau adéquat (ce qui est arrivé 3 fois), j'ai fini par déclarer forfait à 6h55 et aller supplier Chouchou de prendre le relais pour que j'arrive à fermer l'oeil en toute sérénité 45 minutes avant de devoir faire semblant d'être au top de ma forme pendant tout mon mercredi-jour-des-nains-en-folie-déjà-sérieusement-compromis... Sauf que Chouchou avait déjà mis les voiles direction le-bureau-paradis-des-adultes-réfléchis en me laissant deux piles de draps sur le pallier et un mot qui expliquait que le Minky avait retapissé sa moquette/son lit/la salle de bains au caca-pourri-malade et que ça puait tellement qu'il avait failli vomir et qu'il avait donc courageusement abandonné le navire en me laissant gérer la désinfection des lieux/objets/personnes. Cool!
Nan, honnêtement, je vois pas bien comment je pourrais patauger plus dedans... à moins que je me mette moi-même à gerber dans tous les coins ce qui est tout à fait possible vu que cette gastro a l'air hautement agressive et invasive (et que demain c'est grève des profs, forcément, donc repos/dodo=no).
Bon, ben, je crois que je vais lancer une grande souscription internationale de solidarité de gens pour me payer un kärsher... Vous, vous donnez combien?
vendredi 15 janvier 2010
La quatrième dimension (une de trop...?)
C'est la longueur de la planche de pin massif que j'essayais de porter (en même temps que 2 "giga-box spécial rangement" pour tenter de caser tous les Playmobil de Noyel dedans au lieu de dessus/dessous/dedans les canapés du salon...), le tout en jupette de, quoi 27 cm de long? en plein milieu de BricoEcoPro où, donc, les filles sont totalement inexistantes, et quand bien même yen aurait une qui se serait perdue ou qui serait entrée par erreur en croyant aller dire coucou à Valérie Damidot chez LeRoiMèreL'Un, c'est sûr, elle aurait pas une micro-jupe et des tiags cloutées...
Totale, je vous cache pas que j'ai bien galéré, enfin pendant au moins 30 secondes, avant qu'un gars me dise "euh, madâme, je peux vous aider?" ce à quoi j'ai failli lui répondre "nan c'est bon chuis une fille mais chuis pas débile, je sais où il est le rayon menuiserie, je sais la différence entre du contre-plaqué et du latté-collé, et pis la longueur de ma jupe est pas proportionnelle à mon QI, à l'inverse de..." mais je me suis arrêtée paske c'était rien qu'un vieux assez sympa qui avait pris un caddie de chantier "charge maxi 850 kg" pour porter deux pinceaux et un rouleau de scotch à masquer...
Donc Papy m'a mis ma planche et mes boîtes sur son caddie jusqu'à la caisse puis m'a accompagnée jusqu'à ma voiture et m'a chargé le tout dans mon coffre, tout ça même pas en essayant de faire ami-ami genre je te parle, je te raconte ma laïfe, je te pose des questions sur la tienne, nan, tout ça en gentleman pur sucre, comme "yen a plus beaucoup de messieurs galants comme ça" a dit la pauvre pouffe toute orange de la caisse centrale quand on est passés devant elle. Ben ouais. Ben nan.
L'effet jupe, seulement? Je sais pas, j'en suis qu'au début de l'expérience ethnologique (après 2009: l'année blonde, 2010: l'année jupe). Donc en fait, la première dimension devrait peut-être être plutôt 27cm à la louche: la longueur de la jupe du jour...
2e dimension=18cm
Nan, c'est pas la longueur de ma jupe d'aujourd'hui (attendez, quand même, ça couvrirait même pas mes fesses! Expérience ethnologique, j'ai dit, pas "Gorilles dans la brume"!). 18cm c'est la longueur du short que le Kiwi porte aujourd'hui, oui, pour aller à l'école, oui, par 2°C dehors avec des restes de neige.
Nan, il est pas puni par congélation des coucougnes par une mère indigne et un père cruel, il a CHOISI, et même cré cré cré lourdement insisté, pour réparer l'injustice sexiste qui veut que ses copines ont le droit d'aller en classe en mini-skirt même l'hiver alors que lui et ses potes et ses frères ils "peuvent mettre que des pantalons tout ça pask'y caille et que c'est même pas lui qui choisit si y caille ou pas". Soit.
Donc moi avoir couru les soldes dans tous les sens pour trouver deux collants taille 5-6 et 3-4 ans (fallait même pas espérer que le Minky allait juste regarder son frère se les geler!) en laine et surtout pas roses, ni violets, ni jaunes, ni turquoises... gris, quoi! Et sans fleur, sans Barbie ni Dora dessus, juste unis... Ben sachez que ça existe, mais j'ai dû virer viteuf l'étiquette où on voyait une pouffette en mini-skirt dessus pour leur faire gober que si-si c'était des collants de garçons, puis sécher les larmes du Kiwi qui OF COURSE aurait "quand même préféré mieux qu'y ait Flash-Mc-Queen dessus", ou SpiderMan ou Ben10 ou au minimum les 101 Dalmatiens, un truc viril, quoi!
'Fin bref, les deux se les pèlent donc aujourd'hui en short ras la nouille, sûrement sous les rires de leurs potes, l'admiration de leurs copines et la désolation de leurs maîtresses qui à l'heure qu'il est ont dû signaler au directeur de l’école du bled qu'il fallait vraiment "envisager une réunion extraordinaire du conseil d'école pour discuter l'éventualité d'un dress-code officiel aux vues des dernières dérives inadmissibles de certains parents visiblement dépourvus de tout sens commun et de toute bienséance"...
Classe, mes mouflets sont des révolutionnaires! Et moi je suis une super-mère du XVIIIe qui porte que des jupes et qui les envoie en cours en culottes courtes même quand y neige!
3e dimension=4m
C'est la distance à laquelle on peut encore sentir l'odeur de gerbi qui imbibe les cheveux du Blini depuis qu'il s'est réveillé hier matin englué dans son vomi de la veille au soir qu'il avait déposé avec application et dans le silence total sur tous ses doudous, tout son lit, ses 3 épaisseurs de pyj et entre tous les petits barreaux de son petit lit, youpiiiii!
Bien sûr que je l'ai baigné, shampooiné, changé, lessivé de la tête aux pieds, lui et tout son attirail, attendez, vous me prenez pour qui? J'y ai même mis le shampooing KungFuPanda que seulement son grand frère il y a droit normalement dans l'espoir que le parfum bubble-gum cache mieux l'effluve odieuse que le Biolane-Peaux-Sensibles-Sans-Parfum. C'est quand même pas ma faute les paraben c'est pas efficace comme absorbeur d'odeur...
C'est aussi la distance à laquelle le Minky arrive à projeter son vomi depuis la porte de sa classe direct jusqu'à mes nouvelles bottes préférées d'amûûûr, hier soir... Tout ça bien sûr alors qu'il avait été "en pleine forme et même de très bonne humeur toute la journée "s'est senti obligé de commenter sa charmante maîtresse... "Bon, je vous laisse nettoyer, donc, puisque vous avez passé une journée merveilleuse, hein?"
Tout ça pask'elle est jalouse de ma jupe...
4e dimension=500m
C'est la distance que j'ai roulé sans m'en rendre compte avec le coffre moitié ouvert rempli des courses de bouffe de la semaine, le tout bien sûr en chantant à tue-tête une chanson d'ado prébubère qui passait à la radio volume à donf et en faisant des doigts dans le rétro aux gens qui me suivaient en faisant des appels de phares et en klaxonnant...
Et, ouais, j'avoue (mais promis le dites pas à Chouchou!) ma jupe et moi on a fait demi-tour et tenté la récupération in extremis d'une partie du butin (attendez, les gens, pour la SEULE fois où j'avais pas shoppé à Lidl, où j'avais acheté du bion, bu bio, du local, du frais, du cher, j'allais pas juste dire "rhô sspagrave, c'est que 80 boules!"
Bon, à ma connaissance on déplore la perte regrettable d'un pot de "confiture de myrtilles cueillies à la main, cuites au chaudron avec du sucre intégral non-raffiné à faible indice glycémique", ça je suis sûre pask'il y avait du sang de myrtille un peu partout sur le reste des courses, mais à part ça je pense avoir récupéré le plus gros. Sous les klaxons et sifflements admiratifs et signes d'incrédulité réprobatrice des routiers de passage et des conductrices de bétaillères à mouflets de passage aussi, dans cet ordre, et sûrement toujours à cause de la jupe...
C'est ptêt pas une bonne idée pour la santé physique et mentale de tout le monde, cette année de la jupe, si?
mercredi 13 janvier 2010
"Et vous, vos poissons panés, ça va?"*
Avril 2002 (ça nous rajeunit pas, je sais), présentations officielles de Chouchou à la Reine Mère (la mienne, de mère, pas Babeth 2 de Rosbifland, encore que, c'est vrai, j'aurais pu être de sang bleu et vous auriez pu ne même pas le savoir, ah, la magie de l'anônymât, très chêêêrs, zuuuut, je me suis trahite!), intérieur jour, gigot d'agneau-flageolets (ben ouais, le dimanche de Pâques, quoi, tradi!)... la Reine Mère, donc, entre la poire et le fromage et au milieu d'un silence religieux (ben ouais, dimanche de Pâques, quoi):
"Et vous, Chouchou, vous avez déjà eu des verrues plantaires?"
Du grand art, avouez! D'autant qu'aucun rapport avec la courgette (ni la poire, ni le fromage, d'ailleurs... encore que, les pieds de Chouchou, le fromage... rhôôô...)
(là j'imagine en live-virtuel-différé comment vous êtes en panique totale, les gens, à vous demander comme des maquereaux sans tête "où ça va nous m'ner, c't'histoire?", et j'avoue, j'adore! Je suis cruelle, je sais, mais patience, patience, vous aller comprendre, si, si, piske je vous dis que si!)
Ouiiiiii, et donc si je vous dis ça (hormis pour expliquer d'où me vient ma capacité désormais légendaire et apparemment donc héréditaire à capillairement hyper-tracter mes transitions et autres enchaînements de pensées), c'est paske telle que vous ne me voyez pas, là, à 00h00 (booooonne annéééééée, ah, nan, bon jeudi 14 janvier, zut, j'ai raté) donc telle que vous ne me voyez pas je sors de mon bain (numéro 3 du jour, vu comme ça caille, fin bref) et je viens de me rendre compte que mes petites excroissance pédicinales ont quasi totalement disparu! 10 ans au bas mot que je m'en trimballais 3 sur les plantes (de pieds) et pouf, là, d'un coup, sans même que je fasse la danse de la pluie en marche arrière sur des charbons ardents de thuya mâle prépubère à la pleine lune (ou autre rituel que d'aucun peuvent conseiller sous le manteau à al boulange du bled... ouais, je sais, drôle de bled), sans aucun effort de ma part, pfft, envolées!
Bon, je préfère vous prévenir, on va s'envoler dans une seconde dans des sphères de haute voltige ésotérique où peu de gens arriveront encore à trouver leurs repères et où l'oxygène allopathique se raréfie, donc âmes sensibles, s 'abstenir, que ceux qui pensent qu'ils sont agoraphobes de l'ouverture d'esprit retournent regarder Derrick ou le foot, le choc risque d'être trop violent pour eux...
En même temps, c'est ça qui est vraiment bon avec le concept du bloug anonyme, il ya (si, si!) pas mal des gens qui vont lire tout ça et qui ne savent pas qui je suis... à vous, chers inconnus, je donne le droit (dans ma grande bonté souveraine, attendez, ici, la queen, c'est bibi!) de penser "encore une illuminée".
Et à vous, chers connus qui donc connaissez et pratiquez ma pomme depuis quasi qu'elle n'est qu'un simple pépino (allez, osez dire à haute voix que vous avez pas maté même un tout tout chti bout des Choristes l'autre soir, hein?), je donne l'autorisation de penser "encore une illumination".
Ben ouais, on est en janvier, les décos de Noyel à grand renfort de watts et de clignotage, c'est encore permis!
Doooooonc, disais-je, maintenant que les mises en garde de rigueur ont été prodiguées et qu'on est entre nous, les gens: verrues= a'pu. Diiiiingue. Tout ça paske j'ai juste plus BESOIN d'avoir de la vérole aux petons. C'est TOUT. C’est aussi simple que ça. Ouais, j'ose le dire, l'affirmer, et même l'écrire et même si vous ovulez je le signe: QUE du psychologique, tout ça! Alors ouais, j'admets, c'est un peu duraille à avaler comme pilule, surtout pour els gens qui en bouffent 'achement (de pilules), qu'un truc aussi chiant, aussi "contagieux, à la piscine, dans la douche, etc..." et aussi douloureux, parfois, hein, quand même, que les verrues plantaires, ça puisse être totalement induit par soi-même.
Ben si.
Si.
Je vous dis que si.
Moi non plus avant, j'y croyais pas. Pourtant j'ai lu, compulsé, analysé et adhéré à pas mal de trucs du bouquin grandiôôôse de Jacques Martel ("Le grand dictionnaire de maux et des maladies", pour en pas le citer... c'est quand votre anniv?) qui explique très bien et de façon bluffament juste comment la plupart (toutes, en fait!) des maladies sont "juste" des signaux révélateurs d'un état psycho émotionnel (ah, je vous avais prévenu que ce serait pas facile à gober, hein, pas la peine de pouffer-tousser-vous étouffer!).
Mais c'est clair que pour le coup des verrues (ou des champi-pis entre les orteils, ayest, je l'ai dit, vous savez tout ce que vous ne vouliez surtout pas savoir sur ma vie piédique secrète! Welcome to glamour!), c'était un tout petit pieu plus dur à gober... Mais bon, j'ai lu, j'ai dodeliné de la tête et j'ai dit "soit", "certes" et même "why not", sans plus de conviction que ça...
Jusqu'à ce soir. Verrues=a'pu, keske vous dites de ça? Je me rappelle plus exactement de ce que disait le bouquin (paske je l'ai prêté à une copine, attends, un trésor pareil, ça se partage!), mais yavait une histoire de pas pouvoir camper sur ses positions à cause de la douleur, de s'excuser de son manque d'assurance, de pas vouloir s'imposer, ni même se poser, un truc dans le genre. Ce à quoi of course, en première lecture, j'avais pensé "mmmmouais, fin bref". Sauf que ouais, plus je m'affirme, plus j'ose dire non (tout en ayant conscience de "ce à quoi je dis oui en moi en disant ce non", ouh là, je sens que je vous perds, là que si je vous mets une couche de Thomas d'A par-dessus Martel, ça va vous achever... bon, on verra ça plus tard, hein?) ben plus je me pose là les pieds bien droits dans mes bottes (ah, mes boooottes, les soldes, la mode, enfin, une bouffée d'oxygène bien triviale et pragmatique rien que pour vous.... ça va mieux? Voyez que je suis pas si cruelle que ça!) droite dans mes bottes, donc, ben j'ai plus besoin d'avoir de verrues aux pieds, nan, plus besoin d'excuses, merci, mais nan, sans façons.
Donc pouf, a'pu.
Et là telle que vous ne me voyez pas je vais donc peut-être même envisager de remercier mes pieds pour avoir tenu bon sous la douleur et la laideur et la négligence véruccales et m'offrir pour la première fois une pédicure ou un massage plantaire... diiiingue!
Ouais, bon, je vous laisse reprendre vos esprits, je vous parlerai du concept de "remercier la cage pour mieux s'en libérer" la prochaine fois, hein, à notre prochaine ascension dans les limbes du "para" (nan, pas "-chutiste", évidemment pas!).
Bonne nuit, hein, faites pas trop de cauchemars de poissons pannés qui bouffent des verrues sur le pif d'une sorcière himalayenne...
Et bonne année!
vendredi 8 janvier 2010
What's the story? Morning glory?
Fin bref. Toujours est-il que, année ou pas année, le matin, c'est toujours la lutte au pays des mouflets... et comme moi j'habite au pays des mouflets, ben pour moi c'est carrément la croisade ("la mission", comme dirait Agrippine, ma copine).
Et ce matin, ben c'était pire.
Ce matin c'était la totale de chez au taquet comme jamais.
Ce matin c'était le feu d'artifice du GRRR.
Ce matin c'était l'épreuve initiatique qu'on devrait faire passer d'avance à tous les pauvres gens jeunes et insouciants que se regardent enamourés en se disant "si on avait des enfants?".
Ce matin, j'avoue, j'ai souhaité pendant l'espace d'un battement de cil, hein, pas plus, que mes trois mouflets n'existent pas.
Ce matin, pendant ce même battement de cil, j'ai souhaité me réveiller il y a 6 ans et me dire "euh, je crois qu'on est pas prêts pour avoir des mouflets".
Pourtant hier j'ai passé quasi la plus meilleure journée de toute ma vie de moi... Ouais, et m'enfous si vous allez dire que c'est pathétique, bande de gens blasés de la vie. ET nan, c'est pas tout le temps ni mon maiagex2 ni la naissance des nains le plus mieux jour de ma vie. Des fois le plus beau jour de ma vie c'est hier, comme par exemple aujourd'hui!
Paske hier, déjà c'était les soldes. Pas le premier jour des soldes où ya des gens qui s'entretuent pour une place de parking, une robe en 38 et une paire de pompes en 38 aussi, quenenni, le DEUXIEME jour des soldes, celui où ceux qui sont des furieux du premier jour sont rentrés chez eux et où ceux qui attendent la fin pour avoir les meilleures affaires sotn pas encore là.
Hier, yavait PAS de queue aux cabines d'essayage de chez H&M (que celui/celle qui a déjà PAS attendu même ne serait-ce qu'une seconde aux cabines de chez H&M lève les yeux dessuite... menteur! ça n'arrive ja-mé!).
Hier il faisait un froid de canard qui avait gelé chez elles les mémés qui font leurs courses aux heures de pointe alors qu'elles ont que ça à faire de la journée.
Hier les grandes bringues blondes de 1.80m/45kg étaient pas là non plus pour beugler "ah, mais il leur reste que des grandes tailles" avec un air dédaigneux en constatant que le rayon est dépourvu de XS.
Hier j'ai acheté que des trucs beaux, que des trucs que je vais porter, que des trucs en solde, à ma taille, et que j'ai pu tous essayer.
Et même hier, j'ai PAS acheté des trucs alors qu'ils étaient beaux, à ma taille, en solde et que j'aurais pu les porter.
Hier on est arrivés à l'école avec que 5 minutes de retard mais dans la sérénité, la joie et la bonne humeur, juste pask'on avait pas envie de sortir du lit tout de suite quand le réveil a sonné...
Hier tout n'était vraiment que luxe, calme et volupté...
Donc fatalement, aujourd'hui, principe d'alternance oblige (merci Thomas!) j'ai eu droit à la totale de chez au secours dans le scenario catastrophe du matin perrave.
Aujourd'hui j'ai mis ma nouvelle mini-skirt, mon nouveau T-shirt et mon nouveau pull, mon nouveau leggin et mes nouvelles bottes. Et même si on pourrait à première vue croire que c'était une grosse mais alors énoooorme bourde vu que quasi el cataclysme est venu de là, ben je vais vous dire, heureusement que j'ai ma nouvelle mini-skirt, mon nouveau T-shirt et mon nouveau pull, mon nouveau leggin et mes nouvelles bottes pour me rappeler comment la vérité est ailleurs et comment hier c'était le bonheur. Paske sinon je crois qu'y aurait de la cervelle de mouflet partout sur les murs de la ruine. Et y paraîtrait que la cervelle de mouflet, ça tache...
Ouais, today, le tsunami du désespoir mouflique est venu des quelques centimètres de ma nouvelle mini-skirt. Qui eût pu croire qu'un truc aussi rikiki puisse à lui seul causer pareille désolation? Ambiance la princesse au petit pois, il était, ce matin, le mouflet numéro un. Ce matin mon Kiwi il avait décidé que c'était vrément vrément mé alors vréééément cro cro cro inzuste que moi j'aie le droit de mettre une jupe-short-de-fille-court alors que lui il est obligé de mettre toujour-toujour un pantaloooooon-de-garçon-pasyfé-froiiiid. Et comme il était vraiment pas content et que j'avais pas beaucoup d'arguments rationnels à lui proposer (ben c'est vrai, quoi, au fond qu'est-ce que tu veux argumenter? c'est pas juste, c'est clair!), ben y s'est roulé parterre en hurlant pendant une bonne heure.
D'où forcément le Minky était en stress et a d'abord commencé à hurler aussi que son reuf lui cassait les... oreilles (attendez, il a 3 ans, hein, il connaît pas l'autre expression, quand même, on est pas des sauvages!). Et piske c'était vrément vrément cro cro énervaaaaant, il est descendu et s'ets mis en quête frénétique (ça veut dire ouverture/retournement sur le sol de tiroirs et exploration version varape de toutes els étagères de la cuisine) d'un paquet de tiges de choki Kinder qui auraient pu seules trouver le moyen d'apaiser son angoisse.
Manque de chance, il les a pas trouvées tout de suite : la logique mouflique veut, apparemment, qu'on retourne TOUS les tiroirs AVANT de regarder dans celui où on range d'habitude les Kidner et où la petite fée du rangeage des courses l'avait rangé comme d'hab à l'insu de son plein gré...
Manque de chance, il a quand même fini par les trouver et quand j'ai fini par descendre pour laisser le Kiwi finir de gérer sa colère all-by-my-seeeelf, j'ai retrouvé mon Minky assis sur les débris de toute la cuisine PLUS les papiers des 11 tiges de Kinder maxi, la moustache jusqu'aux oreilles et l'oeil de cocker qui préparait déjà sa phrase préférée "paféesspré".
OK. On inspiiiire, on sooooouffle, on aligne ses charkras, on se calme, les passer à la moulinette un par un de ferait qu'ajouter au désordre, donc ffffffff, on se détend.
Bon, au moins lui il est habillé, et il s'est laissé persuader assez facilement que non je préférais qu'il aille pas à l'école avec mon Wonderbra en bandoulière et que ben ouais ben je sais mais n'empêche que même quand tu seras un grand-nadull, mon gars, t'auras pas de seins ni de soutif rienkatoi. Désolée, condoléances sincères et commisérations de rigueur, mais ouais je sais c'est vrément vrément cro cro inzuste...
Sur quoi le Kiwi a fini par descendre, a spotté dessuite les papiers de Kinder et fait un quasi-infarctus en croyant que son frère avait aussi bouffé les siens, puis s'est laissé convaincre de grignotter à la vitesse d'un escargot en fin de vie une tranche de pain grillé avant de boulotter "seulement une-demi-tige de Kinder comme ça le reste je peux le manger cessoir au goûter pis peut-être aussi un autre piti bout après le dîner" (non, ne croyez pas que Kiwi est le mouflet le plus raisonnable et posé du monde, il a juste entrevu en un éclair la possibilité hautement jouissive de faire enrager son frère pendant, oh, les 11 targettes qui restent dans son paquet de Kinders et qui restent pas dans celui du Minky, et ce de préférence 3 fois par jour, pour faire durer le plaisir... ah, tiens, y pleure plus, du coup!)
Il était donc 8h59, on aurait dû être devant la porte de la classe, au lieu de ça j'avais dans ma galère en phase aigüe de mutinerie un mouflet habillé qui pouvait se mettre à tout moment à vomir (ou a diarhéer!) du Kinder partout, et un autre encore en pyj' qui avait toujours pas totalement accepter qu'il allait vraiment devoir mettre un pantalon pour aller à l'école le ventre 1/2 vide pask'il avait boulotté qu'un demi Kinder et trois miettes de toast, sans compter le chti dernier qui ronflait encore les cheveux collés par la bave, les fesses collées dans le caca et les bras collés dans son pull taille 1 mois alors qu'il en a 19 paske son père refuse d'intégrer l'information "arrêt de lui mettre ce pull, j'y arrache la tête avec tous les matins", simple, non, ou c'est moi qu'espike mal?).
Tout s'est terminé devant l'école d'où la nounou avait déserté depuis une bonne demi-heure, tu penses, pas folle, la (taille de) guêpe! à 9h23, heure triomphale où j'ai catapulté mes mouflets dans leur classe en remerciant mentalement Jules Ferry pour l'école publique, gratuite et surtout obli-gatoire!
J'ai envisagé de retourner en ville pour compulser/compenser en achetant pluuuuus de trucs en solde, sauf que je préfère rester sur la vague de luxe, calme et volupté d'hier, regarder MES nouvelles mini-skirts, MES nouveaux T-shirts et Mes nouveaux pulls, MES nouveaux leggins et mes nouvelles PAIRES de bottes, essayer de trouver du tissu pour coudre un joli ptit kilt taille 5 ans pour visualiser le Kiwi se gelant le QQ dedans dans la neige demain et me dire que ouf, ayest, ce matin, c'est fini.
Quelqu'un connaît un magasin qui vend des leggins pour garçon ou a un patron de kilt pour nain? Je prends!
jeudi 7 janvier 2010
Family portrait
Nan paske là, telle que vous ne me voyez pas, je me retiens.
Je me retiens de vous présenter tous mes ptits amours qui sont venu enrichir et illuminer ma vie de joie et de gratitude...
Je me retiens de vous mettre une belle photo de ma grande famille en guise de carte de voeux, où on verrait mes 6 nouvelles mini-jupes, mes 3 nouvelles paires de bottes, mes 2 nouveaux pulls, mes nouveaux T-shirts aussi (5, dont une paire de jumeaux) et mes 3 nouvelles robes, sans oublier la petite écharpe, le petit foulard, et le petit paletot... Rhô, ils sont cro cro mignons, je viens d'aller les voir, tous alignés sur mon lit comme des petits anges... je crois qu'ils se sont endormis, je vais pas les déranger avec le flash, la photo ce sera pour plus tard!
Ah, j'aime, j'adore, je kiffe, ma vie de toute nouvelle maman d'articles soldés à -70%, c'est telllllement gratifiant!
ET vous, pas de nouveaux chiffons dans le placard ni de nouvelle dentelle dans el tiroir, hum, avouez, petits coquins!
mercredi 6 janvier 2010
Imparable
Mmmouais, im-pa-rable!
Surtout que la maîtresse, potentiellement, elle senfout (enfin, j'espère!) de ce que je fais avec le chauffagiste dans la chaufferie...
Et qu'ont été coupées au montage le moment où le spectateur comprend que déjà je m'habille en jupe tous les jours, que je vais pas balader mes mouflets en pyj' devant le chauffagiste, quand même, et que faut bien trouver un moyen de les faire taire pour que ledit chauffagiste puisse entendre sans qu'il soit couvert par des meuglements de mouflets le bruit on ne peut plus suspect que fait ladite chaudière...
Nan, tout ce que tout le bled retiendra de cette histoire, c'est que ma jupe et moi on s'enferme avec le plombier dans une petite pièce sombre pendant que les gosses s'abrutissent devant la télé.
Bon, ben maintenant que ma réputation est faite, j'ai autant aller à la ville faire les soldes et m'acheter un stock complet de minijupettes pour pas la démentir, hein, à y être!
Bon, ben j'vous laisse!
Ah, nan, peupa, c'est mercredi-le-jour-des-nains-en-folie... ça dure combien, déjà, la Belle au Bois Dormant? Nan, j'rigole, vous habitez ici ou quoi? Faut pas écouter les rumeurs, dites!
mercredi 30 décembre 2009
Moi love low-boots...
Pas de l'oeuf mollet (quoique, impossible de les réussir, ils sont toujours soit coques soit durs, grrrr, le casse-tête, quoi! Mais je m'égare...)
Non, le mollet, l'arrière du tibia, la partie entre le cropoplité et la cheville, l'endroit que même au taquet de la mort en sophro si tu veux me réveiller direct tu me dis "détendez vos mollets, vos mollets sont détendus, vos mollets sont flasques, vos mollets sont lourds" et là, coup de boule, cash!
Ouais, ben ouais, rendons à César ce qui lui appartient et (sans rancune aucune, hein) à Pupu ce qui lui appartient aussi, à savoir ses mollets de footballeur. Paske c'est l'évidence même qu'on est jumeaux de mollets. Et des trucs pareils c'est pas des trucs de fille, c'est juste pas possible. Ya eu une coucougne au montage, je vois pas d'autre explication, y m'ont collé les mollets du ptit frère qu'on a jamais eu. Des engins de cette taille c'est fait pour gravir des montagnes par la face nord, monter à l'assaut de l'ennemi, taper dans une ball-ball en short au mois de novembre sous la pluie, certes, mais c'est sûr que c'est pas fait pour se balader en mini-jupe ou un micro-robe et encore moins pour porter des bottes avec.
Frustrée de la botte, je suis, donc, depuis des années, des siècles, même, il semblerait, surtout que chaque saison la botte est le nouvel escarpin et que donc j'ai une tendance de retard, voire plus, surtout depuis que Paris et Sienna portent des bottes fourrées même en été avec leurs maxi-dresses pendant que moi je suis clouée dans mes tongs...
Sauf que maintenant ayest ça va mieux de chez ouf paske la mode pas tendre la plupart du temps avec son interminable revival des 80's a enfin l'extrême bonté de pencher sur ma frustration molletique un regard indulgent et que fleurissent les low-boots dans tous les rayons, y compris ceux des shops où je shoppe, à savoir pas chez QUE chez Manolo (Blanhik) et chez Jimmy (Choo)...
Totale me voilà toute happy-pop quasi tendance joie de vivre, avec une mini-jupe en jean et des low-santiags (ouais, je sais...), une mini-robe en laine et des bottes élastiques (ouais, encore...) et même une micro-robe en mousseline taupe-top et crochet noir, avec des bottines à talons bobines (ouais, je sais, toujours).
Donc telle que vous ne me voyez toujours pas (sauf que plutôt dommage pour vous) je suis amie-amie avec l'arrière de mes tibias, autant dire réconciliée avec mes mollets, voire quasi in love de mes sous-cropoplités... Attendez, les gens, j'ai 15 ans, là, c'est trop d'la baaaaaalle!
Ouah, je crois que je vais continuer la sorcellerie ésotérique, pask'on dirait bien que le cocktail HE/litho/CNV ça envoie du pâté graaaaave!
mardi 29 décembre 2009
Ça m'éneeeerve!
En un mot: yssontroforts! RIEN ne leur échappe.
Les murs, les plafonds, les planchers, les portes, les fenêtres et même les papiers-peints ont des oreilles, et ces oreilles ont des petites voix fluettes et néanmoins très clairement audibles qui répètent TOUT, il faut le savoir, à la maîtresse/tous les copains de classe/tous les parents d'élèves/le docteur/le facteur ET le monsieur des poubelles qui vient fourguer son calendrier perrave et qu'en a pas demandé autant... Donc, avant d'envisager de pondre des mouflets s'il n'est pas déjà trop tard, vérifiez bien que vous n'avez pas de secrets honteux cachés.
Pask'ils ont le chic pour hurler au milieu du rayon déodorants "hey, Daddy, c'est pas ta chanson préférée?" quand ils passent Lara Fabian sur Carrouf FM, ou pour faire "pouet-pouet" dans la queue interminable de la boulangerie du bled en beuglant "hey, Mummy, mais t'as mis tes nouveaux seins en mousse violets que Daddy il aime trop aujourd'hui?"... et le pire c'est que là je vous raconte QUE les plus soft...
Fin bref, je les ai mis au monde avec amour itou itou donc j'assume, hein!
Tout ça pour dire que ça m'apprendra à fredonner même pas fort les chansons qui passent sur les radios de d'jeuns en les conduisant à l'école... paske maintenant qu'ils connaissent tous les paroles de cette merveille de poésie germanique "ça m'éneeeerve, toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss, ça m'éneeeerve, le rouge à lèvres c'est fini, maintenant, c'est le glossss" etc, ben je peux pu de chez pu'u'tout avoir la paix à ma maison.
Encore ce matin : j'ai failli me faire amputer simultanément des deux seins par un mini-genou + un mini-coude appartenant à des mouflets différents, tout en quasi-étouffant sous le bidon du troisième plaqué rageusement sur mon nez alors que je tentais (bienheureuse illusionnée que j'étais) de faire semblant de dormir dans l'espoir qu'ils abandonneraient l'assaut pour aller s'en prendre à leur père (euh, ouais, c'est cruel, mais quand même je préfère). Donc, n'écoutant en moi que la voix de St Thomas (d'Ansembourg, "cessez d'être gentil, soyez vrai", au cas où votre table de chevet serait déserte, cliquez ICI) j'ai appliqué à la lettre les préceptes de la CNV et exprimé mon observation objective de la situation, mon sentiment profond, mon besoin essentiel et ma demande expresse de survivre à l'instant, tout ça condensé en une seule phrase (euh, ouais, en situation de survie on a le droit de condenser-raccourcir-abréger, enfin, disons que je me le prends, le droit, hein, Thom) et donc j'ai hurlé dans mon dernier souffle : "ça m'éneeeerve!".
Ce à quoi le Minky a rétorqué du tac au tac sans même arrêter de me broyer le sein droit "ouais, ben comme le gloss, quoi!"
Euh, on est pas rendus, là, Thomas, quand même, si?
vendredi 25 décembre 2009
Ben quand même, nan?
Joyeux Noël, les gens!
Ah ben attendez, quand même, en plus c'est poil-pile les couleurs du blougue (ce qui ne veut pas dire que si ça avait pas été les bonnes couleurs je vous l'aurais pas souhaité... encore que... mais tfassons, c'est, donc voilà!)
mercredi 16 décembre 2009
Ya des jours comme ça...
Ouais, ya des jours comme ça, où en te repassant le fil de ta journée à l'intérieur de ta tête tu te demandes comment t'as pu en arriver là...
Alors, forcément, pour vous autres pauvres/sacrés veinards de gens qui n'ont pas à se déplacer dans le monde et dans la vie avec une ribambelle de mouflets suspendus à votre cou comme un grelot au cou d'un félin d'appartement, ça va paraître complètement irréaliste. Ben bienvenus dans le paradis infernal de la science-fiction, alors!
Ouais, paske à vous tous qui envisagez de vous reproduire à plus ou moins long terme et dans des proportions plus ou moins raisonnables à un rythme plus ou moins soutenu, sachez qu'à chaque fois que votre choix se portera sur le "plus" plutôt que sur le "moins", vous augmenterez de façon proportionnelle vos chances de vous retrouver comme moi, un soir à 21h24, avec une crotte de nez collée dans le sourcil.
L'histoire ne dit pas, d'ailleurs, si la crotte de nez en question est à vous ou à l'une des 6 autres narines potentiellement capables de vous avoir dégouliné par inadvertance sur le sourcil, mais à vrai dire vous le verrez quand vous aurez pondu, là où on sait vraiment si on est un bon parent qui aime vraiment ses enfants c'est quand on arrête de se poser la question "c'est à qui cette crotte de nez?", on l'aime comme si c'était la sienne, tfassons, piske tout ce que bébéchou produit est forcément merveilleux. Ouais, je sais, là vous vous dites "rôô l'autrè, pa-thé-tique, le boulet!" mais moi je dis rien, et si j'étais vous je m'avancerai pas trop non plus, rendez-vous à plus ou moins court terme, un jour vous y viendrez, oh que si!
Ouiiiii, donc, reprenons nos moutons là où on les avais laissés (ça aussi, vous verrez, avec l'expérience, la capacité à faire 30 trucs en même temps et surtout à avoir une conversation - voir 3 ou 4 - en pointillé sans perdre le fil, non seulement c'est possible mais ça s'apprend, et heureusement je vais vous dire paske sinon j'aurais aucune idée de ce qui se passe dans la vie de mes copines meneuses de revues de mouflets, si on était pas toutes capables de parler en même temps ensemble tout en envoyant balader le 23e calendrier 2010 qui sonne à la porte, le 4e pouffe vendeuse de dégroupage téléphonique qui nous harcèle, en textottant Chouchou pour savoir si y peut passer acheter du porridge en passant devant carrouf' et en empêchant les mouflets de se mourir eux-mêmes ou entre eux...).
Donc, 21h24, crotte de nez non identifiée dans le sourcil. De qui, depuis quand, aucune idée, ya bien que sur "comment" que j'ai une vague opinion, et encore partielle... Je pourrais m'étendre sur les 3984675 moyens qu'a une crotte de nez normalement constituée de se retrouver dans mon sourcil relativement souvent proches d'usines à crottes de nez moufliques, sans compter que oh, folie, j'ai osé poser ma tête sur l'oreiller au bas mot 6h cette nuit, autant dire qu'il est complètement envisageable qu'une recherche ADN identifie la boulette comme une production perso qui aurait échappé à la vigilance de ses proches, dégouliné sur ma joue avant de se tartiner sur mon oreiller ergonomique et de venir finir sa course écrasée comme ce qu'elle est depuis le début dans mon sourcil. Nan, là où j'ai une idée sur la question c'est "comment c'est possible d'avoir passé quoi, plus de QUATORZE heures éveillée sans m'être rendue compte à aucun moment que j'avais une crotte de nez collée dans le sourcil?"
bon, en partant du principe que c'est évidemment complètement pas de ma faute si les centaines de personnes que je connais plus ou moins bien et que j'ai croisées dans la journée sont soit des poules mouillées soit des gros salopards bouffis d'orgueil et de mauvaise foi d'avoir même pas osé me dire à aucun moment "euh, je serais toi j'irai jeter un oeil à mon sourcil droit (ou gauche)", hein, oublions ça, merci les gens, je vous retiens sur ce coup-là, mais je suis pas rancunière, zavez du bol, donc ravie de vous avoir au moins donné de quoi vous poiler un peu.
D’ailleurs le reste n'est pas plus de ma faute non plus mais breeeef: ouais, dans ma vie à moi il est complètement possible, voire quasi obligatoire, de pas avoir ne serait-ce qu'un quart de seconde pour ne serait-ce que vérifier sa tronche dans une glace. Ni dans un rétroviseur king-size de bétaillère à mouflets. Eh ouais. Le rétro y sert à vérifier que t'écrase pas le-nouveau-bébé-de-la-maman-de-Marius en quittant le talus devant l'école paske yavait pu de vrai place quand t'es arrivée rik-rak 20 secondes avant que la maîtresse batte le rappel des troupes, les miroirs de la maison que le Minky a pas encore cassés ils servent de tableau d'affichage pour les 18 millions de dessins de camions et châteaux forts du Kiwi paske ya pu de place sur le frigo tellement la production est prolifique, et tfassons quand bien même t'aurais l'équipement adéquat pour t'admirer la face t'en aurais, 1/pas le temps et surtout 2/ pas envie paske tu serais obligée du coup de voir aussi que ah ben nan t'as pas non plus eu le temps de te coiffer ce matin, ni ptêt hier non plus d'ailleurs, et pis tfassons c'est pu un coup de brosse qui va sauver l'affaire côté cheveux, ce serait plutôt une douche mit masque restructurant, voir un bon coup de tondeuse pour pu avoir du tout à t'en occuper.
Pis aussi la glace te rappellerait que t'as pas retrouvé le haut que le Blini avait planqué (sûrement avec la télécommande du DVD et ta carte bleue, d'ailleurs) et qui pourtant aurait été assorti LUI, à ce que tu portes, et aussi (mais ça c'est une bonne nouvelle!) qu'à force de courir comme ça partout il faudrait en plus que tu t'achètes un nouveau jean paske ceux que tu portes te pendent vraiment au QQ tellement ils sont 2 tailles trop grands...
Nan, l'avantage de pas avoir le temps de vérifier si on a ou pas une crotte de nez dans le sourcil, c'est qu'on a pas non plus le temps de s'inquiéter si ça arrive.
Donc, ouais, ya des jours comme ça.
Mais on s'en remet, hein, faites des mouflets quand même!
Euh, vous espériez pas, quand même, que juste paske le Minky faisait pu caca-couche on allait pu ja-mais parler de crottes, quand même, si? Rôôô ske vous êtes naïfs, sans rire!
vendredi 13 novembre 2009
3h37
Ouais il est bien 3h37 sur le réveil digital qui éclaire la chambre juste assez pour que Chouchou ait pas peur du noir le pauvre biquet, et j'entends très distinctement quelqu'un qui farfouille dans une caisse de Lego le moins discrètement du monde...
Ca veut donc dire qu'il ya dans cette baraque un mouflet qu'a trouvé que c'était une super idée de se lever en pleine nuit pour reconstituer tout un arrondissement de Paname à l'échelle 1/250e entièrement en briques multicolores...
Ca veut donc dire que je vais être obligée de me faire violence dans 5 secondes pour m'extraire du lit dans le froid polaire de la nuit sibérienne (ouais, la chaudière est solidaire des revendications sociales des cheminots, elle est en grève, elle aussi...) pour aller beugler sur la malotru, et qu'en plus je pourrais pas laisser libre cours à mon indignation vu que je vais devoir m'égosiller en sourdine pour pas réveiller ses frangins (du coup je vous cache pas que j'ai un chti doute sur l'efficacité de l'entreprise et que je me demande si ça vaut vraiment la peine de flirter avec la pneumopathie et la grippe A auto-immune pour aucun résultat... il est cap' de se poiler, en plus!)
Ca veut enfin dire que de toute façon que je me lève ou pas j'ai tellement les nerfs en pelote que je vais pas me rendormir et donc que ma Pomme qui s'est couchée à 1h du mat s'est vue royalement accorder 2h37 minutes de sommeil par la tyrannie des mouflets? Nan, ya vraiment des moments où je compatis avec ces gens qui foutent leurs gamins en pension dès la petite section, qui les envoient en colos pour foetus ou qui les foutent carrément au congélateur...
En plus je sais même pas qui c'est... paske ça change tout, qui c'est!
Autant je reconnais la différence du bruit de la caisse de Lego et de la caisse de Duplo, autant là je peux pas vous dire qui est au bout de la mimine qui les gigote dans la caisse...
En même temps je suis pas sûre que le Kiwi oserait se lever en pleine nuit, et je suis pas persuadée qu'il soit dans la capacité physique de ne serait-ce que se réveiller, vu l'état dans lequel il était hier soir au point de quasi nous supplier de le priver de dessert pour aller se pieuter plus vite (il était 18h45!).
A la fois ça vaudrait mieux que ce soit pas lui paske sinon je vais, en plus de me prendre une infection respiratoire rapport au froid, me choper une entorse de cerveau à froid, paske le Kiwi c'est ambiance tout se négocie tout s'argumente, et c'est vrai que là à part débouler en chuchoturlant "nan mais ça va pas bien? T’as vu l'heure? File dans ton lit et que je t'entende pas moufter avant 8h!", j'ai pas vraiment ni envie ni les ressources intellectuelles, là, dessuite, pour élaborer une dissertation thèse-antithèse-synthèse sur le pourquoi du comment des raisons scientifiques et indubitables qui font que c'est la nuit, que moi je veux dormir et que je m'en tape que lui nan paske c'est moi le chef.
‘Fin ça c'est la version simple! Paske en vrai je le sais que si c'est lui - pourvu que ce soit pas lui, Dieu, si tu existes c'est le moment de le prouver, fais que ce soit pas lui! - je vais être obliger de penser ET d'articuler tout ça:
Nan, y fait pas nuit partout en même temps. Oui je sais pourquoi mais je vais pas te l'expliquer là. Paske j'ai pas envie. J’ai pas envie paske je suis fatiguée. Je suis fatiguée paske tu me réveille en pleine nuit. Je sais pas comment on fabrique le soleil. Ni la lune. Oui, il est cré cré loin le soleil. Oui la lune aussi. Nan c'est pas moi qui ai fabriqué ton lit. Oui je sais comment on fabrique un lit. Nan je vais pas t'expliquer ça maintenant paske c'est l'heure de dormir paske c'est la nuit et paske si tu te fous pas au plum dans les 10 secondes il se pourrait bien que tu ailles voir de cré cré près à quoi elle ressemble la lune tellement je vais t'aéropropulser le QQ dans l'espace! Euh, l'espace c'est tout le grand viiiide qui est entre la terre et la lune. Oui c'est vide. Nan ya pas d'air. Nan tu pourras pas respirer dans l'espace. Ben ouais, y se pourrait même que tu meures. Ouais tout le monde meurt. Ouais, le chat de Mamina il est morrrt. Ouais moi aussi un jour je vais mourir (peut-être tout de suite, d'ailleurs, là tu vois j'hésite à peine!). Mais nan, je rigole. Ouais c'est pas drôle, t'as raison, j'aurais pas dû dire ça. Ouais je suis méchante. Ouais, bon, allez, arrête de pleurer là! Ou bien pleure moins fort tu vas réveiller tes frères. Ouais y dorment, eux, paske c'est la NUIT. Ouais Daddy aussi y dort. Ouais le chat aussi. Nan elle est pas morte..................... et encore ça c'est que le début de l'échange philosophique avec le Kiwi si c'est lui... Ambiance "le Cercle de Minuit"... sauf que il est pas minuit, il est 3h37 DU MATIN? Merdeuh!
Si c'est le Minky par contre avec de bons antibios dès demain pour enrayer la bronchite, j'ai plus de chances de survie... paske avec le Minky ça va être vite plié, suffira qu'il me voit (paske le fait est qu'il m'entendra pas arriver, même si je me pointais en stilettos sur le plancher de la salle de jeux, il est sourdingue, ce gosse, faut qu'on consulte!) et que je lui pointe sa piaule du doigt et il va filer sans demander son reste. Je pense pas qu'il ait peur de moi, mais disons qu'il me respecte encore vaguement et qu'il se demande pas ni comment ni pourquoi j'ai reçu mon autorité de droit divin... enfin, pas la nuit, en tous cas. Par contre il a grave les chocottes quand Chouchou lui fait la grosse voix... ah, tiens, suffirait que je réveille Chouchou pour qu'il la lui fasse depuis le lit comme ça personne aurait à se geler!
Ouais sauf que ça ça veut dire réveiller Chouchou à 3h37 et non seulement le mettre aware qu'on a un mouflet noctambule qui farfouille les Lego à c't'heure, mais en plus lui dire que c'est à lui de lui faire peur mit la grosse-voix-qui-rigole-pas. Finalement, je suis pas si sûre que ce soit moins risqué pour ma santé que de me choper une pneumonie...
Quand je vous disais que j'avais AUCUNE chance de me rendormir? Ah!
jeudi 12 novembre 2009
Winter is back
Et ben l'hiver il est là, il est revenu, il est là. Comment je le sais? En plus d'être une super tronche qui sait comme tout le monde qu'après l'été arrive l'hiver (nan, me dites pas qu'il y a l'automne entre les deux, ici l'automne n'existe pas, ici on passe direct de l'été à l'hiver, de 40° à 0°, de ta mère en short ras la moule à la sortie de l'école à ta mère transformée en poisson panné surgelé à la sortie de l'école). Et en plus je le sais, je le sens que là, ayest, c'est l'hiver.
La preuve scientifique, d'ailleurs: là je viens de faire pipi (nan, je fais pas pipi que l'hiver, on se calme, enfin), et donc je me suis lavé les mains (nan, toujours pas, je me lave pas les mains que l'hiver non plus, attendez, quoi!) et c'est LA que j'ai reçu la preuve en pleine tronche (enfin, en pleine main x 2) : l'eau froide du robinet (oui, FROIDE, à 15° à tout péter, j'ai pas exhumé le thermomètre pour mesurer, mais ça doit être ça, à la louche) eh ben l'eau froide, sur mes mains, elle est TIEDE. Donc mes mains sont à moins de 15° grosso merdo.
Bon, ben il semblerait que c'est avec une profonde tristesse que je vous annonce ma mort clinique par hypothermie léthale.
Toutes mes condoléances, hein!
jeudi 5 novembre 2009
Woof-woof
Et il veut pas être un « nadull » non plus, maintenant (alors que son frère oui pour pouvoir conduire une voiture trop vite et être arrêté par la Police et envoyé à la prison des militaires, ne me demandez pas...).
Maintenant le Kiwi a décidé: il veut être un chien.
Et "un vrai".
Ouais paske déjà avant ils avaient des phases où lui et son frère se prenaient pour des chiens (et où moi je me prenais la honte).
Genre quand le Kiwi disait à son amoureuse de 4 ans « allez, steuplé, attache-moi Maîtresse », je vous laisse imaginer la tête de la môman de la jeune princesse.
Ou quand le Minky refusait de sortir de sa classe autrement qu'à 4 pattes en portant son cartable entre les dents et que je devais lui gratter la tête en disant « gentil chien-chien » sinon il refusait d'avancer, je vous laisser visualiser la mine réjouie de l'instit ET de tous les parents d'élèves qui se retenaient tous d'appeler la DDASS.
Déjà là, c'était chaud. Et ça avait quand même duré un bon mois.
Mais là le Kiwi a décidé que sûr de sûr il veut être un chien. Un vrai chien. Paske juste faire semblant d'être un chien "ça compte même pas". Paske (je cite) « être un enfant ça craint et être un nadull c'est trop nul ». OK.
On a bien essayé de lui espiker que les chiens dorment dehors tout seuls dans le noir et le froid. Senfout.
Qu'ils sont tout nus tout le temps alors les baskets qui courent super vite il pouvait oublier. Sentape.
Qu'ils on jamais droit aux bonbons et qu'on les emmène jamais au Mc Do, même pas pour l'anniv de Lola. Métégal.
Que les chiens font pas de fête et n'ont pas de cadeaux, donc que pouvait zaper dessuite la lettre au Père Noël et oublier direct sa liste de potes invités à son anniv qui est sur le frigo depuis le lendemain de l'anniv de l'an dernier. Pagraaave.
Là on est vite arrivés à court d'arguments paske se rouler dans la bouillasse tout à loisir, se baigner dans le lac même en hiver et faire pipi au grand air n'auraient pas été des éléments valables pour le convaincre de pas devenir un iench, au contraire.
Et même la massue finale genre 2000 tonnes de ma plaidoirie, à savoir « moi je préférerais que tu restes mon piti garçon paske j'aime pas dutout-dutout les animaux » (et c'est carrément vrai, moi peux pas saquer les bestioles, aucune, niet, ni à poils ni à écailles et surtout ni à plumes, jamais, never, sauf Philo mais Philo c'est pas un chat c'est mon bébé de namour, mon premier enfant, ma seule et unique fiiiille, donc c'est pas un raison).
Et ben même la perspective de plus être le premier bébé humain de namour de moi, y s'en cogne, le bougre! Com-plet! Y s'en bat les coucougnes au mixer, cet ingrat! Y veut ça, QUE ça, pu de Spiderman, pu de voiture de course, pu d'aéroprt Playmo, pour Noyel. Ben tant mieux, hein, d'un sens, c'est qui qui va faire des économies?
Ah pis attendez, au début y voulait être un caniche, en plus, ya pas pire (enfin sauf les rats de sac à main comme a Paris Hilton).... bon ouf ça c'est passé, maintenant il veut être plutôt un chien berger... mais pas berger allemand paske ça ressemble trop à un loup méchant et les gens vont pas l'aimer. Nan, un berger des Pyrénnées y veut être, carrément!
Alors déjà que faut que je trouve une fée à la con qu'est capable de le changer en clébard (« mé siiii ça esguiste, comme dans Picconioooo »), en plus y m'en faut une qui s'y connaît limite concours de chiens pour que ce soit la bonne variété! Quéqun à une adresse à me filer?
mardi 3 novembre 2009
« C'est trooop fan! »
ET moi yen a être fan de leur façon de parler en ce moment. Sizétaient pas encore au stade de la moufliminitude, je croirais presque qu'ils sont allés lire des Agrippines en cachette tellement c'est du Brétecher comment y causent. Ah, autant pour la bouille c'est du Chouchou tout craché, autant pour la tchatche c'est du youpi Mummy ya pas photo.
Encore ce matin, pendant qu'il était 6h du mat et que Chouchou et moi on faisait genre on a pas remarqué qu'ils détruisent pièce par pièce toute la chambre d'à côté, alors que l'énervement de Chouchou commençait à devenir difficile à igorer et que je ma répétais donc déjà mentalement le numéro de la SPA (Surdité Par Accident) pour le moment imminent où il allait se mettre à beugler que fallait pas exagérer non plus et qu'ils avaient intérêt à se recoucher fissa sinon il allait se lever et ça allait leur faire tout drôle, encore là, on en a entendu une bonne (et ouf paske ça a bien désamorcé Chouchou-la-kalachnikov): « Hey, mon pote, fais gaffe paske sinon tu vas te later le groin! » a dit Minky. Ce à quoi le Kiwi a rétorqué « Yo mec, tu te détends direct paske faut pas pousser Mémé non plus! »...
Du pur Audiard, quasi-presque!
Je les soupçonne un poil de pas savoir esgactement de quoi y causent, mais menfous c'est trooop fan. Ah, j'adore avoir à portée d'oreille une meute de mouflets en pleine mini-adolescence. Si, même à 6 du' en vacances. « Total délire » comme diraient un des djeuns next door. « Hyper classe », comme lui répondrait son bro.
dimanche 25 octobre 2009
Voilà, tout est dit...
Je suis fan!
Comment ça c'est "que" un dessin animé? OK ya pas de keum avec des beaux yeux et des tatoos partout mais sans blague quasi je suis aussi fan que de PB, c'est pour dire jusqu'où ça va se loger! Ouais, pis c'est tellement cruel, j'adoooore!
Allez, régalez-vous!
lundi 19 octobre 2009
Au secours, je suis accro aux OGM!
Paske déjà je suis pas à Accapulco mais en Charente-Maritime (un poil moins glamour, je vous l'accorde, mais on fait un peu ce qu'on peut avec les moyens du bord et les disponibilités limitées en last minute-départ-à-pas-cher). Et en plus et surtout je sirote pas de piñacolada présentement (pineau des Charentes, à la rigueur, ce qui soit dit en passant serait pas forcément une perte d'autant que miam-miam le pineau c'est bon - ceci était un communiqué publicitaire du conseil général de Charente-Maritime) et encore moins au bord de la piscine (même si une piscine yen a une, mais elle appartient à des Rosbif -comme le reste de la baraque, vous me direz, cool, yen a qui suivent!- et est donc à température adaptée à pas leur froisser le thermolactyl -à savoir plutôt ambiance pingouins que dauphins, genre).
Mais bon, disons que jusque là ma santé n'était pas en péril outre-mesure (malgré l'attentat aux poules folles armées perpétuel des Rosbif proprios qui tentent de me faire mourir d'angoisse à chaque fois que j'ose mettre le nez dehors, et la lutte pour la survie de mes bronches qui se joue chaque nuit avec la toux de fumeuse de havane que je me cogne depuis poil pile que je suis arrivée ici et que j'ai osé, ô honte suprême, me détendre le système immunitaire...)
Nan, là où je suis vraiment en danger se joue à un niveau autrement plus inquiétant: je suis devenue ces derniers mois totalement fan et absolument accro aux OGM (Opérations de Grand Ménage... nan, pas les champs de maïs transgénique, José, remballe ta faux).
En ce moment chez moi c'est quasi la maison témoin qui pourrait faire la référence « after » dans « How clean is your house » (la vraie version originale british et carrément plus gore de « c'est du propre »... allez, faites pas les intellos, cette émission où des gens qui vivent dans une porcherie sans nom se retrouvent à la fin avec un petit intérieur coquet et parfumé? ben ça).
En ce moment non seulement je découvre que je possède effectivement un placard rempli d'instruments de formes, couleurs et textures variées suceptibles de faire office d'outils ou de produits de nettoyage, mais en plus je les utilise quasi quotidiennement... je sais, ça effraie, surtout pour ceux qui connaissent mon passif... Et même, pour vous dire à quel point c'est pas une humeur bénigne, l'autre jour avec ma copine Zo on a passé (nan j'ai pas dit « gaspillé », ça ç'aurait été l'ancien Moi!) au bas mot 30 minutes à débattre sur la serpillière idéale et on a même poussé les plaidoiries jusqu'à faire un comparatif FR/GB des habitudes locales en matière de nettoyage de carrelages de cuisine de couleur foncée... du grand art... ou du grand délire, c'est vous qui voyez.
'Fin bref j'étais déjà un peu inquiète de ce tour nouveau que prenait mon existence (genre « vivre pour nettoyer et non plus nettoyer pour vivre »), mais là je me rends compte que je viens de passer sous vos yeux écarquillés d'effroi du côté astiqué/désinfecté/lustré de la force paske ya 5 minutes en ouvrant le placard du salon du gîte pour farfouiller, je me suis dit: « La vache, ya un Dyson, j'aurais pas dû prendre l'option 'ménage de fin de séjour' pour pouvoir l'essayer! » Grave, je sais...
Surtout que 2 minutes après je me suis dit « rhô tant pis, je vais passer un chti coup dessuite quand même juste pour voir comment c'est trop de la balle cet aspi »... Terrifiant, je sais.
Et là j'ai donc carrément coupé la chique en pleine action à Wenworth Miller (alias le canon) et tous ses potes de Prison Break juste pour brancher la bête et me faire la moquette du salon en entendant comme il est silencieux et comme il ne perd pas d'aspiration... Irrécupérable, je vous dit.
Bon, ben José, ressors la faux, finalement, ya pu que ça à faire...
